--- Not a bomb ---

Je ne suis pas une bombe - Caroline Rochet
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Les petits papiers de Caroline Rochet


  Journaliste exaltée à géométrie variable, je travaille pour le magazine Marie Claire.

Mon talent étant assez improbable en matière de mode et de beauté, je signe surtout des
papiers
tendances, culture (musique et livres), société, environnement, et Paris.

Ce site est mon book, mon CV, ma vitrine, mon catalogue, mes mémoires, que dis-je, c'est une péninsule. Il permet la consultation online de mes articles. Il offre donc - avec une générosité admirable, mais un design assez tragique, j'avoue - une source de lecture instructive et néanmoins distrayante à qui n'aurait rien à lire, là tout de suite.

Pour accéder aux papiers, il vous suffit de faire votre choix en haut à droite : ils y sont triés par catégories de sujets (c'est très bien fait). Vous pouvez aussi visualiser leur liste complète, mais je vous préviens, c'est moins pratique. Si vous êtes plutôt du genre à foncer vers l'essentiel comme un foufou, voyez à gauche la sélection best-of (en quelque sorte mes best sellers, sauf que je ne les vends pas, c'est ballot).

Si, pour une raison mystérieuse et inexplicable, vous devenez fan de ces papiers (ou que vous êtes de ma famille), vous pouvez être prévenus chaque fois qu'un nouvel article est mis en ligne, grâce à l'inscription à la newsletter ou au flux RSS. Vous pouvez aussi
m'écrire pour à peu près n'importe quelle raison valable, sympathique ou intelligente. Enfin, si l'envie vous prend de pousser la chansonnette pour vous détendre un peu, un karaoké défile justement en haut de l'écran à cet effet.

Sur ce, bonne lecture, merci d'être passé et permettez-moi de conclure sur ce sage dicton :
qui ne tente rien, ne tente rien.


Mercredi 24 juin 2009
MARIE CLAIRE

Adieu Bling-bling !

Juillet 2009





Fallait s’en douter, avec la crise, on allait faire plus simple, moins tape- à-l’œil. Un retour aux sources qui, du mojito à la déco, s’impose comme la valeur classe 2009. Pour vivre vrai, suivez les nouveaux codes.
Par Elise Gruson-Godet et Caroline Rochet, avec Christine Lerche et Virginie Seguin.







L’AVIS DE L’EXPERT / DOMINIQUE LOREAU
«Vivre avec moins peut être une source de légèreté»
Marie Claire: Pensez-vous que la surconsommation a fait son temps?
Dominique Loreau*: Je ne pense pas que les mentalités changent aussi radicalement. Les gens, malheureu-
sement, n’ont marre ni du bling-bling, ni de la surabondance. Ils sont tout simplement acculés à y renoncer.
Mais s’ils comprennent, par cette période de crise «imposée», que vivre avec moins peut être une source
de légèreté et une nouvelle forme d’esthétique née de la retenue et de la sobriété, la crise aura eu du bon.
Vous dites souvent que trier, c’est laisser plus de place à ce que l’on aime vraiment...
Faire du tri, c’est faire des choix. Fréquenter moins de monde, avoir plus de temps pour tout simplement ne rien faire ou se «poser» afin de prendre conscience de la chance que nous avons de vivre, d’avoir des amis, de la nourriture, un toit... Il ne suffit pas d’avoir des plaisirs, il faut savoir les reconnaître! N’est-ce pas cela le bonheur?
A votre avis, ce phénomène va-t-il durer?
Je ne suis ni voyante ni engagée dans la politique. Je crois plutôt à la conscience personnelle. Plus
que la crise, c’est l’ampleur que la technologie prend dans nos vies qui m’effraie. Que deviendra-t-on lorsqu’on n’aura même plus à aller faire son marché pour se procurer des pommes? L’écolo- gie, ce n’est pas seulement protéger la planète. C’est aussi, et peut-être même surtout, veiller à ne pas perdre notre humanité, nos rêves, notre condition d’êtres infiniment plus intelligents et sensibles qu’un ordinateur ou un robot!
(*) Auteure de «L’art de la simplicité», best-seller mondial remettant en cause la société de consommation (éd. Marabout, 5,90€).



L’AVIS DE L’EXPERT / VINCENT GRÉGOIRE
«On cherche un nouveau zen, plus humain»
Marie Claire: Quoi de neuf côté mode et déco?
Vincent Grégoire*:D’une manière générale, on se tourne vers des tonalités neutres: du beige, du gris... Rien de radical: un canapé orange, un tail- leur rose pétard, c’est joli, c’est marrant, ça «fait du bien»... mais on n’irait pas le mettre chez soi non plus. Il y a une certaine méfiance face à l’excès. On cherche un nouveau zen plus humain, avec une grande qualité.
La tendance est-elle à la non-conso?
Je ne dirais pas cela. Bien sûr, la crise a un impact sur les gens: ils veulent consommer différemment et se posent davantage de questions («D’où cet objet vient-il?» «En ai-je vraiment besoin?», etc.). Même les people se calment sur l’os- tentation. Mais attention: nous restons, quoi qu’il arrive, dans une société de consommation, de consolation...
Mais chez les riches, il y a quand même un ras-le-bol du bling-bling?
Le bling-bling n’est pas parti, il a juste changé de visage. On voit l’émergence de deux tendances: celle du «faux pauvre», minimaliste, neutre, qui retourne aux essentiels chics, aux matières brutes de grande qualité; et celle du dandy surréaliste, qui reste dans l’ostentation mais avec moins d’arrogance, dans un esprit drôle et décalé. Dans l’un comme dans l’autre, il reste de l’excès, de la frime, du show. Il y en aura toujours.
Alors, au fond, la crise change quoi?
A chaque crise, il y a un avant et un après, de nouvelles habitudes, de nouveaux réflexes qui resteront. Economie, écologie, finances: on va de toute façon devoir tout remettre en question, et les gens l’ont compris. C’est une bonne chose!
(*) Directeur du département art de vivre de l’agence de style Nelly Rodi (www.nellyrodi.fr).


On se pschitte à l’eau de source
Chez les parfumeurs, on est tous d’accord: 2009 est l’année du retour en force des eaux fraîches et de la sacro-sainte Cologne! Simple, conviviale, tradi, l’eau sent-bon de nos grands-mères fait un come-back remarqué chez Dior (Escale à Pondichéry), Diptyque et, bien sûr, Prada avec son Infusion d’Iris qui cartonne depuis quelques mois. A adopter aussi: le dernier-né de Zadig & Voltaire, «La Pureté», dont le design est une ode à l’anti-bling-bling.

On se branche nature
Même l’hypissime «Technikart» s’est mis à l’heure du naturel, avec ce numéro spécial distribué lors de la dernière fashion week.


L’AVIS DE L’EXPERT / CLEMENT CHOVIN
«Du régressif plein la pub»
Marie Claire: Comment la crise a transformé la pub?
Clément Chovin*: D’abord par une économie de moyens... En période de crise, les marques évitent les
superproductions à trois millions d’euros tournées à l’autre bout du monde... Les mises en scène sont plus réalistes, on veut de l’humain à l’état brut. Côté discours, on se concentre non sur la marque mais sur son utilité. La Société Générale, par exemple, vient d’opter pour une stratégie rappelant sa fonction «service de proximité»: pour la dernière campagne, on est allé voir de vrais clients, prêts à raconter comment leur
banque les a aidés, et un photographe de reportage les a shootés sans stylisme ni maquillage. Ça change.
Quelles sont les valeurs qui marchent?
En temps de crise, on cherche toujours des valeurs refuges, rassurantes, émotionnelles... Il y a un retour du régressif aussi –on pense au succès de Petit Bateau ou de Bonne Maman. Ces derniers mois, à New York, le secteur qui a le plus grimpé est celui de la petite confiserie et du chocolat! Enfin, bien sûr, tout ce qui est simple cartonne: Pepsi et son modèle «Raw» (brut), au design épuré et à la formule plus nature; American Apparel avec ses modèles basiques et ses pubs «girl next door»... Mais attention, si la publicité a longtemps fait des promesses galvaudées sur le «goût des choses simples» (comme Herta et ses saucisses industrielles sous vide), aujourd’hui le consommateur n’est plus dupe: il attend des faits, des preuves. A nous de les lui donner.
(*) Directeur général adjoint de l’agence Saatchi & Saatchi.


On épure comme Beyoncé
Avant, la diva à paillettes ne sortait jamais sans sa quincaillerie porta-
tive.Et maintenant, fraîche et virginale, miss Knowles a intégré les nouveaux codes fashion. Attention, quelques strass sont restées collées sur ses stilettos...

On invite sans chichis
Déco
Eté 2008 - Concours de vaisselle hype, coupes en cristal et sautoirs de perlouses dorées sur 8km enroulés-jetés sur la table, le salon était sobre comme un sa- pin de Noël américain.
Eté 2009 - Dîner dans la cuisine, sur des sets et dans de la vaisselle en plastique.
Sur la table ou le bar, un bouquet de fleurs du jardin dans un pichet flashy.
Ambiance
Eté 2008 - On accueillait les copains avec Amy Winehouse (grand exemple de so-
briété). Puis, une fois sous vodka-trip, on sautillait sur Rihanna et Beyoncé, dont les tenues et les bijoux braillaient plus fort que leurs choristes.
Eté 2009 - On privilégie des chanteurs «frais»,comme l’adorable Québécoise
Cœur de Pirate puis, une fois la soirée lancée, on balance «Ça m’énerve» d’Helmut Fritz, qui fustige la passion du luxe avec un certain à-propos.
Apéro
Eté 2008 - On ruinait chez le traiteur, parce que c’était trop bon (et qu’on n’avait pas le temps de les faire nous-mêmes). Quant au rosé, on le choisissait à bulles, pour faire plus classe.
Eté 2009 - On oublie les bulles (c’est sur- fait), because vive le vin bio. Et on ne jure plus que par les produits bruts, d’une qualité de psychopathe étoilé: saucisson Conquet, burrata de la Coopérative Ita-
lienne, Mont-d’Or Hervé Mons... Résultat: ça coûte encore plus cher qu’avant, mais «ça fait vivre les petits producteurs».
Dîner
Eté 2008 - On pensait que plus notre plat était compliqué, plus on aurait assuré grave dans un «Vis ma vie» avec le chef Eric Fréchon.
Eté 2009 - On préfère le plat ultra-simple mais bien fait, comme un bœuf-carottes de compèt, autrement plus classieux qu’un plat cosmique nécessitant GPS et dico. D’ailleurs, Michelle Obama a récemment déclaré que les frites étaient son plat préféré.

On refait l’amour!
La crise,un retour aux vraies valeurs? Oui,et au lit
aussi! Depuis la fin de l’année dernière,les Français font plus l’amour (1),les Anglais citent le sexe
comme passe-temps favori (2), et les ventes de préservatifs et de sex-toys cartonnent.Allez hop, on pose tout de suite ce magazine et on suit la tendance.Un plaisir qui ne coûte rien.
1. Sondage Flagrants Délices. 2. Sondage YouGov.


On frime avec une anti-Rolex
«Si à 50 ans,on n’a pas une Rolex,c’est quand même qu’on a raté sa vie.» La phrase de Jacques Séguéla
a fait couler beaucoup d’encre,et l’intéressé lui-même a reconnu «avoir dit une immense connerie».Pas bégueule,le collectif Sauvons les Riches* lui a offert une montre Casio premier prix.Une idée à piquer: son look eighties et anti-bling la rend absolument cultissime.
(*) http://sauvonslesriches.fr.


L’AVIS DE L’EXPERT / ALEXANDRE CAMMAS
«La bouffe revit Mai 1968»
Marie Claire: Le retour aux basiques, une mode française ou générale?
Alexandre Cammas*: Générale! En ce moment, le maître
mot, c’est «frugality». Le monde change, on effectue tous un retour aux sens, au nécessaire, à l’utile. C’est fini l’époque «empire romain» où il fallait douze cuistots pour fabriquer un entremets... Idem pour la cuisine «labo» et les plats si compliqués qu’ils deviennent illisibles dans l’assiette. A Brooklyn, il y a un nouveau mouvement alimentaire très fort, une sorte de Mai 68 de la bouffe: marchés verts, restaurants bio et authentiques...
Qu’en pense le Fooding?
On est ravis! Rendre enfin leurs lettres de noblesse à des produits simples, bruts mais délicieux, c’est justement l’idée de base du Fooding. Il vaut mieux une bonne boîte qu’un mauvais cuisinier, et on teste aussi bien le meilleur chef de Paris que la meilleure pizza à domicile (plat récemment redevenu «noble»). On aime qu’un cuisinier fasse du très bon avec n’importe quelle matière première.
Et chez les grands chefs?
Il existe un mouvement de chefs malins, qui utilisent des ingrédients basiques et «cheap» (comme le chou) afin de pouvoir proposer des plats sublimes et créatifs sans ruiner les
clients. Il n’y a pas que la truffe dans la bonne gastronomie!
(*) Cofondateur du mouvement Fooding (www.lefooding.com).


On paie le juste prix
Payer le prix qu’on estime juste pour un bouquin, un CD, un resto ou une nuit d’hôtel? C’est possible.
Lancé en 2007 par le groupe britannique Radiohead, le concept d’acheter un album sur Internet au prix que l’on veut a fait des petits. Un hôtel (Singapour), des restaurants (Londres, Montréal, Marseille...), un éditeur (Faber & Faber), et même un site de ventes privées (BrandAlley), certains se sont rués sur cet intelligent levier marketing, d’ailleurs rentable: l’offre étant alléchante, elle attire beaucoup plus de clients qu’un prix «normal». Clients qui, plutôt que de profiter de la situation, semblent donner des sommes très correctes. Peut-être parce qu’après des années de grand n’importe quoi, où les prix n’avaient plus aucun sens, on se ré- approprie enfin l’acte d’achat? Jouer en vrai au «Juste prix», ça fait prendre conscience de la valeur des cho-
ses et nous redonne le pouvoir d’acteurs responsables dans le système
économique. A méditer.

Par Caroline Rochet - Publié dans : Société
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Lundi 15 juin 2009
MARIE CLAIRE

Page Buzz

     Juillet 2009



L’actu hype, ça va, ça vient, ça revient.




LA NIGHT DU MOIS : FÊTE DONC COMME CHEZ VOUS !
C'est la tendance lourde que l'on sentait venir depuis quelques temps. Apéros, dîners ou nuits de feu, plutôt que de sortir à tout bout de champs, le fêtard 2009 joue volontiers les Masters of Ceremony à la maison. Pourquoi ? En première ligne, évidemment, l’interdiction de fumer dans les lieux publics, qui a progressivement refroidi les accros à la nicotine. A l'automne dernier, c'est le projet de loi de Roselyne Bachelot - visant à interdire les open-bars - qui a affolé les esprits. Enfin, la crise (encore elle) a sonné l'alarme du porte-monnaie, ambiance "Viens chez moi, le cocktail n'y coûte pas 12 €". D'autant qu'avec le site Awdio*, n'importe qui peut jouer au DJ chez soi, en diffusant gratuitement le son live d'une centaine de concept stores, bars et clubs hype du monde entier. Alors cet été, plutôt que d'aller guincher à la Hulotte de La Tranche-sur-mer, créez votre Baron perso dans la maison de location, c'est tellement plus chic ...
*www.awdio.com


LE IT DU MOIS : ZINZINS DE WEBZINES
Loin de nous l'idée de vous faire préférer les magazines sur Internet à ceux sur papier (et pour cause ...). Mais face au foisonnement des fanzines et autres blogs dits "tendances" qui ne cessent de naître sur la toile, il est parfois difficile de séparer le bon grain de l'ivraie, et le vrai journalisme du n'importe quoi. Vous cherchez des webzines branchés, intelligents, beaux et décapants ? Nos chouchous : Brain (www.brain-magazine.com), riche concentré culturel, propose interviews, news et portfolios d'artistes dans un style délicieux. Vice (www.viceland.com/fr), vétéran du ton décalé, est une pépite explosive et trashy regorgeant de sujets ultra variés. Et enfin, plus féminin, Wow (www.wowmagazine.fr) présente à chaque numéro un thème, avec infos mode, musique et night. Profitez !


L'ANTIBUZZ : OVERDOSE DE SEXTOYS
Depuis que Sex & The City et Sonia Rykiel les ont sortis du placard, les sextoys sont devenus aussi communs que les brosses à dents (ou presque). A Marie Claire, on dit évidemment oui à cette jouissance joliment décomplexée, mais on se lasse un peu d'en voir partout, n'importe comment, et parfois légèrement hors de propos. Le dernier exemple qui nous rend perplexes ? Les SexEatToys de Charlie Nghiem, couverts de table érotiques pour les plaisirs de la bouche. Cuillers à picots, bouchons de bouteilles en forme de godes, verres creux où insérer son pénis, cuillères à salade en forme de spéculum ... Pour manger sexy, "9 semaines et demi" avait fait plus simple et plus excitant, non ?
www.myspace.com/sexeatoys


EN VRAC
- Les bracelets de The Sound Advice Project et Sakurako Shimizu reproduisent la représentation graphique d'une empreinte sonore : vous parlez, ils enregistrent, et hop, le son de votre voix devient un bijou unique. http://sakurakoshimizu.blogspot.com, www.thesoundadviceproject.com
- Selon une étude britannique, 60% des jeunes de 16 à 24 ans préfèreraient se passer de sexe pendant une semaine plutôt que se passer de musique. Ca fait réfléchir.
- Le premier chewing-gum eco-friendly débarque en Angleterre ! Le Chicza Rainforest Gum est bio-dégrédable et ne colle pas au bitume, évitant ainsi les produits polluants pour nettoyer. Reste à savoir s'il est bon.

Par Caroline Rochet - Publié dans : Tendances/Buzz
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Vendredi 5 juin 2009


MARIE CLAIRE.FR


GUSH

Juin 2009


Ils bouclent à peine leur premier album et sont déjà cultes on stage. Pop, rock, funk, mais surtout blindé d'une énergie ahurissante, Gush* est le nouveau groupe à aimer tout de suite. Rencontre avec quatre garçons dans le vent.



Attention, claque musicale en vue. Si vous aimez le rock qui envoie, la pop qui dance, le funk qui wawaw, les textes qui cachent quelque chose et les voix qui jouent avec vos tripes, vous allez être servis. Cousins et frères français, mêlés d'origines suisse, anglaise et vénézuélienne, la famille Gush (alias Xavier, Vincent, Mathieu et Yan) excelle autant dans la démesure scénique - batterie enragée et guitares possédées - que la douceur mélodique - claps des doigts et subtiles vocalises a capella. Ils ont grandi en écoutant les Beatles, AC/DC, les Beastie Boys, Gainsbourg, Dylan, Marley ou Daft Punk, mais ont forgé et ciselé leur propre style : un son bien à eux, pulsant, vrillé et envoûtant. Gush (qui veut dire "jaillissement" en anglais), c'est un trip. Un look et une attitude, aussi. Comme en plus, ils sont assez beaux (et oui, c'est énervant), nous les avons rencontrés après leur show du Café de la Danse, et vous les présentons avant qu'ils n'enflamment Rock en Seine cet été. Profitez-en.


*Pour les écouter : www.myspace.com/wearegush

EPs "Rocking for my children" et "B-sides" disponibles à la Fnac, Virgin, iTunes Store et autres distributeurs.

Prochaines dates : le 1er juillet au Festival Soirs d'été (Paris), le 28 août au Festival Rock en Seine (St Cloud), plusieurs scènes en automne à voir sur leur site.




LEUR NOM, LEUR STYLE

Pourquoi ce nom, "Gush" ?
Il y a différentes lectures, chacun trouve la sienne ... Nous, on les mêle un peu toutes. Parfois ce qui "jaillit" c'est de l'énervement, parfois de l'excitation ... En tous cas, ça sort !

Vous chantez uniquement en anglais ?
Oui, parce qu'on a vraiment du staïle ... ! (rires) La vérité, c'est qu'on est évidemment très influencés par la musique anglophone, qu'on écoute depuis qu'on est tout petits, beaucoup plus que la musique francophone. On s'est donc naturellement dirigés vers ça. L'idée, c'est aussi de toucher un maximum de gens, l'anglais étant le langage universel du moment. Mais on a aussi envie de chanter en français un jour, en espagnol, en hébreu ... Pourquoi pas en latin ! Il y a beaucoup de langues avec une belle sonorité. Mais peut-être que si on n'avait pas commencé en anglais, on ne ferait pas la même musique non plus.

Votre marque de fabrique, c'est de tout faire à quatre : les chants, les instruments, il n'y a pas de rôle défini. Comment ça se gère ?

Ce n'est pas toujours facile, on doit se mettre en place, faire des essais ... Il n'y a pas de leader qui dirige les opérations, donc ça peut parfois devenir compliqué. Mais la plupart du temps, c'est simple : l'un de nous arrive avec une idée, il la joue, puis les autres se greffent dessus et ça se passe très bien. En plus, c'est cool, créatif, ça permet de changer de version en inversant les rôles sur scène, donner différentes interprétations.


LA SCÈNE

Vous allez faire Rock en Seine cet été, avec Oasis, MGMT et Faith No More entre autres. Ca représente quoi pour vous ?

C'est énorme ! Une scène pareille, le public, un vrai son ... En concert, ce qui est bon, c'est quand les gens sont pris par le son, qu'ils dansent, qu'il y a une vraie dynamique dans la salle. On aime le volume, et on aime la scène. On a de très bons souvenirs à la Flèche d'Or, au Café de la Danse, aux premières parties de la chanteuse Rose. C'est encore plus fort quand les gens sont venus et ont payé pour le concert, et non pas une intervention gratos dans un club branchouille à Paris : ils sont là pour bouffer de la musique, prendre ce qu'il y a à prendre, et nous, on donne !

La scène, c’est meilleur que le studio ?
Les deux sont géniaux, c'est indissociable, l'un vit avec l'autre. Il y a des moments magiques en studio qui durent toute la nuit, on joue sans fin, on écoute, on boit du vin, on cherche la bonne prise ... Les live peuvent être magiques aussi, c'est un instant super excitant, immédiat. On a besoin de ces deux univers pour s'épanouir.

Vous avez aussi accompagné Adanowsky* durant sa tournée à l'étranger. C'était comment ?
Super, ça s'est très bien passé. On remercie totalement Adan pour ça. Ca a créé un petit public, on doit bien avoir une trentaine de fans à Santiago du Chili maintenant ... (rires)


* www.myspace.com/adanowsky


LEUR ALBUM

Votre album sort bientôt ?
Il est déjà enregistré, il est prêt, mais pour des questions de mise en place il ne sortira pas avant janvier prochain. On est évidemment super impatients. On aimerait bien en sortir un tous les six mois ! Déjà, on est contents d'avoir signé avec une maison de disques qui nous plaise (NDLR : le label Cinq 7, celui des Naive New Beaters, The Do ...). On avait eu des propositions ailleurs mais on préfèrait prendre notre temps avant de faire confiance à quelqu'un. Là, on a un bon producteur, Loïc Barrouk, et une maison de disques dont le style nous correspond. Bref, on a de la chance.

Et dans cet album, on retrouve des titres déjà connus en singles ou ce ne sont que des nouveautés ?
Ce ne sont que des nouveaux morceaux, à part Favorite Song, et Back Home qu'on a retravaillée de façon plus acoustique.

On y retrouve votre style, ou bien il a évolué ?
C'est toujours sauvageon mais différent, plus brut, plus tribal. Beaucoup de piano, quasiment que des guitares acoustiques, moins d'électriques ... C'est plus nous, en fait. Avant, on sentait quand même bien nos influences diverses dans certains morceaux ; maintenant, on a trouvé un son plus personnel, vraiment nous. C'est plus Gush !

Quand vous composez, ce sont les mots qui viennent en premier, ou la mélodie ?
Il n'y a pas vraiment de règles. Cela dit, c'est plus souvent la musique qui vient en premier, on a un air dans la tête, et on part de là. Mais parfois, on a l'idée d'un texte, et après, on se dit que ce serait bien de le mettre en musique ...

En tant que jeune groupe, vous pensez quoi du téléchargement illégal et du streaming ?
C'est un fait, ça existe, et il ne sert à rien d'aller contre. A l'époque des CD, certains ont aussi râlé parce qu'on pouvait les graver ... Or, les téléchargements, ça permet quand même une certaine diffusion, des buzz. Il faut juste être malin. Les groupes qui sont contre, on pense qu'il faut qu'ils se dépoussièrent : il faut vivre avec son temps. Nous, MySpace nous a aidés, même si ça n'a pas été non plus une explosion. Le clip de "I Just" a été pas mal visionné, ça a créé du buzz ... Peut-être qu'il faut trouver une nouvelle solution pour ce problème de téléchargement illégal : des forfaits, des abonnements, ce serait un début.
 

LES FEMMES, LES CHEVEUX, L'AVENIR

Dans votre présentation, vous dites que vous êtes prêts à "conquérir le monde et faire l’amour à des milliers de femmes". Comment ça se passe de ce côté-là ?

(rires) Pas très bien en fait ! Sur les quatre, on est déjà trois a être en couple ... Du coup, on a changé d'objectif : on préfère faire l'amour à une seule femme, mais bien, très bien, et des milliers de fois !

C'est quoi votre rêve ? Vous vous voyez où dans dix ans ?
Dans dix ans, on aimerait avoir une belle discographie ... C'est difficile aujourd'hui de sortir beaucoup de disques, c'est lent, contrairement à une autre époque où les artistes pouvaient sortir des albums plus souvent. Dans dix ans, on aimerait avoir joué dans tous les villages et patelins du monde, fait une tournée en Afrique, et être dans une belle santé spirituelle, ouverte, pas aigrie, en paix ... Et aussi, avoir réussi à bien vivre ce mode de vie : on voit trop de groupes fatigués par les tournées, abîmés par le temps. Bref, notre rêve, c’est de faire plein d'albums et d’être au top dans nos têtes !

Il y a un vrai phénomène capillaire chez vous. Il faut avoir les cheveux longs, bruns et bizarrement coiffés pour vous écouter ?
C'est en tous cas un critère pour intégrer le groupe, on avait fait cette demande au casting, il n'y avait que des chevelus (rires). C'est un moyen de profiter de notre jeunesse, de notre capital capillaire ... Mais pour nous écouter, pas de restriction : on peut être chauve ou albinos, aucun problème.

Est-ce qu'il y a une question qu'on ne vous a jamais posée en interview et que vous aimeriez qu'on vous pose ?
Quel est l'âge du capitaine ? Ou bien, si la journaliste est une femme, comme toi, oui, il y a bien une question qui nous ferait plaisir ... Par exemple, dans cette salle intime (leur studio d'enregistrement, NDLR), on pourrait nous proposer qu'il se passe quelque chose, un gush sexuel ... ! Non, plus sérieusement, on ne nous a jamais posé de questions sur le sens de la vie, le but de nos existences, un truc un peu loin de la musique. On répondrait qu'il faut travailler sur soi, apprendre à se connaître, vraiment en profondeur ... Et puis aimer et être aimé. Oui, chez les Gush, on aime bien les phrases toutes faites !

Un petit mot de la fin pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Vincent : Gush crush !
Mathieu : Gush touch !
Yan : J'adore les couvs de Marie Claire !
Xavier : Même si on n'est pas là, t'inquiète on sera toujours là !

Et pour vos fans ?
Yan : Viens !
Mathieu : Come to my house !


L'article sur le site web de Marie Claire à lire ici.

Crédits photos :
www.lachambreblanche.com et www.maho-photos.com


Par Caroline Rochet - Publié dans : Musique
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Lundi 25 mai 2009



MARIE CLAIRE


La Nouvelle Night Fever

   Juin 2009





Finies les vieilles boites de nuit et leurs boules à facettes. Happenings créatifs, spectacles décalés, discos écolos ou cosy ... la nuit change de peau. Malgré ma gueule de bois, je vous raconte.
(Photos Fabrice Guyot)


Si pour vous, une boîte de nuit est un sous-sol mal décoré, résonnant de tubes disco ringards ou de techno inaudible, où l'on raque un million de dollars pour siffler une bouteille de mauvais gin entourés de sauterelles prépubères draguées par des vieux beaux, il est temps de ressortir. Car figurez-vous que tels des gremlins après minuit, les boites sont en train de muter. "Après les années Palace, la nuit semblait s'être endormie, formatée ... Mais depuis un an, ça bouge énormément : des lieux ouvrent ou changent de main sans cesse, de nouveaux concepts apparaissent, et les noctambules sont devenus très exigeants, nous poussant à nous dépasser. Ca fait du bien ! " Ainsi parle Cyril Bodin, Dj, rockeur et organisateur de soirées depuis presque 20 ans. Après avoir démarré au Palace, il a fait les belles années de l'Elysée Marboeuf, collaboré avec les rois de la French Touch, et sévit actuellement au Globo(1), qui a repris ses lettres de noblesse grâce à ses soirées « Folk You ». Un avis partagé par Nicolas Ullmann, comédien et incontournable maître des fiestas qui cartonnent(2) : "Cette révolution des nuits ressemble à celle du cinéma lors de la Nouvelle Vague : un jour, on en a eu marre des soirées industrialisées par des businessmen. Des petits artistes ont lancé des concepts moins formatés, plus proches du public, et ça a marché !" Ce que confirme Lionel Bensemoun, pape de la nuit parisienne (Le Baron(3), le Paris Paris, le nouveau Régine(4) ... c'est lui) : "Les gens ont envie d'autre chose que de la simple musique sur une piste de danse, ils nous réclament de l'inédit. Les tendances viennent surtout de Londres et de Berlin, et explosent enfin en France". Les tendances, mais quelles tendances ? A part une piste, quelques banquettes, un bar et un Dj, qu'est-ce qu'on peut bien demander à une discothèque ? Spectaculaire, écolo, plus démocratique et même pantouflarde, découvrez les visages de la nuit 2009.


LA NUIT FAIT SON SHOW
Le vent est d'abord venu de la scène. Retour du rock oblige, les concerts se sont multipliés, réhabilitant ainsi les performances live en boîte de nuit. Puis, sur sa lancée, le "show" a repris ses lettres de noblesse au-delà des simples concerts : danse contemporaine, strips burlesques et spectacles décalés règnent chez Régine, tandis que les soirées du Bonheur des Dames(5) proposent des strips teases masculins. Le tout anti ringard, et avec participation du public. "On sent une envie d'évènements très visuels, et surtout collectifs. Chez Régine, notre styliste Maroussia a mis un vestiaire de costumes et d'accessoires à disposition des clients, pour qu'ils soient en phase avec les animations. Et chez Moune, ce sont les Dj qui se déguisent", explique Lionel Bensemoun. "Avant, je m'ennuyais en soirée, où il n'y avait "que" de la musique et des gens qui venaient draguer - ça ressemblait à des rallyes géants », raconte Nicolas Ullmann, le transformer fou. « Pour vraiment m'amuser et me déguiser, j'étais obligé d'aller dans les boites gays - alors que je suis hétéro ! Mais finalement, les gens ont eu besoin d'une nouvelle énergie, de happenings, d'interactivité, et aujourd'hui, le show s'est généralisé". Exit donc le Paris branché vêtu de sombre, air blasé et coincé à la clef : les nouveaux fêtards se lâchent, et la night est redevenue une diva rigolarde en habit de lumière. Ca fait plaisir.


LA NUIT SAUVE LA PLANÈTE
Autre tendance des nouvelles boites, la vague écolo ! Après avoir envahi nos maisons et nos bureaux, le bio s'attaque aussi à nos nuits. Deux villes européennes ont lancé le mouvement du clubbing vert en 2008 : le Watt(8) à Rotterdam (appuyé du label "Sustainable Dance Club"), et le Surya(9) à Londres, dit aussi "Club 4 Climate". Le principe ? Des nightclubs où l'énergie des danseurs, captée par un dancefloor intelligent, alimente les ampoules - c'est magique, et ça s'appelle la piézo-électricité. Mais on y trouve aussi des boissons (bios ou non) servies dans des gobelets recyclables, une déco en récup' (notamment des baignoires coupées dans la longueur pour donner d'adorables canapés), des toilettes à aspiration d'air (économisant près de 300 litres d'eau par jour) ou à eau de pluie récupérée, des vidéos éducatives sur l'environnement... Et ça marche. Au Surya, on peut notamment croiser ColdPlay, Leonardo di Caprio ou Jade Jagger. Bien sûr, les clubbers y vont d'abord pour la programmation musicale, mais comme l'explique Vera Verkooijen, du Sustainable Dance Club : "Le côté vert est un vrai bonus". Lors de leurs ouvertures, les deux boîtes de nuit ont reçu des coups de fil du monde entier, surtout d’Europe et des Etats-Unis. Et à Paris ? Thierry Reboul, fondateur de Wehaveadream.com, prépare un projet gigantesque, baptisé « Human Power ». Au son des Dj, 70.000 fêtards utiliseront dance-floor piézo-électrique, vélos fixes et même roues de hamster géantes (!) pour produire durant la journée l’énergie nécessaire à un concert géant le soir. Soit 24 heures de teuf verte et totalement déjantée, complétée par des éoliennes et des panneaux solaires. « Aujourd’hui, la fête parfaite ne peut qu’être respectueuse de l’environnement, explique Thierry Reboul. A cette soirée, on pourra claquer de l’énergie en masse sans culpabiliser ! » La même envie d’écologie joyeuse et décomplexée anime le créateur du Surya, Andrew Charalambous, surnommé "Dr Earth". "L'écologie ne doit pas être déprimante, agressive ou prêchi-prêcha ... Pour intéresser les gens, on peut aussi la rendre fun !", proclame cet homme d'affaires britannique, également fondateur de la « Campagne pour le Climat » du parti conservateur. Fun certes, mais altruiste aussi : "La boite produit sa propre énergie avec des éoliennes et des panneaux solaires sur le toit. Comme notre production est supérieure à nos besoins, nous donnons gratuitement l'excès aux maisons voisines". Sympa, le clubbing de demain.


LA NUIT SE DÉMOCRATISE
Troisième caractéristique de la nouvelle nuit, son (relatif) assouplissement. Avant, pour entrer en boîte, il fallait traquer les flyers papier pour être informé des bonne soirées, payer son entrée 20 €, et pleurer pour approcher le carré VIP. Aujourd'hui, tout a changé : avec le web, n'importe qui peut se tenir au courant des nights les plus select, voire copiner avec ses organisateurs. "Internet a révolutionné l'organisation de soirées, créant une communication qui n'était pas possible auparavant. Du coup, ça a aussi fait marcher la concurrence, car plus les gens ont le choix, plus ils sont exigeants : je passe parfois 70 heures par semaine à bosser sur Facebook !" explique Cyril Bodin. Autre évolution qui fait du bien aux fêtards : une entrée en boîte gratuite. Comme on ne paye que ses consommations, on se sent moins floué, et si on change d’avis, on repart rapidement sans avoir l'impression d'avoir gâché ses sous. Quant au fameux carré VIP, il n'existe plus : "Ringardissime !", crient en choeur les rois de la night. Moins snob, la nuit 2009 ? Pas tout à fait : les physios font toujours leur travail, et un bon look ou de bonnes relations aident à rentrer dans les lieux les plus hype. Mais une certaine démocratisation s'est faite : quand un Sean Penn se fait virer du Baron pour mauvaise conduite, un parfait inconnu, bon style et bon esprit, peut y entrer à sa place. Non mais.


LA NUIT EST CASANIÈRE
Dernier trait commun des noctambules 2009, leur côté pantouflard, qui les fait raffoler des clubs ressemblant à ... des appartements ! Au Chacha(6), Julien Labrousse s'est inspiré de son propre logis pour concevoir une boite-resto avec salon de musique, chambre secrète et salle de bains : "J'aime l'idée d'une grande maison où se retrouver, et je pense qu’après une période déco très design, un peu froide, on retourne logiquement à une ambiance cosy". Idée que les créateurs du Derrière(7) ont poussé encore plus loin : dans ce restaurant hypissime, on trouve un petit salon avec rétro-projo, une table de ping-pong, un frigo, une chambre avec dressing (privatisable), et une bibliothèque-fumoir très british dont la porte se cache derrière une armoire normande. Pour parfaire l’illusion « maison », on voit aussi revenir en club l’ambiance familiale : "Le Bonheur des Dames(4), c’est l'annexe de votre appart’ ! Chez nous, les fêtards sont chez eux, avec accueil personnalisé, cadeaux, convivialité, et surtout ... pas beaucoup d'interdits !" rigolent Anne-Sophie Baillet et Boris Kelevra, organisateurs de ces soirées pas comme les autres. Bref, que vous soyez plutôt charentaises, stilettos ou baskets bios, réjouissez-vous : 2009 est définitivement l’année de la bonne teuf.


ENCADRÉ :  BONS PLANS, BONNES ADRESSES

Vous voulez tester ces lieux de folie ? Notre fiche pratique pour vous y retrouver et connaître les programmations, avant de foncer sur le dancefloor. Bonne soirée !
◊ (1) Le Globo : Soirées « Folk You », « Democracy » et concerts inédits, tous les vendredis. 8, Boulevard de Strasbourg (Paris X), rens. www.myspace.com/globoclub et groupe Facebook « Le GLOBO ».
◊ (2) Nicolas Ullmann : cabarocks, kararockés et hommages aux groupes qui ont marqué l’histoire. Rens. www.myspace.com/ullmanncabarock et contact Nicolas Ullmann sur Facebook (à demander en « friend » pour recevoir  tous ses programmes !).
◊ (3) Le Baron : Concerts et Dj sets dans la boite la plus courue de Paris. 6 avenue Marceau (Paris VIII), rens. www.clublebaron.com
◊ (4) Chez Régine : Spectacles et Dj sets variés dans le nouvel écrin de la mythique discothèque. 49 rue de Ponthieu (Paris VIII), rens. www.leregine.com et le groupe Facebook « Le Régine ».
◊ (5) Le Bonheur des Dames : Réservées aux filles entre 21h30 et 23h, puis ouvertes aux garçons, ces soirées offrent buffet, animations et clubbing effréné jusqu’au matin. 40 rue du Colisée (Paris VIII), rens. www.bonheur-des-dames.com et le groupe Facebook « Au Bonheur des Dames ».
◊ (6) Le Chacha Club : Ambiance chic, feutrée et déjantée dans le nouveau lieu incontournable de la capitale. On adore ses Dj, ses idées de soirées et sa déco. 47 rue Berger (Paris I), rens. www.chachaclub.fr et groupe Facebook « Chacha Club Paris ».
◊ (7) Le Derrière : Ici point de dancefloor mais un restaurant délicieux, où l’on étire les heures pour boire un verre version « sweet home », regarder un match dans le salon ou fumer tranquille dans la jolie bibliothèque. 69 rue des Gravilliers (Paris III), tél 01 44 61 91 95.
◊ (8) Le Club Watt : La boite écolo de Rotterdam, labellisée Sustainable Dance Club. A tester lors d’une virée aux Pays Bas ! West - Kruiskade 26-28 (Rotterdam), www.watt-rotterdam.nl  et www.sustainabledanceclub.com.
◊ (9) Le Surya (Club 4 Climate) : La version londonienne des boites écolo, avec bar au rez-de-chaussée et discothèque au sous-sol. Ambiance musicale R’n B et population brassée, anti branchouille (ça repose !). 156 Pentonville Road (à deux pas de la gare Eurostar St Pancrace), www.club4climate.com


Par Caroline Rochet - Publié dans : Tendances/Buzz
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Dimanche 10 mai 2009


MARIE CLAIRE


  A Paris :
Les nouvelles chambres d'hôtes

  Juin 2009




Pour un plan love dans la capitale, osez le B&B.
Photos Fabrice Guyot.



COUP DE COEUR : UN RIAD A MONTMARTRE
Envie de voyager ? Rendez-vous au Sourire de Montmartre, le mini-riad de l'adorable Ilhame. On apérote et petit-déjeune dans la chaleureuse pièce commune, dernier étage de ce triplex à l'orientale, avec ses poutres apparentes et sa cheminée qui flambe. Côté chambres, on voyage en Asie avec la chambre Zen, au Maroc avec la chambre Marrakech (murs en tadelakt et loupiotes "mille et une nuits"), ou dans le temps avec l'antique chambre Joséphine (meubles d'époque et baignoire en fonte au milieu de la pièce), toutes avec salle de bains privatives. Un petit régal.
64 rue du Mont Cenis (18e), 06 64 64 72 86, www.sourire-de-montmartre.com, de 110 à 120 €.


APPARTEMENT DE FOLIE
Pascal et Pascal (ça ne s'invente pas) aiment recevoir. Dans ce charmant et spacieux appartement de deux chambres (jusqu'à 6 personnes) totalement indépendant du leur, on s'installe à la Folie Méricourt dans un décor coloré et tout confort. Balcon fleuri, baignoire, cuisine équipée, on se sent chez soi tout en profitant des conseils avisés des hôtes, qui adorent aider les touristes ou bavarder avec ceux qui occupent les lieux. Ca marche tellement bien qu'ils viennent d'ouvrir deux nouveaux apparts, à République et Oberkampf. Le détail qui tue ? Les confitures maison, mitonnées avec amour par l'un des deux Pascals. Et si on restait un peu ?
20 rue de la Folie Méricourt (11e), 06 62 52 12 05, www.appartements-hotes-folie-paris.com, à partir de 95 €.


UNE PÉNICHE COSY
Pour décrocher vraiment du quotidien, cap sur la jolie péniche qu'Alain et Rita habitent depuis trente ans. Bateau à l'extérieur, véritable petite maison à l'intérieur, leur havre de paix flottant allie confort, accueil chaleureux et dépaysement. En plein coeur de Paris (pont de la Concorde), la chambre située à la proue possède sa propre salle de bains (avec baignoire et ... vue sur l'Assemblée Nationale), et le copieux petit déjeuner se fait dans le salon l'hiver, sur le pont l'été. Unique.
Bateau Pytheas Vivas
, Port des Champs-Elysées (8°), http://pagesperso-orange.fr/chambredhote.paris, 150 €.


POUR UNE OCCASION TRÈS SPÉCIALE ...
Si vous avez des sous et une occasion très spéciale à fêter, on vous recommande chaudement le One By The Five. Entre nid d'amour luxueux et paradis du kitch, cette suite-appartement proposée par l'hôtel le Five offre tous les ingrédients pour une nuit love et ultra hot. Immense lit suspendu dans les airs (avec son plafond "ciel étoilé", son écran plat et ... sa webcam), salles de bains multiples, "piste de danse", patio romantique, kitchenette proposant une "recette de l'amour" (à base de fruits et champagne), éclairages tamisés ... Vous l'aurez compris, malgré le douillet confort du lit géant, vous ne dormirez peut-être pas beaucoup. Mais aurez certainement une pêche de dingue le lendemain.
3 rue Flatters (5e), 01 43 31 52 31, www.onebythefive.com, 960 €



Par Caroline Rochet - Publié dans : I love Paris
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