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Pigiste exaltée à géométrie variable, je travaille principalement pour le magazine Marie Claire.
Mon talent étant assez improbable en matière de mode et de beauté, je signe surtout des papiers société, culture, environnement et Paris .



Ce site est mon book, mon CV, ma vitrine, mon catalogue, mes mémoires, que dis-je, c'est une péninsule. Il permet la consultation online d'une partie de mes articles et même une présentation de mon livre. Il offre donc - avec une générosité admirable - une source de lecture instructive et néanmoins distrayante à qui n'aurait rien à lire, là tout de suite.

Pour accéder aux papiers, il vous suffit de faire votre choix en haut à droite : ils y sont triés par catégories de sujets (c'est très bien fait). Vous pouvez aussi visualiser leur
liste complète, mais je vous préviens, c'est moins pratique. Si vous êtes plutôt du genre à foncer vers l'essentiel (mmh, fougue de la jeunesse), voyez à gauche la sélection du mois (en quelque sorte mes best-sellers, sauf que je ne les vends pas, c'est ballot). Enfin, vous pouvez aller visiter mes lieux de travail grâce à l'encadré merveilleusement illustré, juste ici à droite.

Si, pour une raison mystérieuse et inexplicable, vous devenez fan de ces papiers (ou que vous êtes de ma famille), vous pouvez être prévenus par mail chaque fois qu'un nouvel article est mis en ligne, grâce à l'inscription à la newsletter ou au flux RSS (juste ici à gauche). Vous pouvez aussi
m'écrire pour à peu près n'importe quelle raison valable, sympathique ou intelligente. Enfin, si l'envie vous prend de pousser la chansonnette pour vous détendre un peu, un karaoké défile justement en haut de l'écran à cet effet.

Sur ce, bonne lecture, merci d'être passé et permettez-moi de conclure sur ce sage dicton :
qui ne tente rien, ne tente rien.



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Vendredi 18 juillet 2008



HOLALA

Pub & Environnement : le défi !

Juillet 2008


 

Sus aux publicités foutage de gueule ! Le Grenelle a frappé.

 

La pub a parfois du bon ... et souvent du mauvais (et c'est une ex pubarde qui vous le dit ! Oui, j'ai fait partie du monde de 99 Francs, et oui, j'ai même travaillé pour Total. On peut encore apercevoir de la marée noire sous mes ongles).

Côté environnement, par exemple, c'est parfois un véritable festival : des messages aberrants du type "achetez une voiture, c'est bon pour la planète" (je résume, mais vous voyez l'idée) sont plus ou moins acceptés sur votre petit écran. On rappelle au passage que 99 % des publicités automobiles ne respectent pas la loi concernant l’affichage des consommations de carburant et les émissions de CO2 par les véhicules. De même, n'importe quel fromage, ordinateur ou paire de chaussettes aime à se proclamer hautement écologique, conscients du juteux impact que ce genre de fausses justifications peut avoir sur les braves Français avides de vertitude. Ca s'appelle du "greenwashing", et ça marche tellement bien que le nombre de publicités utilisant l’argument écologique a triplé en l’espace d’une année !

Heureusement, il est bon de savoir que depuis le mois d'avril, des professionnels tentent activement de faire bouger les choses. En effet, suite au Grenelle de l'Environnement, une « charte d’engagement et d’objectifs pour une publicité éco-responsable » a été signée par le secteur professionnel de la publicité, le Ministère de l’écologie l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement Territoire (MEEDAT), ainsi que le secrétariat d’Etat à l’industrie et à la consommation.

Concrètement, cette charte rassemble dans un Conseil Paritaire de la Publicité, des professionnels de la pub et des associations de consommateurs et de protection de l’environnement, pour éviter "la diffusion de messages incitant à des comportements éco-irresponsables" et limiter "les auto-proclamations environnementales". Voire même épingler les spots qui racontent n'importe quoi ("Les OGM, c'est bon pour la santé ! Vive les pesticides en intraveineuse ! Moi, mon secret de beauté, c'est la crème à l'amiante nucléaire !").

Pour l'instant, le travail se met doucement en place. Rendez-vous dans un an pour constater les améliorations ... ou pas ! On espère en tous cas que les véritables efforts verts seront mis en lumière, et les arnaques commercialo-mensongères définitivement rayées des spots, affiches et autres prints dont on nous bombarde quotidiennement. Voire, que l'intelligence créatrice des pubards (car j'en connais qui sont juste des dieux dans leur domaine) donne naissance à de purs joyaux environnement-friendly ... Personnellement, j'imaginerais même à Cannes (remise de prix internationale des meilleurs pubs, symbolisés par des Lions d'or, argent et bronze) un Lion Vert récompensant la meilleure pub vantant un réel produit green ... Avis aux kings de l'advertising !

 

--> Voir l'article sur le site Holala


Visuels : www.photo-libre.fr

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par Caroline Rochet publié dans : Environnement
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Lundi 7 juillet 2008

MARIE CLAIRE


David Lynch en vrai


Août 2008


 

Après le cinéma, la peinture, la photo et la musique, le monstrueux génie d’Hollywood a choisi de se raconter dans un livre. Rencontre et balade dans un cerveau pas comme les autres, surprises comprises.


 







Ce qui est intéressant avec les films de Lynch, c’est que contrairement aux Ch'tits, ils ne font pas l’unanimité. La plupart du temps, leur évocation suffit à provoquer chez les gens moult réactions variées - virulentes de préférence. Certains crient au foutage de gueule (surtout depuis le nébuleux INLAND EMPIRE de l’année dernière), d'autres s'inquiètent gentiment du taux de drogue que le réalisateur doit s’enfiler, des cyniques proposent que ses films soient sponsorisés par l'Institut National du Sommeil, tandis que les inconditionnels - comme l'auteure de ces lignes - tombent brutalement en pâmoison à l'évocation du Maître. Du surréaliste Eraserhead (1976) à l'envoûtant Lost Highway (1997), du torride Mulholland Drive (2001) à la riche exposition artistique de la Fondation Cartier (The Air Is On Fire, 2007), en passant par ses productions musicales (Blue Bob en 2002 et les B.O de ses films), Lynch étonne, dérange, trouble, fascine. Tout en accumulant grands prix d’Avoriaz, Césars, Palme d'Or, nominations aux Oscars et Lion d'Or de la Mostra, toujours muni de son sourire tranquille, sa mèche rebelle et une éternelle clope au bec. Le cinéaste reste d'autant plus déroutant que, amoureux de l’abstraction oblige, il déteste donner des explications à son travail, préférant nous laisser interpréter les choses à notre manière. Force du mystère. Cette fois pourtant, Lynch lève un coin de voile avec Mon histoire vraie(1), entre autobiographie et recueil de pensées. Il y explique la façon dont lui viennent ses idées, sa vision du monde et du cinéma, les bienfaits de la Méditation Transcendantale ou encore pourquoi il aime les Français, Fellini, les pins d’Oregon et la beauté du feu. De cet ouvrage et de notre entretien lors de son passage à Paris, il ressort qu’en vrai, le créateur de Twin Peaks est un homme (presque) normal, certainement pas banal, et surtout jamais là où on l’attendrait. La preuve par cinq.



1 --- David Lynch est un homme heureux
Malgré ce que ses oeuvres hantées de meurtres sanglants, fœtus d’animaux et autres schizophrènes délirants pourraient laisser craindre, le réalisateur de Blue Velvet n'est pas un psychopathe maniaco-dépressif. Il est équilibré, ne se drogue pas (excepté à son propre café(2)) et reste émerveillé par la vie : « Un jeu fantastique, la vie. » Mais alors, pourquoi ces films dark ? « Ce sont des histoires ! Qui reflètent notre monde tel qu’il est, avec des hauts, des bas, des bons et des méchants. On n’a pas besoin d’être dépressif pour écrire ça, ni de commettre un meurtre pour filmer un meurtre … Au contraire : le bien-être protège comme un gilet pare-balles, et rend créatif. » Le réalisateur aurait-il subi une bonne psychanalyse pour arriver à cet état de béatitude ? Même pas. « Une fois, je suis allé voir un psychiatre. Je lui ai demandé : « Pensez-vous que la thérapie soit susceptible d’endommager ma créativité ? » Il a répondu oui. Alors je lui ai serré la main, et j’ai fichu le camp. » Dommage pour le psy, qui a laissé filer le patient de sa carrière. Tant mieux pour nous.


2 --- David Lynch n'est pas Tom Cruise
L’explication de son bonheur, le cinéaste l’étale tant dans son livre que durant notre entretien : c’est la Méditation Transcendantale, technique de relaxation profonde et de développement de la conscience inspirée de l’hindouisme. « Je médite deux fois par jour depuis trente-cinq ans. Cette expérience, unique, amplifie le plaisir de vivre et chasse la négativité. » Il a même créé une fondation(3) pour qu’elle soit enseignée dans les écoles : « La MT aide les enfants à surmonter le stress, fait reculer la violence, et améliore les performances scolaires ». Lynch serait-il à la Méditation Transcendantale, parfois classée comme mouvance sectaire(4), le VRP-people que Tom Cruise est à la scientologie ? « C’est une technique mentale, une forme de méditation antique, pas une secte ! Vous n’avez pas à changer de religion, donner votre argent, vous agenouiller devant un gourou ou renoncer à quoique ce soit. Je serais bien le dernier à vouloir faire ça. Quand les sceptiques s’informent, ils découvrent que leurs craintes étaient infondées, et que des études prouvent l’efficacité de la méthode. Tout ce qu’ils risquent, c’est plus de paix. » Le débat reste ouvert, mais on admet que ce discours est autrement plus supportable que le prosélytisme forcené d’un Cruise au mieux de sa forme. Avec en sus, un effet dans leurs métiers respectifs un poil plus convaincant ...


3 ---David Lynch est poissonnier
Tout fan (ou journaliste) croisant le réalisateur d’Elephant Man a envie de lui demander d’où lui viennent ses idées dérangeantes et poétiques. De ses cauchemards ? D’un shoot d’héro ? D’une nuit sans lune riche en inspirations fantastiques ? Réponse du cinéaste de l’étrange : « Les idées sont comme des poissons. Les petits sont proches de la surface de l’eau, et les gros – plus beaux, plus purs - nagent en profondeur. Plus votre conscience s’élargit, plus vous plongez loin et trouvez de gros poissons. » Vous l’aurez compris, la Méditation Transcendantale a encore frappé. « Moi, j’utilise cette technique pour attraper des poissons-idées de cinéma, mais il existe toutes sortes de poissons-idées : pour le design, l’informatique, le commerce … » On imaginait une muse plus glamour, traversant langoureusement ses rêves. « Je n’ai pratiquement jamais tiré d’idées de mes rêves. Les poissons, pensez aux poissons ! » Un mythe s’écroule. Et dans notre esprit embrouillé, le Captain Igloo danse avec les hindous.


4 --- David Lynch est un authentique rockeur
Dans notre précédent article sur la « Rock’n roll attitude » (Marie Claire N°668), nous aurions pu citer le réalisateur coiffé de sa singulière banane. Fan de blues, de rockabilly et d’Elvis, compositeur et guitariste, truffant ses films de jeunes motards en perfecto et de B.O mythiques (Lou Reed, Bowie …), Lynch admet être un « rock’n roller » amoureux de la musique, mais pas un vrai musicien. Selon nous, il incarne surtout l’esprit rock par son indépendance : « Je tiens avant tout à être libre de faire un film comme je l’entends, de A jusqu’à Z. Si d’autres personnes s’en mêlent, le projet n’est pas cohérent et devient un échec, comme ce fut le cas pour Dune ». Il est également attristé par les formules qui régissent le cinéma aujourd’hui : « Si vous voulez faire quelque chose, faites-le ! Conservez votre propre voix, et cassez les codes ! Il n’y a pas de règles en art ». Philippe Manœuvre applaudirait.


5 --- David Lynch est presque français
Dans son livre, le réalisateur de The cow-boy and the Frenchman(5), officier de la Légion d’Honneur, avoue : « J’adore les Français ». On ne va certainement pas le contredire, mais on aimerait savoir pourquoi. « Paris est réellement la plus belle ville que j’ai jamais vue. Votre gastronomie est incroyable, l’architecture aussi. Tout est spécial, chez vous, très abouti culturellement ... Mais surtout, votre pays respecte merveilleusement les droits des artistes. J’ai eu beaucoup de chance d’être financé par des productions françaises ». Alors, à quand un film tourné à Paris ? « Il faudrait qu’une idée surgisse … » On prie donc pour qu’un poisson bien de chez nous aille nager dans les eaux lynchiennes tout prochainement.



ENCADRÉ :  SON ACTU SANS MYSTÈRES
Contrairement à ce que vous pourriez lire sur le Net, David Lynch ne travaille pas à une suite de Twin Peaks, ni à une adaptation de La Métamorphose de Kafka ou du Lolita de Nabokov (même si ces deux derniers projets lui trottent effectivement dans la tête). Pour l’instant, il se concentre sur sa peinture, de nouvelles photos et sa musique, ainsi qu’un documentaire sur la tournée mondiale qu’il a effectué pour promouvoir la Méditation Transcendantale. Il a également produit (sans intervenir sur la réalisation) le film de sa fille Jennifer Lynch, Surveillance, présenté hors compétition au dernier festival de Cannes. Pour la prochaine réalisation du père, il va falloir attendre un peu. Patience !


(1)    Ed. Sonatines, 19 €
(2)    Dingue de café, il a créé sa propre marque bio et équitable, le David Lynch Signature Cup Coffee.
(3)    Notamment par l’Unadfi, Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu, agréé par le Ministère de l'Éducation.
(4)    Fondation David Lynch pour l’éducation basée sur la conscience et la paix mondiale, http://thelynchfoundation.com.
(5)    Court-métrage, 1988.


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par Caroline Rochet publié dans : Culture
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Lundi 7 juillet 2008

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"Convertie" de Marie d'Auzon


juillet 2008



La religion est belle, l'extrémisme moins : une jeune Française raconte.






"Convertie", c'est l'histoire pas banale d'une jeune banlieusarde française un peu paumée qui découvre avec l'Islam la foi, la vraie, celle qui rend pur, fort et heureux. Envol direct au paradis par les tripes, par surprise et grâce à Allah.

Problème : ceux qu'elle va côtoyer abusent de cette croyance, traînent les femmes dans la boue et bâtissent un minuscule et cruel univers sur les piliers de leur névrose.

Des coups à l'enfermement en passant par des conditions de vie aberrantes, Marie d'Auzon raconte sans pathos ni affectation son étrange et difficile parcours au sein d'une communauté extrémiste au Sénégal, faisant clairement (et c'est là que ce bio-roman est intéressant) la part des choses entre beauté de la religion et perversion de certains de ses officiants. Ce qui, vous l'avouerez volontiers, est un problème souvent rencontré dans les basses cuisines de la foi ... toutes les fois (à la base, il paraît que Dieu n'est pas forcément un salaud, mais hélas, ses porte-paroles ne lui ressemblent pas toujours).

Au final, "Convertie" est un récit brut, sensible et nu qui vous emporte sans vous laisser indemne, tout en vous apprenant plein de choses avec une plume honnête. Et c'est ce qu'on peut attendre d'un bon livre.

"Convertie" de Marie d'Auzon (Editions du Toucan, 11 €).

 

Voir l'article sur le site Holala


 

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par Caroline Rochet publié dans : Culture
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Lundi 30 juin 2008

www.holala.fr

Demolition Party : le récit

Juin 2008

 

People à la pelle, champagne à flot et décadence totale : la soirée du Royal Monceau a largement tenu ses promesses.


 
On attendait beaucoup de cette Partie de Démolition de l'hôtel Royal Monceau dont le buzz ravageait les conversations parisiennes. Des journalistes aux jeunes branchouilles en passant par les éternels addictés à la night, pas un qui n'ait essayé de choper un carton d'invitation, ô combien convoité sésame pour une nuit qui promettait de ne ressembler à aucune autre ... Carton ou pas, beaucoup sont restés sur le carreau, faisant la queue des heures dans la frénésie avant d'abandonner. On attendait 1500 personnes, près de 3000 ont tout de même réussi à entrer. Voilà ce qui attendait ces petits veinards :



- Une conf' de presse au lit :
Un peu longuette mais nécessaire (surtout pour les malins journalistes voulant éviter la queue à 23h), la conférence de presse présentant le futur hôtel - ultra luxe & trendy - s'est faite pour certains (comme votre serviteuse) allongés sur de grands lits moelleux garnis d'oreillers, face à des écrans plats, une coupe de champ' à la main dans une ambiance toute rose. Nous avons un métier difficile.


- Des oeuvres d'art contemporain barrées :
Dans chaque chambre du premier étage, les artistes invités avaient préparé leurs mises en scène. Scène de crime (les beautés assassinées de Philippe Perrin), baignoire qui avance grâce à un moteur de bateau plongé dans une poubelle d'eau (Wang Du), ravages d'une bombe fumigène, éclats de miroir répandus sur tout le sol, photos noir et blanc de people sur fond rose et bulles de savon, verres explosés par des petites masses automatiques (Sudershan Shetty) ... Le tout dans un hôtel déjà taggé, déchiré, décoré, défloré. Jolie mise en bouche pour la suite.



- Des people en cavale :
Personnellement, j'ai croisé de tout à cette soirée mais le plus drôle, c'était la proximité. Un peu comme une nuit bien garnie au Baron, mais en plus spectaculaire, la Demolition m'a permis de trinquer avec Gilles Lellouche (Gilles, je t'aime), me faire taxer une clope par Keziah Jones, rigoler avec Marie Gillain, taxer du feu à Guillaume Canet, me faire "regarder dans les yeux j'ai dit les yeux" par Jude Law (oui, un grand moment, mais bizarrement, aucune demande en mariage n'a suivi), écouter discrètement les histoires de Lou Doillon, dire à John Nollet qu'il était beau, admirer Mélanie Thierry en vrai, croiser Philippe Manoeuvre, Sainclair, Audrey Marnay, approuver les goûts artistiques de Christophe Dechavanne, sourire gaiement à Jack Lang, et surtout me faire tagger la veste en beauté par Jean-Charles de Castelbaljac et ses markers (merci !). On n'a pas vu, en revanche, les annoncés Sharon Stone, Vanessa Paradis et Johnny Depp, et je suis un peu déçue d'avoir raté Sébastien Tellier (mais où se cachait-il ?). On ne peut pas tout avoir.



- Une ambiance mi-colo, mi-fin du monde :
Entre les destructions, l'alcool répandu, les clopes et autres pétards écrasées sur la moquette, les VIP courant joyeusement au coude à coude avec les lambdas dans les couloirs sombres, les démarrages d'incendie, la "permission" de tout pulvériser sur notre passage (pardon aux lustres, dont je garde un pendeloque en souvenir), les cris, les danses et la sensation de vivre un moment unique, l'ambiance de la Demolition se situait directement entre une apocalypse totale et une bonne colonie de vacances à 8 ans et demi. Excitant, hystérisant, phénoménal et affreusement décadent. Bien sûr, il ne fallait pas penser aux gens qui crèvent de faim ou même ceux qui gagnent le smic : pour profiter de cette soirée, il était nécessaire de laisser son cerveau aux vestiaires, et d'être totalement superficialo-égoïsto-con pour une nuit. Et oui. Mais c'est bon.



- Des concerts aberrants :

Oubliez Bercy. A la Demolition, les heureux invités ont pu profiter des musicos dans des salles grandes comme votre chambre. Keziah Jones en duo avec Raphaël, Gossip, Thomas Dutronc, Benjamin de la nouvelle star, Revolver, et plein d'autres qui étaient programmés mais dont je ne sais pas s'ils sont passés puisque je ne les ai pas vus (il fallait bien varier les lieux et je n'ai pas encore le don d'ubiquité). Sur scène ou non, parfois avec juste une guitare, un piano perdu dans une petite chambre, le public sautant sur les matelas, se suspendant aux lustres, explosant les miroirs en rythme avec la musique ou tapant sur l'épaule du chanteur quand il passait à proximité ... Sympa.




La suite de l'article sur Holala.fr




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par Caroline Rochet publié dans : I love Paris
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Vendredi 20 juin 2008


www.holala.fr


Traces du Sacré, une expo barrée


Juin 2008






 

Entre musée de rêve et train fantôme, la dernière expo de Pompidou est un régal.

 

Ici des rires gutturaux (ambiance "Thriller" / Jackson), là des oeuvres de Kandinsky, Munch ou Rothko, le tout dans un itinéraire de salles étrange, tordu comme un labyrinthe conçu par un accro aux acides ... C'est sûr, l'exposition "Traces du Sacré" n'a rien de classique. Et c'est ça qui est bon.

Le thème ? On a vu plus fun, pourtant : Quel est le destin de l'homme ? Quelle place pour la religion ? Quels rapports entre création artistique et spiritualité ? C'est large, philosophique et un peu complexe, de prime abord. On a peur de soupirer de lassitude, perdu entre deux tableaux sanglants de la Passion du Christ et une pépite de l'abstraction discutable, genre monochrome blanc sur fond blanc. Que nenni ! Le Centre Pompidou nous a concocté bien plus fort que ça.

350 oeuvres, 200 artistes, et plus d'un siècle nous entraînent dans un parcours de 24 thèmes. Et autant être prévenu, il y a de quoi devenir fou : les dieux, l'infini, l'invisible, le sacré, la mort, l'ésotérique, le paradis, le sacrifice ... Autant de sujets sulfureux traités par les plus grands, les plus dingues, les plus aventureux, aussi bien en peintures et sculptures qu'en vidéos, assemblages, effets sonores ou tubes lumineux.

(...)


Il est si rare de voir tant d'oeuvres aussi puissantes que variées réunies dans une même expo thématique ! (dit-elle en bondissant d'une joie enfantine, toute excitée sans même avoir pris de drogue). De salle en salle, vous croiserez Man Ray (La Prière, à tomber), Brancusi (l'Oiseau, un classique dont on ne se lasse pas), Mondrian, Chirico (forcément), Friedrich (forcément, bis), Francis Bacon, Duchamp (pas l'urinoir, merci !), Kupka, Picasso (forcément, ter), Victor Brauner, Anish Kapoor, Otto Dix, Emile Nolde, Maurizzio Cattelan (avec son Hitler enfant à genoux), Marcel Janco, Boccioni ... et Kandinsky (soupir énamouré).

Voir l'article en entier sur holala.fr


Max Ernst, La Vierge corrigeant l’Enfant Jésus devant trois témoins : André Breton, Paul Eluard et le peintre, 1926
Huile sur toile - 196 x 130 cm, Museum Ludwig, Cologne
photo : Stadt Köln Rheinisches Bildarchiv, © Adagp, Paris 2008

 

 


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par Caroline Rochet publié dans : Culture
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