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    <title><![CDATA[Les petits papiers de Caroline Rochet (Société)]]></title>
    <link>http://www.carolinerochet.com/categorie-1200864.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Société&quot; du blog &quot;Les petits papiers de Caroline Rochet&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Les petits papiers de Caroline Rochet (Société)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:32:06 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 10 Feb 2012 15:32:06 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.carolinerochet.com</copyright>            <category>Société</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[PROFESSION : BUSINESS MOTHERS, Marie Claire, IX-11]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-profession-business-mothers-marie-claire-ix-11-81765606.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/59/66/08/709_debats_chez_soi.pdf"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/mc/Capture-d-ecran-2011-08-17-a-17.47.32.png" class="CtreTexte" alt=
    "Capture-d-ecran-2011-08-17-a-17.47.32.png" height="412" width="655"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia,palatino;">Un tiers des créateurs d’entreprises sont des femmes, parmi lesquelles un nombre grandissant de jeunes mères. Leurs
    motivations ? Pouvoir enfin mener de front travail et famille ; être sa propre patronne et gérer son emploi du temps</span></strong> <strong><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: georgia,palatino;">à sa guise ; fuir un monde du travail qui ne prend pas en compte les contraintes des mères. La question qui fâche : ces "mompreneurs"
    sont-elles de vraies créatrices d’entreprise ou la version tendance de la mère au foyer ? Reportage</span></strong> <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia,palatino;">et avis
    des experts de la création d’entreprise au féminin.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia,palatino;"><span style="color: #888888;"><em><a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/59/66/08/709_debats_chez_soi.pdf"><span style=
    "text-decoration: underline;">Cliquer ici pour lire l'article en grand</span></a></em></span><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/59/66/08/709_debats_chez_soi.pdf"><img src="http://img.over-blog.com/600x250/0/59/66/08/mc/Capture-d-ecran-2011-08-17-a-17.52.53.png" class="noAlign"
    alt="Capture-d-ecran-2011-08-17-a-17.52.53.png" height="250" width="600"></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Aug 2011 17:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">01b68c64ea4245055774b022b0d55b5c</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-profession-business-mothers-marie-claire-ix-11-81765606-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[UN TOIT POUR LES ORPHELINS INDIENS, Marie Claire, III-11]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-sos-villages-d-enfants-marie-claire-iii-11-67506584.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">Basée sur
    une idée simple mais géniale, l’association SOS Children’s Villages offre aux orphelins du monde entier un foyer, une fratrie, une maman et un départ solide dans la vie. En Inde, l’actrice Maggie
    Gyllenhaal et son mari Peter Saarsgard ont parrainé un nouveau village. Marie Claire était là.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span><img src=
    "http://img.over-blog.com/481x600/0/59/66/08/mc/Image-3.png" class="CtreTexte" alt="Image-3.png" height="600" width="481"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span id="internal-source-marker_0.6521061040872258" style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span><br>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: bold; font-style: italic; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: italic; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">Droits
    de l’homme, lutte contre la faim, protection de l’environnement ... On ne peut évidemment pas hiérarchiser l’intérêt des milliers d’associations humanitaires existant dans le monde. Pourtant,
    chez chacun d’entre nous, certaines résonnent plus fort que d’autres. A Marie Claire, nous avons particulièrement à coeur l’enfance, dans tout ce que qu’elle implique d’amour, d’éducation et
    d’épanouissement social. SOS Children’s Villages est une association mondiale dédiée au suivi de long terme des orphelins et des enfants abandonnés. L’excellente - et singulière - idée ? Quand
    des enfants ne peuvent plus vivre avec leurs parents (décédés ou incapables de les élever), plutôt que d’être placés en orphelinat dans l’attente parfois hypothétique d’une adoption, ils
    grandissent dans une maison “normale” devenant leur foyer, parmi des frères et soeurs biologiques ou adoptifs, auprès d’une “mère SOS” employée par l’association ... et devenant leur “vraie”
    maman à vie. L’ensemble des maisons et familles ainsi composées forment un “village SOS”, soutenu par toute une équipe (directeur, éducateurs, psychologues, services de santé ...). En somme, un
    environnement familial de base auquel chaque enfant de la planète devrait avoir droit.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">En
    octobre dernier, l’association, qui compte déjà plus de 500 villages répartis dans 132 pays, inaugurait son 41ème village en Inde, à Alibaug, au sud de Bombay. Sa particularité ? Il est le
    premier à être entièrement financé par une marque, en l’occurence celle de prêt-à-porter Esprit(1). “Nous avons toujours donné à des ONG. Mais SOS Children’s Villages nous touchant
    particulièrement, nous avons voulu participer à 100% à la création d’un village, depuis la construction jusqu’au suivi des années à venir. J’ai un fils de dix ans, et j’aime ce pays - je suis
    donc particulièrement fier, ému et heureux que nous puissions faire quelque chose pour les orphelins indiens”, explique Ronald van der Vis, président d’Esprit.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">L’actrice
    américaine Maggie Gyllenhaal et son mari, Peter Sarsgaard, sont les heureux parrains de ce nouveau village. Touchés par les milliers de petits Indiens vivant dans la rue, les deux acteurs ont
    accepté de bon coeur de promouvoir l’association : “Nous sommes profondément admiratifs des mères SOS, ces femmes qui choisissent d’adopter 7 ou 8 enfants d’un coup, pour leur offrir l’amour et
    l’équilibre d’un vrai foyer pour la vie ... Nous avons une petite fille de 4 ans, l’aimons et la protégeons de toutes nos forces, et comprenons maintenant plus que jamais ce dont chaque enfant a
    besoin pour construire les bases d’une vie équilibrée. Les habitants du village d’Alibaug nous ont tous émus. Ce parrainage est une expérience inoubliable.”</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">La bonne
    nouvelle ? Quand on n’est ni PDG d’une marque, ni superstar américaine, on peut quand même aider ces enfants, en donnant tout simplement quelques sous à l’association(2). Pour avoir vu un village
    de près et rencontré les responsables, on vous le confirme, ça vaut vraiment le coup de faire un cadeau !</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: italic; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">(1) www.esprit.com/sos, (2)</span> <a href=
    "http://www.sosve.org/"><span style=
    "color: #000099; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: italic; text-decoration: underline; vertical-align: baseline;">www.sosve.org</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <em><span style="font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino;"><strong>Pour écouter mon interview sur le sujet sur France Info, <a href=
    "http://www.france-info.com/chroniques-modes-de-vie-2011-02-18-sos-villages-d-enfants-516532-81-179.html" target="_blank">cliquer ici</a></strong></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000099; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: italic; text-decoration: underline; vertical-align: baseline;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: georgia,palatino; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Feb 2011 16:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">381b616b80225b4f21c0497cdc65d33b</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-sos-villages-d-enfants-marie-claire-iii-11-67506584-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[E-réputation, Marie Claire, II-11]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-e-reputation-marie-claire-ii-11-64474722.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x313/0/59/66/08/mc/Image-7.png" class="CtreTexte" alt="Image 7" height="313" width="500">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/mc/Image-8.png" class="CtreTexte" alt="Image-8.png" height="765" width="654">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/mc/Image-9.png" class="CtreTexte" alt="Image-9.png" height="787" width="646">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/mc/Image-10.png" class="CtreTexte" alt="Image-10.png" height="795" width="672">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 07 Jan 2011 12:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">99a23a82b6fea7a89f5edcaaada3f200</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-e-reputation-marie-claire-ii-11-64474722-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[UNE SEMAINE SANS HIGH-TECH, Marie Claire, XII-10]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-une-semaine-sans-high-tech-marie-claire-xii-10-60550190.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-2-copie-4.png" class="CtreTexte" alt="Image-2-copie-4.png" height="740" width="597">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong>Sept jours sans Internet, mails ni téléphone mobile ? Un pari a priori impossible à gagner pour notre journaliste accro aux nouvelles technologies.
    Cette geekette a pourtant relevé le défi … et légèrement souffert. Récit d'un retour au XX° siècle.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><em>Par Caroline Rochet. Photos Fabrice Guyot</em></span><span style="font-family: Geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong><span style="text-decoration: underline;">LA VEILLE</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">Surmotivée, je prépare mon expérience paranormale tel le sportif de haut niveau abordant les J.O. Message explicatif sur mon répondeur, mail automatique
    d’absence, larmoiements sur Facebook, je respire profondément par le ventre en prévenant mon entourage<span>&nbsp;</span> que je ne serai désormais joignable que sur téléphone fixe. Les réactions
    fusent : incrédulité (mes meilleurs amis), incompréhension (des copains concepteurs de sites web), perplexité (mon mec), hilarité (mes chefs), envie (mon frère surbooké) … et mauvaise foi (ma
    voisine) : «&nbsp;Une semaine sans web ni téléphone portable ? Mais il y a plein de gens qui vivent très bien comme ça !&nbsp;» Vraiment ? Les chiffres disent pourtant le contraire : aujourd'hui
    en France, nous sommes plus de 35&nbsp;millions à utiliser <span style="color: black;">Internet, 15 millions à avoir un profil Facebook, et il existe 61,5</span> millions de comptes de téléphonie
    mobile (dont 7 millions sur smartphone). Pour travailler, échanger, aimer, ces petites bêtes sont devenues essentielles. Surtout quand on a trente ans et qu'on est journaliste ... Rien que d'y
    penser, je sens la panique monter. Et, telle une toxico en pré-sevrage, me mets à checker mes mails toutes les 8 secondes, tripoter frénétiquement mon mini lecteur MP3, inonder de messages les
    profils Facebook de mes amis, tout en promettant solennellement à mon téléphone portable chéri que je l'aimerai toujours. Puis je l’éteins dans un profond soupir. C’est parti pour une semaine
    préhistorique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-3-copie-5.png" class="CtreTexte" alt="Image-3-copie-5.png" height="737" width=
    "593"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong><span style="text-decoration: underline;">VIE PRATIQUE</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">Même si je m’en doutais un peu, cette insoutenable expérience me révèle à quel point je suis devenue une pathétique assistée de la vie, incapable de me
    débrouiller sans mes petits jouets magiques. Du lever au coucher, je me demande successivement comment me réveiller sans l’alarme de mon téléphone (je ne possède pas de réveil-matin, compte sur
    le lever du soleil, et arrive donc en retard au boulot), écouter la radio (la pratiquant plutôt en podcasts, j’ignore quand passe «&nbsp;2000 ans d’Histoire&nbsp;» en vrai), lire la presse (ah
    tiens, «&nbsp;libé.fr&nbsp;» existe aussi en version papier&nbsp;?), acheter de la musique (adieu iTunes, bonjour la Fnac, mais j’ignore comment me procurer un single), aller au sport (vous avez
    déjà couru sans musique&nbsp;?), essayer un nouveau risotto (mon vieux livre de recettes est légèrement moins fourni que les centaines de sites de cuisine du web), retrouver une copine au concert
    des Guns’n Roses («&nbsp;Heu, je serai devant Bercy avec <span style="color: black;">seulement 17 000 personnes, tu</span> me trouveras facilement&nbsp;»), caler une séance de ciné (je redécouvre
    l’existence des programmes dans les quotidiens locaux),<span>&nbsp;</span> prendre un truc marrant en photo (dois-je vraiment emporter un gros Nikon argentique partout avec moi&nbsp;?), prévenir
    que je serai en retard à un rendez-vous (bon, ok, je n’ai pas le choix, et serai donc à l’heure), trouver un itinéraire sans iMap ni GPS (j’avais oublié l’existence des plans de Paris en papier),
    réserver des billets de train (farceuse, j’ai ressorti un Minitel de la cave**), m’occuper en cas d’attente (les mots fléchés, c’est trop bien), obtenir les coordonnées d’une boutique (hein,
    comment ça, le 12 n’existe plus&nbsp;?!), passer un coup de fil urgent quand je suis dans la rue (non, toutes les cabines téléphoniques ne prennent pas la CB, et oui, leur propreté n’est qu’un
    doux rêve), organiser mon emploi du temps (diantre, un vrai agenda à remplir et surtout raturer avec un vrai crayon), et d’une manière générale, survivre sans l’aide de Google pour les centaines
    de questions que je me pose par seconde. De vous à moi, je l’avoue sans honte, je suis totalement perdue. Et surtout épuisée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-4-copie-2.png" class="CtreTexte" alt="Image-4-copie-2.png" height="743" width=
    "590"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong><span style="text-decoration: underline;">AU BOULOT</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">Nous en arrivons à la pièce de résistance. Très honnêtement, je pensais que le plus difficile dans cette expérience web-free se situerait du côté perso. J’avais
    tort. Et sachez-le une bonne fois pour toutes&nbsp;: dans certains métiers, il est aujourd’hui strictement impossible de travailler correctement sans Internet. Vous avez besoin d’envoyer une info
    à 50 personnes&nbsp;? Privé de mail, vous n’avez plus qu’à passer 50 coups de fil - ce qui ne vous prendra qu’une demi-journée. Vous avez besoin de connaître la bio d’un homme politique ? Pas de
    problème, galopez donc à la bibliothèque la plus proche, ou attendez deux jours que son attaché de presse vous envoie l’info par la Poste&nbsp;! Pour ma part, tout ceci est particulièrement
    excitant dans la mesure où je dois cette semaine travailler sur ma page «&nbsp;Web &amp; High Tech&nbsp;» de la rubrique Culture … Cerise (ou plutôt pomme) sur le gâteau, ma semaine infernale
    comprend une conférence de presse sur les cybercriminels, alias les pirates du web (qui m’apparaissent alors comme de fieffés veinards …), ainsi qu’un charmant rendez-vous chez Apple, pour
    «&nbsp;tester les dernières nouveautés iPod&nbsp;». Je manque défaillir de frustration face à ces diaboliques objets de désir, mais m’interdis de les toucher, attirant la sympathie (ou la pitié)
    des attachées de presse. Bonne élève, je rentre écrire mes articles au stylo sur carnet Moleskine. Et redécouvre avec émotion ce qu’on appelle la «&nbsp;crampe de l’écrivain&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong><span style="text-decoration: underline;">MON CHÉRI</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">Avec l’homme qui a la chance (…) de partager ma vie, nous sommes les plus gros consommateurs de SMS et MMS du monde – c’est bien simple, si ceux-ci étaient
    encore payants, Bouygues Telecom érigerait certainement une statue en or à notre effigie. Côté mails, heureusement, nous sommes plus modérés – à peine une centaine par heure. C’est donc tout
    naturellement qu’il a failli sauter par la fenêtre et/ou m’étrangler sauvagement quand je lui ai annoncé la nouvelle de cette semaine off. Pourtant, contre toute attente, nous tenons bon, et
    réussissons même à trouver des avantages à cette épreuve douloureuse&nbsp;: le soir, nous avons mille fois plus de choses à nous raconter qu’avant, et la journée, nos mots doux fleurissent sur de
    nouveaux supports (cartes postales kitchs, miroir de la salle de bains, télégrammes romantiques coûtant un bras et demi* …). Bien sûr, poussé par un humour douteux, cet homme cruel me nargue,
    brâmant joyeusement devant ses news Facebook et envoyant des textos tous azimuts en ricanant. Dans ma grande sagesse, je sais rester stoïque, et jure que la triste fin de son iPhone 4 -
    malencontreusement passé à la machine avec une lessive de draps - n’est qu’une bête erreur. Totalement involontaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-5-copie-3.png" class="CtreTexte" alt="Image-5-copie-3.png" height="734" width=
    "596"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong><span style="text-decoration: underline;">MES AMIS</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">Durant cette improbable semaine dans ma grotte, c’est bien simple, je ne sais plus qui ils sont, ce qu’ils font, où ils sont. Cette expérience de vie
    déconnectée m’apprend sans ménagement une vérité fracassante&nbsp;: mes chers copains ignorent comment appeler un numéro de téléphone ne commençant pas par 06 (les 01 doivent leur faire peur), et
    ne daignent pas me prévenir continuellement de leurs faits et gestes par courrier postal. Sans Facebook, mail ni SMS, mes amis et moi sommes à peu près aussi doués en communication qu’un
    Chewbacca sous LSD. J’apprendrai finalement avec effarement que durant mon «&nbsp;absence&nbsp;», Mathieu s’est cassé le bras, Tiphaine a quitté son chéri puis trouvé un nouveau, Corinne a
    accouché (et bizarrement pas pensé à m’en informer par pigeon voyageur plutôt que par texto), une pub virale pour Tipp-Ex a fait un buzz énorme (apparemment, quiconque ne l’a jamais vue sur
    Youtube mérite la pendaison par la langue), et tout le monde adore un nouveau groupe de rock british dont je ne connais même pas la moindre note. Abattue, je me sens aussi socialement jetlaggée
    qu’un Kounta de Mauritanie parachuté en pleine Silicon Valley. Une amie me propose des anti-dépresseurs. Je lui demande s’ils sont Wifi ou 3G.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><strong><span style="text-decoration: underline;">UNE VIE PLUS ZEN&nbsp;?</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">Une phrase récurrente à l’annonce de mon expérience a été&nbsp;: «&nbsp;Ah, super, tu vas voir, je suis sûre que ça va te déstresser&nbsp;!&nbsp;».
    Hum.&nbsp;Comment dire. Il y a 15 ans, en effet, l’univers tournait sans mails, quasi sans portables, et tout le monde baignait au même rythme dans une vie moins urgente. Mais quand vous êtes
    l’exception, la seule à ne pas être ultra connectée, le stress devient votre pain quotidien&nbsp;: tout est plus compliqué, n’importe quelle mission prend dix fois plus de temps, et cette
    impuissance vous gratifie d’une humeur de chien (je pense avoir plus éreinté mes pauvres collègues au cours de cette semaine que lorsque j’ai arrêté de fumer). Donc non, je ne dirais pas que la
    vie sans connexion est en soi un havre de paix. Mais reconnaissons-le&nbsp;: cette semaine, j’ai dix fois plus bouquiné que d’habitude, réalisé à quel point mes proches étaient esclavagisés par
    leur portable, savouré un week-end au calme, et écrit mes articles dans la quiétude d’une bulle étanche (selon une étude récente, il est impossible pour les Français connectés de rester
    concentrés plus de 12 mn sur leur travail sans être interrompus). J’ai également apprécié de redécouvrir des plaisirs désuets tels que l’odeur d’encre de la presse quotidienne, l’humanité des
    voix au téléphone, ou la beauté des lettres écrites à la main. Mais, surtout, surtout, j’ai découvert que sans les merveilles de la technologie, mes chefs ne pouvaient pas me joindre en dehors du
    bureau. Ahem. Je vais peut-être un peu prolonger mon expérience, finalement …</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><em>* Un télégramme coûte aujourd’hui la modique somme de 15€56, rens. 36 55.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Geneva;"><em>** Le Minitel compte encore deux millions d'utilisateurs en France ! Mais la moitié d’entre eux utilisent ses services via Internet (… cherchez
    l’erreur).</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Nov 2010 14:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1dd4c5a44c9c21931adc2f5dd18b1770</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-une-semaine-sans-high-tech-marie-claire-xii-10-60550190-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[J'AI TOUT PLAQUÉ POUR LE JOB DE MES RÊVES, Marie Claire, VI-10]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-j-ai-tout-plaque-pour-le-job-de-mes-reves-marie-claire-vi-10-49909843.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/500x311/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-19.png" class="noAlign" alt="Image 19" height="323" width="520">
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #008000;"><strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">MARIE CLAIRE</span></span></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 14pt;"><br></span></strong></span>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp; <span style="color: #008000;"><span style="color: #800000;"><em><strong><span style="font-size: 14pt;">J'ai tout plaqué pour le job de mes rêves</span></strong></em><br>
    <br></span> <em><strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span> <em><span style="color: #800000;">Juin 2010</span></em></span></strong></em></span>
  </p>
  <div>
    <br>
    <p>
      <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;"><strong>Elles vivaient de leur boulot et avaient une passion. Un jour, elles ont lâché&nbsp; le premier pour vivre de la seconde, en montant
      leur entreprise au passage. Trop beau pour être vrai ? Rencontre galvanisante avec des wonderwomen comme vous et moi.</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><em>Par Caroline Rochet</em></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span><span style="font-size: 10pt;"><br>
    &nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Chloé, 28 ans, du graphisme à&nbsp;la pâtisserie pin-up</span></strong></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Sa première vie</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Après mes études à&nbsp; Penninghen (École supérieure d'arts graphiques), je suis devenue graphiste et photographe free lance. Affiches, pubs, pochettes de
      disques, j'ai cartonné et croulé sous le boulot sans problème pendant un temps. Puis il y a eu la crise ...</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le déclic</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvée sans boulot pendant trois mois. Un cauchemar pour une hyperactive comme moi, sans compter que je n'avais pas
      mis grand chose de côté et ne savais plus comment payer mon loyer. Quelques mois plus tôt, j'avais voyagé aux Etats Unis, où le cupcake cartonnait. J'avais flashé sur ce gâteau graphique, aux
      possibilités de décoration infinies : une idée en or !</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce qu'elle a osé</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Je travaillais souvent sur mon ordi à&nbsp;l'Hôtel Amour. Un jour, je suis allée voir l'équipe avec quelques tentatives de cupcakes, pour les leur faire goûter.
      Bingo ! Ils m'en ont commandé pour leur brunch, et très vite, d'autres restos du quartier ont suivi. Mon blog a fait le reste. Aujourd'hui, j'ouvre ma boutique, je donne des cours, je prépare
      un livre et une émission de cuisine, et j'ai l'impression de vivre <em>l'american dream</em> !</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>D'où&nbsp; ça vient</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Chez moi, on a toujours adoré&nbsp;cuisiner, c’est dans les gènes. Ave&nbsp; ma mère et ma soeur, on est spécialistes des fêtes avec buffets géants ... Ce qui est
      drôle, c'est que je suis diabétique : du coup, je crée des recettes sans sucre aussi, pour les gens comme moi, mais j'adore régaler les autres avec des douceurs qui me sont interdites. Aussi,
      je n'ai jamais pu avoir de patron : déjà, dans le graphisme, j'étais freelance. Et je me doutais qu'un jour, je serai entrepreneuse.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pourquoi ça a marché</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">En France, la mode du macaron commençait à&nbsp;s'essouffler, et le cupcake était une bonne idée de petit gâteau "bon et joli à&nbsp;la fois". La tendance pin-ups
      était en train de cartonner, et mon style de cuisine vintage, avec look assorti, est arrivé au bon moment. Je cuisine à base d'ingrédients naturels et bios, sans conservateurs ni colorants, ce
      qui est aussi dans l'air du temps. Une psychanalyse qui m'avait mis la tête à l'endroit, des amis avocats ou photographes qui ont donné de leur temps, d’autres qui ont commandé mes premiers
      cupcakes ... Tous ces ingrédients ont permis le succès, assaisonnés d'une sacrée dose de chance.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>La trouille ?</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Je crois que ma première panique, c'était, paradoxalement, d'aller vers ce qui me convenait vraiment ... Sinon, en tant que free lance, je n'avais pas peur de
      monter quelque chose toute seule, bien au contraire.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Son conseil</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">En France, il existe désormais le statut d'auto-entrepreneur*, hyper pratique pour se lancer sans trop risquer sa peau. Je pense qu'il faut oser, mais savoir
      attendre la bonne opportunité. On n'a pas toujours de la chance, et il vaut mieux y aller blindée, solide, avec une bonne dose de créativité pour rebondir.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><em>*Rens. sur <a href="http://www.auto-entrepreneur.fr/" target="_blank">www.auto-entrepreneur.fr</a></em></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><em>Sa boutique-salon de thé : Chloé S., 40 rue Jean-Baptiste Pigalle, à Paris.</em></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><em>Son site : <a href="http://www.cakechloes.com/" target="_blank">www.cakechloes.com</a></em></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    &nbsp;</span><img src="http://img.over-blog.com/390x500/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-20.png" class="CtreTexte" alt="Image-20.png" height="500" width="390"><br>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Emilie, 35 ans, de l'automobile au homewear de luxe</span></strong></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Sa première vie</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Après des études de droit et Sciences Po, que j'ai fait "parce que ça mène à&nbsp; tout", j'ai bossé&nbsp;en marketing et relation client. J'y ai connu la folie
      des start-ups, puis le ronron rassurant d'une grosse boîte française comme Peugeot. Non seulement je bossais comme une folle, mais en plus, sur la fin, je m'ennuyais franchement.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le déclic</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Un jour, ma chef m'a dit : "Dans 15 ans, vous serez à ma place". Ca m'a rendue dingue ! Je n'étais pas du tout en adéquation avec mon environnement, tout y était
      poussif, j'étouffais. J'ai quitté mon boulot et préparé un MBA pour travailler à l'étranger. Je me suis retrouvée directrice des achats d'un gros réseau à Dubaï, d'où je me suis fait virer en 5
      mn après un an et demi de vie luxueuse. De retour en France, seule et au chômage, j'ai compris que c'était le moment ou jamais de prendre un vrai tournant.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce qu'elle a osé</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Passionnée de lingerie depuis toujours, je collectionnais les ensembles (récents ou vintage) par dizaines, et adorais les chemises de nuit de ma grand-mère. Au
      Moyen Orient, j'avais compris qu'il manquait des produits haut de gamme adaptés aux coutumes locales&nbsp;: j'ai eu l'idée de créer une ligne de vêtements d'intérieurs de luxe. Je suis partie
      en Inde rencontrer des fournisseurs. Avec mon mini budget et mes dessins d'amateur, j'avais peur qu'ils me rient au nez&nbsp;! Mais ils ont marché, et tout s'est enchaîné. Formation accélérée
      chez Esmod, montage d'un business plan, production de ma première collection ... et présentation au Salon de la Lingerie en janvier dernier !</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>D'où&nbsp; ça vient</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Ma grand-mère avait fondé&nbsp;sa propre maison de couture en 1960, une marque de prêt-à-porter haut de gamme que j'adorais. Elle m'a transmis cette passion là,
      et je suis heureuse d'avoir repris sa marque pour la faire vivre à mon tour. Je crois aussi que je n'ai jamais aimé avoir de patron : je veux pouvoir gérer mes horaires et mon boulot toute
      seule !</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pourquoi ça a marché</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Tous mes jobs précédents m'ont appris quelque chose qui m’est utile aujourd’hui. Je pense aussi que le succès vient d'une bonne idée, puisque j'ai trouvé une
      niche encore&nbsp; inoccupée. Et puis, j'ai eu la chance d'être aidée : par ma famille, mes copains avocats ou D.A, le réseau ...</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>La trouille ?</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Ca n'a pas toujours été&nbsp;simple, j'ai risqué&nbsp;tout ce que j'avais dans cette histoire folle, et j'avais peur de ne pas avoir assez d'argent pour bien
      démarrer l'affaire. Mais bizarrement, pour ma vie perso, ce n'est pas une épreuve. Même si je compte mes sous au supermarché et que je squatte encore d'un appartement à l'autre, je me sens
      beaucoup plus sereine que quand je conduisais ma Porsche pour acheter des sacs à 5000 € à Dubaï ... Je suis tellement remplie à l'intérieur, que pour le reste, je n'ai besoin que de
      l'essentiel. Aujourd'hui, ma vraie peur, ce serait plutôt de redevenir salariée.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Son conseil</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Je m'étais toujours dit : "Je monterai ma boîte quand je serai mariée", parce que j'imaginais qu'ainsi j'aurais la sécurité nécessaire pour pouvoir me lancer.
      C'était une mauvaise excuse. Non seulement je peux me débrouiller toute seule, mais en plus, je n'aurais jamais pu rencontrer le bon mec pour moi tant que je ne m'étais pas trouvée, moi.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><em>Cynthia Paris, lingerie française extraordinaire,&nbsp; sur <a href="http://www.oneworldlingerie.com/" target=
      "_blank">www.oneworldlingerie.com</a></em></span>
    </p>&nbsp; <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/383x500/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-21.png" class="CtreTexte" alt="Image-21.png" height="500" width=
    "383"></span><span style="font-size: 10pt;"><br>
    &nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><br>
    &nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Julie, 33 ans, de la mode à&nbsp;la charcuterie</span></strong></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Sa première vie</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Après un faux départ en fac de Langues Etrangères, j’ai fait une école de commerce – je voulais un métier «&nbsp;concret&nbsp;» qui corresponde à mon énergie.
      Apprentissage dans une usine de pulls, puis Galeries Lafayettes de Lorient&nbsp;: je me suis très vite dirigée vers la fringue, mais j’avais, déjà, envie de gérer ma propre affaire. Mon chéri
      aussi.&nbsp;Grâce à un apport financier inattendu, on a pu monter un magasin de vêtements. Puis deux, puis trois … Ca a marché pendant 6 ans.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le déclic</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Un jour, on a eu l’opportunité de vendre notre affaire&nbsp;: ça tombait bien, j’avais envie de me poser un peu, prendre le temps de faire un deuxième enfant. Mon
      homme a fait un peu d’immobilier, et je l’aidais pour la gestion. Mais ce métier ne nous épanouissait pas, on savait bien que ce n’était qu’une étape. Quand la crise est arrivée, on a compris
      qu’il était temps de se poser les bonnes questions. Et surtout, de retrouver l’excitation d’un nouveau défi, qui nous corresponde vraiment.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce qu'elle a osé</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Après de longs mois de recherches, notre pécule commençait à&nbsp;fondre, et le moral aussi. La crise n’arrangeait rien. Un jour, on est enfin tombés sur la perle
      rare&nbsp;: une charcuterie artisanale bretonne, avec des produits d’excellente qualité, tout à fait dans l’air du temps et l’esprit qui nous convenait. Entre la fringue et les cochons, il y
      avait un sacré monde … On a plongé quand même&nbsp;!</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pourquoi ça a marché</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">J’ai toujours eu la capacité de «&nbsp;sentir&nbsp;» les choses, anticiper, suivre mon instinct. Et toujours adoré le métier d’entrepreneur. Que ce soit des pulls
      ou du pâté, au fond, peu importe&nbsp;: on se lance dans un secteur, on apprend, on rame, on se perfectionne … Si la rigueur et l’envie sont là, et qu’on tient droit sur ses pattes, on
      avance.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>La trouille ?</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Je sais que c’est étrange, mais non, jamais … Même quand on n’avait pas un sou, même avec les enfants, j’évitais de me poser trop de questions. Le truc qui sauve,
      c’est de ne jamais regarder derrière soi, ni trop loin devant. En y allant étape par étape, gérer une chose à la fois permet de ne pas paniquer, sans se laisser bouffer par le doute. Et puis,
      on était deux, c’est une force.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Son conseil</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Le plus important pour réussir un changement de cap et monter son affaire, c’est la capacité d’adaptation. Il faut accepter de se remettre en question et
      apprendre très vite. Je crois aussi qu’une bonne dose d’optimisme et d’énergie sont utiles … Après, il n’y a plus qu’à écouter son instinct&nbsp;!</span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Sa charcuterie artisanale : www.lelavandier.fr<br></span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <img src="http://img.over-blog.com/372x500/0/59/66/08/Nom-du-dossiernew/Image-22.png" class="CtreTexte" alt="Image 22" height="500" width="372">
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Aline, 50 ans, du mannequinat au foyer pour handicapés ... en passant par l'hélico</span></strong></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Sa première vie</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Entre 17 et 25 ans, parallèlement à&nbsp;des études de droit, j'ai été&nbsp;mannequin pour des pubs, et j'ai eu des petits rôles dans quelques films. J'ai aussi
      posé&nbsp;pour les romans photos de Nous Deux ! Ce métier me plaisait, même si je savais bien qu'il serait de courte durée.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le déclic</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Il y en a eu deux, puisque j'ai eu trois "vies". Le premier, c'est quand mon mari (de l’époque) m'a demandé d'arrêter de travailler. Je m'ennuyais à mourir à la
      maison, et voyais passer les hélicos de l'aéroport de Marseille, tout proche. J'ai voulu prendre des cours de pilotage, et j'ai tellement aimé ça que j'ai fini par devenir pilote professionnel,
      et monter ma société d'écoles de pilotage à travers le monde&nbsp;! Le deuxième déclic, des années plus tard, a eu lieu quand j'ai cherché un foyer pour handicapés mentaux pour mon frère : il
      n'en existait aucun dans la région, et de nombreuses personnes en avaient besoin. J'ai décidé d'en créer un.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce qu'elle a osé</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Quand je me suis pointée aux cours de pilotage avec mon look Bardot, bien sûr, les gars de l'armée ne m'ont pas prise au sérieux ! Mais ma détermination les a
      bluffés. Pour le foyer, ça a été&nbsp;une autre paire de manches, mais le même accueil : au Conseil Général de la région, ils ne pensaient pas que mon projet était sérieux. Mais j’ai tenu bon.
      Après des années d’enquête et de galère, mon foyer a enfin fini par voir le jour.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>D'où&nbsp; ça vient</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Pour l'hélico, ça n'a pas vraiment été&nbsp;une surprise : je n'avais jamais volé, mais j'étais déjà passionnée par les machines. Je faisais beaucoup de moto,
      conduisais des voitures de sport, me défoulais sur des parcours aux 24h du Mans ... Pour le foyer, c’est venu du besoin de voir mon frère vivre dans une structure adaptée, tout
      simplement.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pourquoi ça a marché</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Dans le cas du foyer, ça a marché&nbsp;parce qu'il manquait effectivement un foyer pour adultes handicapés mentaux dans la zone où&nbsp;je vivais, et qu'il y
      avait quelque chose à&nbsp;faire, des gens motivés, un réel besoin. L'hélico, c'est plus une question de passion : j'étais tellement accro et déterminée que je ne pouvais qu'y arriver. Bien
      sûr, j'avais alors la chance d'avoir les moyens pour le faire.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>La trouille ?</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">Pas vraiment. Quand on est passionnée, on a toujours des ailes. Et d'une manière générale, ce sont les circonstances de la vie qui ont mis ces changements de cap
      sur mon chemin. J'avais juste à les attraper.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Son conseil</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;">La vie est une succession de découvertes, de circonstances et de rencontres. Si l'on est attentif à ce qui se passe autour de nous, on peut saisir des
      inspirations et s'en nourrir. Je crois aussi au pouvoir de la détermination : quand on refuse de baisser les bras, qu'on s'accroche vraiment, ça finit forcément par mener quelque part.</span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><em><a href="http://www.alinepauchard.com/" target="_blank">www.alinepauchard.com</a></em></span>
    </p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 May 2010 11:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c96d5a792d734f14d9f9b1f0234baf3e</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-j-ai-tout-plaque-pour-le-job-de-mes-reves-marie-claire-vi-10-49909843-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LE JOUR Où J'AI ARRÊTÉ DE FUMER, marieclaire.fr, XII-09]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-le-jour-ou-j-ai-arrete-de-fumer-marieclaire-fr-xii-09-42291172.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="color: #ac1576;"><b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #cc0000;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/7d9cfe20202296_2.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "7d9cfe20202296_2.jpg" height="224" width="214"><span style="color: #808000;">MARIECLAIRE.FR</span></span></span></b></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #808000;"><b><span style="font-size: 14pt;"><br></span></b></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #cc0000;"><em><b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #808000;">Le jour où j'ai (enfin) arrêté de fumer<br>
    <br></span> <em><span style="color: #808000;">Décembre 2009</span><br></em></span></b></em></span><br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <div style="margin: 1ex;">
      <div>
        <p align="center">
          &nbsp;
        </p>&nbsp;<br>
        &nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.marieclaire.fr/,cigarettes-jour-ou-j-ai-enfin-arrete-de-fumer,20254,39589.asp" target="_blank"><span style=
          "font-family: Geneva;"><em>Cliquer ici pour lire l'article directement sur le site.</em></span></a></span> <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;"><b><br></b></span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;"><b><br></b></span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;"><b>Augmentation drastique du prix du paquet, bonnes résolutions du Nouvel An, ras-le-bol des pauses sous la neige … En janvier, on a
          souvent envie de dire adieu à la clope. Oui, mais si c’était facile, ça se saurait. Pourtant, chaque jour, 2000 Français arrêtent de fumer*. Comment font-ils&nbsp;? Pour le savoir, nous
          sommes allés les interroger. Leurs secrets fumeux.</b></span>
        </p>
        <p align="justify">
          &nbsp;
        </p>
        <p align="justify">
          &nbsp;
        </p>
        <p align="justify">
          &nbsp;
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">ADIEU MON EX</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Ancienne fumeuse, j'avais repris la clope au contact de mon ex, grand fumeur devant l'Eternel. Après la rupture, je me suis dit que
          j'avais déjà perdu trois années de ma vie à cause de ce taré ... Je n'allais pas non plus me coller un cancer des poumons à cause de lui !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Corine, 37 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">LE POUCE DE MA FILLE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Cet été, j'ai dit à ma fille de 7 ans qu'étant désormais une grande fille, elle devait arrêter de sucer son pouce. Du tac au tac, elle
          m'a répondu : "D'accord, mais toi, tu arrêtes de fumer." Je lui ai dit oui sans trop réfléchir. Le soir même, elle se collait un sparadrap sur le pouce et cessait définitivement son
          «&nbsp;addiction&nbsp;». J'étais coincé, et devais mettre fin à la mienne ... Elle m'a bien eu !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Grégoire, 42 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">LE FROID OU LA CABINE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Grande clubbeuse, j'ai arrêté&nbsp;la cigarette peu après l'interdiction de fumer dans les lieux publics de janvier 2008 : quand j'ai du
          choisir entre sortir fumer sous la neige en robette, ou m'enfermer dans un bocal sordide et irrespirable avec d'autres tarés de la nicotine, la clope a soudain eu beaucoup moins de charme à
          mes yeux ...</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Rose, 22 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">NOUVEL APPART</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">L'appartement de mes rêves venait tout juste de se libérer. Hélas, son loyer coûtait 200 €&nbsp;de plus que celui de mon appart actuel,
          impossible pour moi d'assurer ce tarif. Pour rigoler, ma soeur m'a dit : "200 €, c'est pile ce que tu dépenses en tabac tous les mois, arrête de fumer et tu l'auras, ton super appart !". Ca
          a fait clic dans ma tête. J'ai écrasé ma clope, appelé l'agence immobilière, et aujourd'hui, non seulement j'adore mon chez-moi, mais en plus, il sent bon ... !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Anna, 28 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">PREUVES D'AMOUR</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai arrêté&nbsp;par amour et ça a marché. J'ai décidé&nbsp;de convertir le budget cigarettes en cadeaux pour ma future femme et ce fut
          la meilleure des motivations. Quinze ans plus tard, nous sommes toujours heureux et je n'ai pas repiqué&nbsp; !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Nicolas, 38 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">UNE AUTRE ALLURE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Il faisait très beau, j'étais dans le Marais, à&nbsp;la terrasse d'un restaurant. Devant moi, deux filles. L'une fumait, l'autre pas. Je
          regardais la fumeuse avec envie en me disant que sa cigarette lui donne de l'allure. Je lui en voulais aussi un peu&nbsp; de fumer aussi librement alors que moi je venais d'arrêter. Et puis
          j'ai regardé l'autre, qui ne fumait pas, et là, déclic : elle avait l'air aussi sympa que sa copine, et affichait autant d'allure, mais ... sans clope. Depuis, je suis cette fille classe,
          sans cigarette à la main.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Daniela 40 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">LA TROUILLE, TOUT BÊTEMENT</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai posé&nbsp;mon paquet le jour où&nbsp;mon père m'a dit qu'il avait un cancer de la vessie (le cancer du fumeur chez l'homme). C'était
          il y a dix ans.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Catherine 38 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">MINUTE PAR MINUTE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Un beau matin, je me suis dit : "Et si tu n'allumais pas celle là"?. A midi : "Génial, tu as tenu jusqu'à&nbsp;midi, pas cap' de tenir
          jusqu'à&nbsp; 17h ?". Et ainsi de suite jusqu'au soir. Le lendemain matin, j'étais tellement fière d'avoir tenu un jour sans clope que j'ai essayé de tenir un jour de plus. Et ainsi de
          suite. Ca fait six ans que ça dure... Bizarrement, a m'a ouvert un "champ des possibles". Car l'année d'après, je me suis occupée de mes kilos en trop, avec exactement la même technique.
          J'ai perdu 25 kg en six mois. Pour l'instant, touchons du bois, je ne les ai pas repris ... et je n'ai jamais repris la clope !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Claude, 35 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">ESCALIER GLAUQUE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Un jour, j'ai taxé&nbsp; une clope à&nbsp;une collègue, pas de ma marque habituelle. J'ai dû&nbsp; la fumer dans l'escalier de secours de
          notre société, le repaire sacré des fumeurs, et surtout ... l'endroit le plus glauque de l'immeuble. La cigarette était immonde, l'escalier aussi. Mon esprit a associé les deux, et ça m'a
          dégouté. Comme quoi, parfois, les choses se goupillent bien.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Bruno, 30 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">TRAITEMENT ANTI-PALU</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Pour le boulot, j'ai dû&nbsp;partir au Sénégal, et donc, prendre le traitement anti-palu. Mauvaise nouvelle : j'ai eu droit aux effets
          secondaires, avec grosse anxiété&nbsp;et crises d'angoisse. Bonne nouvelle : j'étais tellement stressée qu'à l'aéroport j'ai décidé d'arrêter de fumer. Je venais pourtant d'acheter mes deux
          cartouches règlementaires ... ! Je crois que ça a été une aide et une sécurité de pouvoir arrêter de fumer en ayant plein de paquets sous le coude au cas où ! Mais je n'ai jamais, jamais
          replongé.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Flora, 35 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">UN LIVRE MAGIQUE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Après 15 ans à&nbsp; un paquet par jour, et trois fausses tentatives d'arrêt, je me suis senti prêt&nbsp;à&nbsp;arrêter pour de bon, en
          même temps que ma copine. On a donc acheté le bouquin d'Allen Carr(1), dont on avait beaucoup entendu parler, et pouf ! une semaine plus tard on arrêtait pile en même temps. C'était il y a
          6 ans, et je n'ai plus jamais fumé de clopes depuis. Le pire dans tout ça, c'est que ça a été tellement facile que je me demande pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt, tant je trouve ça
          ridicule maintenant. Et je n'arrive plus à me souvenir de moi fumeur...</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">François, 38 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">MERCI MON MEC</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Mon nouveau chéri ne fume pas. Il a arrêté&nbsp;il y a dix ans. En sa présence, mes clopes n'avaient pas le même goût qu'en présence de
          mes copains fumeurs. Fumer seule, ça gâche le plaisir ... J’ai arrêté rapidement.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Céline, 42 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">UN CHEF DUBITATIF</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Un jour, j'ai décidé&nbsp; d'arrêter de fumer pour un paquet de bonnes raisons - les mêmes que tout le monde, certainement. Quand je l'ai
          annoncé au bureau, toute fière, mon chef m'a regardée avec dédain et a balancé : "Pff, tu tiendras jamais". Je ne l'aimais déjà pas beaucoup, mais là, j'ai trouvé ça tellement méchant que
          je me suis dit : "Et ben toi, tu vas voir ce que tu vas voir ..." Résultat, grâce à lui, je n'ai jamais retouché à une clope&nbsp;!</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Valérie, 39 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">DIMANCHE MATIN</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">C'était un dimanche matin. En voyant la tête des gens qui attendaient, angoissés, l'ouverture des grilles du tabac, je me suis décidé à
          ne plus jamais revivre des moments comme ça...</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Stéphane, 39 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">REBELLION</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai arrêté&nbsp;de fumer il y a six ans déjà. Six ans de liberté. Deux auparavant, j'avais constaté&nbsp;combien j'étais ultra
          dépendante du tabac, exactement comme un toxico peut l'être avec son produit "dur" ... Je n'aimais pas cette idée d'addiction, et détestais l'idée de perdre le contrôle. Il fallait que je
          me défasse de cette emprise. Ca a pris du temps, j'ai laissé mûrir cet agacement dans ma tête, et un jour, je me suis enfin libérée. Quel pied !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Stéphanie, 26 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">MERCI PAPA</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'avais très peur d'essayer d'arrêter, pensant que c'était impossible, que le sevrage serait terrible, à&nbsp;la limite de la rehab de
          camé&nbsp;à&nbsp;l'héroïne ... ! Et puis un jour, mon père a arrêté de fumer du jour au lendemain, grâce au livre d'Allen Carr. Il fumait depuis 40 ans&nbsp;! Ca m'a rassurée, et rendue
          assez curieuse. Bien sûr, pour que ça marche, il faut vraiment avoir envie d'arrêter, et lire le livre lentement, mais ça fonctionne.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Marie, 32 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">JAMBE CASSÉE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Je fumais un paquet par jour, mais en cachette : même mon mari n'était pas au courant. Un jour, je me suis cassée la jambe : imposible de
          sortir de la maison, et mon mari, en plus, travaille à&nbsp;domicile. J'ai dû&nbsp;ronger mon frein. Deux semaines après, quand j'ai repris le chemin du bureau, je me suis dit que c'était
          trop bête de reprendre une cigarette alors que le plus dur était fait ... Depuis, je rigole toujours quand j'entends l'expression "J'aurais mieux fait de me casser une jambe" : parfois,
          c'est très bien de se casser une jambe !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Géraldine, 31 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">TROP CHAUD</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Je suis partie en road trip en Israël, deux mois de chaleur extrême : 50°&nbsp;dans le désert. Pour la première fois de ma vie, fumer
          m'écoeurait. Je n'ai pas fumé&nbsp; du séjour, persuadée que je reprendrais sitôt le premier pied posé sur le sol français. Le jour de mon retour, j'ai allumé une clope et ... l'ai trouvée
          immonde. Je me suis dit que je refumerais quand j'en aurais envie, et l'envie n'est jamais revenue. Je n'en reviens toujours pas. Un miracle du mur des lamentations ?</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Caroline, 27 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">CHANEL 5</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Un jour, une femme très&nbsp; élégante est passée juste devant moi. Elle venait de fumer une cigarette forte, et l'odeur était absolument
          ignoble. Je venais juste de me racheter du parfum (je porte Chanel N°5). J’ai baissé les yeux sur mon paquet en me demandant pourquoi m'offrir un parfum si luxueux, pour le gâcher avec une
          odeur infecte de Marlboro rouge. C'était il y a six ans, et je n'ai jamais refumé depuis. J'ai pris quelques kilos, que je regarde comme des symboles de vie, du genre un kilo égale 10 ans
          de gagnés. Et bien sûr, je sens délicieusement bon ...</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Chichi, 28 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">GRIPPE A</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">C'est un peu bête, mais j'ai arrêté&nbsp;de fumer cet automne, après avoir lu une étude disant que les non fumeurs étaient mieux protégés
          contre l'épidémie de grippe H1N1. Cette grippe, je ne sais pourquoi, me fichait la trouille depuis son apparition. Aujourd'hui, je me dis que je dois plutôt la remercier : elle m'a libérée
          de mon cendrier ... !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Jasmine, 19 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">BABY GOOD</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Elementaire mais radical : pour moi, le déclic, ça a été&nbsp;mon test de grossesse positif !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Soizic, 31 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">LA SOIRÉE DE TROP</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Très grande fumeuse (j'enchaînais les clopes plus vite que mon ombre depuis mes 15 ans), j'ai cru mourir un dimanche matin après une
          soirée très arrosée. Point douloureux près du coeur, bureau de tabac entier dans la bouche, je me suis vue y passer. Sans préméditer la chose, je n'ai pas fumé de la journée, ni le lundi,
          ni le mardi ... Quand j'ai vu que je tenais, et que je me reveillais le matin avec l'envie d'aller faire un 100 mètres, j'ai continué dans ma lancée ! Je vais feter mes trois ans, et la
          cerise sur le gâteau, c'est qu'en plus, ça m'a fait maigrir. Incompréhensible, je sais. Mais c'est le détail qui tue pour motiver les copines ... !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Sophie, 34 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">ESCROQUERIE</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai arrêté&nbsp;de fumer il y a 7 ans alors que j'étais tranquillement en vacances au bord de la mer : je venais d'apprendre une
          première augmentation (faramineuse) du paquet de cigarettes, qui serait suivie d’autres toutes aussi hallucinantes. Chaque année, l’état perçoit environ 10 millards d’euros de taxes issues
          de la vente du tabac. Perso, je ne leur donne plus un sou pour me pourrir la santé …</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Elodie, 32 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">UNE SUBITE ILLUMINATION</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Mon histoire est très bizarre, mais apparement assez fréquente : j'ai arrêté de fumer sans aucune raison particulière ! J'étais juste au
          volant, fenêtre ouverte, c'était le joli mois de mai 2007, et soudain je me suis dit : "C'est la dernière !" C'était le bon moment, celui que j'avais choisi. C’est tout.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Agnès, 33 ans</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">LA TROUILLE, BIS</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai arrêté&nbsp;de fumer suite au decès de ma cousine de 18 ans, morte des suites d'une longue maladie. Ce soir-là, j'ai
          réalisé&nbsp;que la vie était précieuse et que je voulais en profiter le plus longtemps possible. J'ai arrêté du jour au lendemain. J'ai aussi arrêté de me poser des questions sur tout et
          n'importe quoi ...&nbsp;!</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Julie, 29 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">UNE PHRASE CHOC</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai longtemps fumé&nbsp; en me mettant des oeillères : la clope était trop bonne pour me gâcher le plaisir avec des informations
          déprimantes ! On sait bien que c'est mauvais pour la santé, pas la peine de se torturer en le répètant. Un jour, je ne sais pourquoi, je suis tombée sur un article déprimant et n'ai pas
          tourné la page comme d'habitude. Bingo. Il m'a suffi de lire une seule phrase pour jeter mon paquet de blondes : "Un fumeur sur deux meurt prématurément des causes de son tabagisme, et la
          moitié de ces décès se situent entre 35 et 69 ans". Je n’en ferai pas partie !</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Elise, 39 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">MERCI MON FILS</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">J'ai su que j'allais bientôt arrêter le jour où&nbsp;j'ai appris que mon fils fumait avec ses copains, et même dans sa chambre, dans mon
          dos. Tu parles d'un exemple, je fumais tous les jours sous ses yeux... Comment lui dire d'arrêter en étant crédible ? J'ai écrasé la dernière il y a trois mois, et toujours pas
          replongé.</span>
        </p>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Geneva; font-size: 12pt;">Sophie, 43 ans.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        &nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Helvetica; font-size: 12pt;">*Durant au moins un an, source Tabac Info Service.</span>
        </p>&nbsp;<br>
        <p align="justify">
          <span style="font-family: Helvetica; font-size: 12pt;"><em>(1) La Méthode simple pour en finir avec la cigarette, de Allen Carr, ed. Pocket, 6 €&nbsp;90.</em></span>
        </p>
      </div>
    </div><input id="_ilx_alertShown_" type="hidden" value="falsefalse">
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 10:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c19d119ab1428441d6b2436740f853ec</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-le-jour-ou-j-ai-arrete-de-fumer-marieclaire-fr-xii-09-42291172-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ATTENTION, SHOPPING MASQUÉ, Marie Claire, XI-09]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-attention-shopping-masque-marie-claire-xi-09-37924968.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b><span style="font-size: 14pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-3-copie-8.png" class="GcheTexte" height="453" width="371">MARIE
    CLAIRE</span></b></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b><span style="font-size: 14pt;"><br></span></b></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><em><b><span style="font-size: 14pt;">Attention, shopping masqué<br>
    <br>
    Novembre 2009</span></b></em></span>
  </div><br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><br>
  <b><br></b></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><b>Un bus, un night-club, un musée ... ? Non, une nouvelle boutique conçue exprès pour nous faire oublier la crise
    et flamber la CB. De Paris à New York, suivez notre guide des stores les plus concepts.<br>
    <br></b><br>
    <br>
    Quelques portants, des étagères, deux cabines d'essayage, une caisse ... Apparemment, ça ne suffit plus pour vendre. Aujourd'hui, de New York à Tokyo en passant par la France, un vent de
    créativité folle souffle sur les magasins. Métamorphosés, travestis, parfois même totalement décalés, ils rivalisent d'idées ingénieuses, comme si les marques ne savaient plus quoi inventer pour
    appâter le chaland. Les raisons de ce déchaînement de nouveaux concepts ? Lassitude de la surconsommation, déploiement de l'achat sur Internet, mouvement des alterconsommateurs (locavores,
    décroissants, écolos ...) et, bien entendu, éclatement de la crise financière : ces dernières années, le fabuleux monde du commerce s'est pris quelques coups dans le marketing. Et, face à des
    clients désenchantés, a du amorcer un tournant original. On pourrait croire que seules les marques de luxe sont touchées, et les foules lambdas non concernées. Erreur ! C'est d'ailleurs là que ça
    devient intéressant : toutes les structures semblent contaminées, y compris celles à taille humaine. Parfois, c'est très malin, et rafraîchissant de créativité dans le monde sclérosé du shopping.
    D'autre fois … moins. Dans tous les cas, c'est la nouvelle ruée vers l'or (de nos cartes bleues), et l'on ne s'y trompe pas : artistiques, humanitaires, fun ou théâtrales, ces boutiques-là
    n'oublient pas leur but premier. Créer le buzz oui, mais pour vendre envers et contre tout. Inventaire zinzin des boutiques du futur.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>◊ LA BOUTIQUE-BUS</b></span><br>
    Et si les boutiques s'inspiraient des camions à pizza ? Mobiles pour encore mieux nous attraper, les marques peuvent désormais carrément venir nous chercher là où nous sommes. Puma l'a bien
    compris et s'est lancé dans l'aventure avec sa "Puma Mobile Unit", un magasin en tôle ondulée rouge transportable au gré des événements, soirées V.I.P ou ... près des magasins d'autres marques de
    sport. Nike a carrément créé son van, tandis qu'à New York, la marque colorée Uniqlo promène ses containers mobiles. En Angleterre, c'est le London Fashion Bus qui affole les modeuses, avec son
    showroom de jeunes créateurs sur roues - cabine d'essayage et sound system inclus. Plus besoin de GPS pour localiser sa boutique préférée.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>◊ LA BOUTIQUE-MAISON</b></span><br>
    Comme quelques boites de nuit et restaurants branchés, certaines boutiques peuvent aussi tenter l'option cocooning, habilement déguisées en appartements. A Londres, on peut buller tranquille avec
    un café dans un lieu charmant appelé "Not Another Phone Shop" (littéralement : "Pas un autre magasin de téléphone"), sans qu'aucune enseigne ni affiche promo ne nous apprenne qu'on est ici ...
    chez Orange. Pas de guichet non plus, mais, tiens, on peut y essayer des téléphones, recharger le sien ou discuter avec des employés pédagogues. A Tokyo, les joggeurs du bitume peuvent aller se
    doucher gratuitement à ... l'Asics Running Store, magasin de la marque de sport. Ce qui permet de jeter un oeil, au passage, aux jolies tenues qui trônent dans les allées menant aux salles de
    bains. Dans le genre home sweet home, le couturier Dirk Bikkembergs a fait encore plus fort : à Milan, sa nouvelle boutique est conçue comme une maison, et le joueur de foot Andrea Vasa y vit
    pour de vrai. On peut le voir se laver, dormir, et arpenter son petit espace dans ses beaux vêtements siglés. On vous rassure, parfois, il a le droit de fermer le rideau pour s'isoler.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-4-copie-6.png" class="DrteTexte" height="473" width="363">◊ LA BOUTIQUE-JEU</b></span><br>
    Mais pour toucher le consommateur, les marques peuvent aussi réveiller le grand enfant qui est en lui. Castelbajac le sait, et aime parsemer ses boutiques d'aires de jeu avec des gros nounours.
    Pour buzzer au maximum, les boutiques aiment également nous inviter à une partie de cache-cache, en multipliant les "pop-up stores", ces magasins éphémères qui apparaissent et disparaissent pour
    mieux se faire désirer : Comme des Garçons (dans plusieurs pays), Nike à New York, Vuitton ou Cool Cats à Los Angeles, Azzaro à Londres ... Et cette fois, la France n'est pas en reste : Cacharel
    et sa capsule Liberty, Uniqlo, Thierry Mugler, Colette mais aussi Prada (place Beauvau jusqu'à la fin de l'année) jouent avec l'éphémère. Funky, et efficace.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>◊ LA BOUTIQUE-NIGHT</b></span><br>
    Et pour ceux qui préfèrent jouer à des jeux plus adultes ? Pas de problème : les boutiques peuvent aussi se looker comme des bistrots ou des boites de nuits. Si Paul Smith a osé poser ses
    élégantes pièces dans un vieux café-charbon de la rue de Grenelle à Paris (non, pas un bar élégant, plutôt un bougnat charmant mais cracra), Abercrombie la joue nightclub à New York City - avec
    musique à fond et éphèbes torse nu. Un concept également apprécié des Japonais à la Diesel Denim Gallery de Tokyo, pointue et arty. Enfin, pour les fashionistas qui préfèrent shopper après une
    virée en (vraie) boîte, le Dover Street Market de Londres ouvre à partir de minuit ses étages blindés de marques ultra branchées. Il n'y a plus d'heure pour en manger.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>◊ LA BOUTIQUE-MUSEE</b></span><br>
    Expos, happenings, art contemporain ... Je ne fais pas du shopping, je me cultive ! Floutant la frontière entre art et consommation, aujourd'hui, nombreuses sont les boutiques qui poussent un peu
    leurs portants pour exposer quelques oeuvres, à l'instar de Liberty à Londres ou Hermès à Paris. Décors grandioses en marbre (la boutique Alaïa à Paris), ouvertures exceptionnelles de lieux
    mythiques (l'appartement Chanel pour le lancement de Mademoiselle), l'art et l'histoire font leur entrée dans les shops, et les modeuses peuvent même aller shopper au musée, comme le leur a déjà
    proposé Louis Vuitton avec son mini pop-up store situé au coeur d'une exposition du Musée d'Art Contemporain de Los Angeles. Oui, ça va loin.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-5-copie-7.png" class="GcheTexte" height="409" width="324">◊ LA
    BOUTIQUE-LABO</b></span><br>
    Autre concept ingénieux du XXI° siècle, ces magasins où le client peut tout essayer, juger, voire créer. Un rôle amusant, mais aussi valorisant, que proposent notamment le Sample Lab de Tokyo, où
    les consommateurs, moyennant un mini forfait (7 € par an), peuvent jouer avec les produits (cosmétiques, aliments, high-tech...), les essayer chez eux et donner leur avis ; mais aussi le Nike ID
    Studio (Londres, New York) où l’on peut carrément créer sa propre paire de baskets unique et personnalisée. Le client est roi.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>◊ LA BOUTIQUE-ONG</b></span><br>
    Dernière idée des nouveaux temples de la conso, l'orientation humanitaire ou écolo. Histoire de mettre en sourdine le côté super-conso, et coller au plus près de la tendance altruiste qui secoue
    le début du nouveau millénaire. On pense à Merci bien sûr, l'immense concept-store trendy qui reverse ses dividendes à des associations humanitaires (Paris), mais aussi à certaines initiatives
    malines plus ciblées, comme APC, qui recycle votre ancien jean contre une ristourne de 50% sur le nouvel achat, ou Patagonia, la marque de vêtements outdoor pionnière dans le recyclage de
    vêtements et de canettes. A Londres, c'est Eco-Age qui surfe sur la tendance green, avec une jolie boutique alimentée aux panneaux solaires, rassemblant le best-of de la mode, la déco et la
    beauté environment-friendly. Crise ou pas, qu’on se rassure : le commerce a apparemment encore de beaux jours devant lui …<br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><em><b><span style="text-decoration: underline;">L'AVIS DE L'EXPERT</span><br>
    Vincent Grégoire, Directeur du département art de vivre de l’agence de style Nelly Rodi.<br></b></em></span><br>
    <em><b>Pourquoi ces nouveaux concepts de boutiques ?</b></em><br>
    Les marques sont arrivées au bout d'un tunnel, et ces derniers temps, tout le commerce (discount comme haut de gamme) a été très chahuté. Le surmarketing a lassé, manquant singulièrement
    d'émotion et de création. La crise a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, et il a fallu réinventer la suite. Les consommateurs ont toujours envie d'acheter, mais ils ont mûri : plus
    responsables, plus demandeurs, ce sont eux qui font la loi désormais, et les commerçants s’alignent. C'est une bonne chose.<br>
    <br>
    <em><b>La France semble un peu en retard sur le sujet, pourquoi ?</b></em><br>
    Ce sont surtout les pays anglosaxons et asiatiques (Etats-Unis, Angleterre, Japon, Hong-Kong) qui aiment tester de nouveaux concepts spectaculaires. Ici, on est un peu plus timide, voire
    brouillon. Mais les exemples commencent à se multiplier, on y vient !<br>
    <br>
    <em><b>Quel type de commerce est concerné ?</b></em><br>
    Le monde du luxe s'essouffle, devenant trop prétentieux, arrogant et vide de sens. Ca manque de fond et de magie. Moi, ce qui me bluffe, ce sont toutes les entrées de gamme, les commerces de
    proximité, qui préfigurent une nouvelle notion de service. L'ami Jean, restaurant de chef à prix abordable, ou Daily Monop, en sont de bons exemples ; tout comme Muji avec ses boutiques adaptées
    aux lieux de vente (des articles de voyage dans un magasin situé dans une gare, par exemple). Mais il y a aussi ces petites boutiques qui organisent un dépôt-vente à l'intérieur de leur circuit,
    misent sur les relations humaines, les mouvements participatifs ... Avec la situation d'aujourd'hui, il faut être mercenaire et lancer des idées. Ca risque de vraiment bouger à la fin de
    l'année.<br>
    <br>
    <br></span></span>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Oct 2009 12:13:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ea7bf03e73c8f4a0552b3a4f2be093dc</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-attention-shopping-masque-marie-claire-xi-09-37924968-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[VÉGÉTARIEN : ET SI C'ÉTAIT BIEN ? Marie Claire, VIII-09]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-33547767.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="color: #333399;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><img width="350" height="440" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/vegg1.jpg"><br>
    <br>
    MARIE CLAIRE</strong></span></span><br>
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #333399;"><span style="font-size: 14pt;"><em><strong>Et si végétarien,<br>
    c'était bien ...?</strong></em></span></span><br>
    <br>
    <span style="color: #333399;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;Août 2009</strong></span></span><br>
  </div><strong><br>
  <span style="font-size: 10pt;"><br>
  <br></span></strong>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Mangeurs d'algues, baba-cools extrémistes ... les pires clichés collent à la peau des non-carnivores.
    Ouf, notre journaliste végétarienne tord le cou aux poncifs et l'affirme : les veggies sont nos amis. La preuve par cinq.</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Illustrations Marie Perron.</em></span></span><br>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br>
  <br>
  <br></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>CLICHÉ N°1 : LE VEGGIE PRÉFÈRE LES ANIMAUX AUX PETITS ETHIOPIENS</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Certains voient les anti-viandes comme des farouches amis des animaux, hostiles au sort des poulets en batterie, des oies gavées à Noël et autres cochons égorgés à
    l'aube. L'Homo Vegetariens s'entend donc parfois dire : "A lieu de protéger les animaux, tu ferais mieux de t'intéresser aux enfants qui crèvent de faim". Et bien justement, il s’y intéresse.
    D'une part, parce que si on réduisait tous notre consommation de viande, il y aurait plus à manger sur terre pour l'humanité. En effet, un boeuf fournit 200 kg de viande, soit 1 500 repas. Or,
    les céréales qu'il a mangées auraient pu produire&nbsp; … au moins 10 fois plus de repas. Plus du tiers des céréales produites dans le monde (et plus particulièrement le Tiers Monde) sert à
    nourrir le bétail des nations riches. Mais ce n'est pas tout. Les veggies pensent également au sort de toute l'humanité en protégeant la planète sur laquelle elle vit. Car mauvaise nouvelle, la
    viande est anti-écolo : produire un kilo de bœuf ou de veau engendre de 25 à 75 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre et nécessite près de 50 fois plus d'eau potable que produire un kilo
    de fruits, légumes, céréales ou soja. Comme quoi, le veggie s'inquiète tout autant du bien des êtres humains que de celui des bestioles ... C'est également ce que pensaient Kant, Léonard de Vinci
    ou Albert Einstein. Des hommes pas exactement réputés pour leur ignorance, donc.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>CLICHÉ N°2 :</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><strong>LE VEGGIE N'EST PAS TRÈS SOCIABLE</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">C'est bien connu, le végétarien embête tout le monde. Au resto, il réclame au serveur un boeuf bourguignon sans boeuf, et aux dîners entre amis, il apporte son
    propre doggy-bag avec tofu intégré - tout en traitant les convives de nécrophiles. D'ailleurs, on le soupçonne de honnir l'alcool, rejeter la société de consommation et passer ses soirées à
    militer pour le sort du faisan sauvage de Nouvelle-Ecosse, tout en agitant une crécelle biodégradable sur fond de chants sectaires. Comment dire. Il se trouve que l'Homo Vegetariens est un bon
    vivant comme les autres, justement très amoureux de la bouffe, et qu'il peut même être sympathique et ouvert. Personnellement, je suis ultra gourmande, méga fêtarde, plutôt très sociable, et
    rentrer dans les ordres du végétarisme n'a pas changé grand-chose à cet état de fait. Dans la plupart des restaurants, de l'italien au chinois en passant par le français ou le marocain, on trouve
    des plats sans viande sans avoir à déranger le chef, ni coller la honte au chéri qui nous accompagne. Et en soirée chez les copains, il suffit de se venger un peu sur le fromage. Bref, la vie
    sociale n'est pas si difficile pour le veggie moyen, et, dieu merci, le vin se fabrique avec des fruits.</span><br>
    <br>
    <img width="355" height="464" class="DrteTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/vegg2.jpg"><br></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>CLICHÉ N°3 : LE VEGGIE MANGE DES ALGUES (VOIRE LE POISSON QUI VA AVEC)</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Plus complexe que le nombre d'or, plus changeante que l'idéal socialiste, la définition du végétarisme varie gaiement d'un individu à l'autre, pouvant signifier à
    peu près tout et n'importe quoi. Quand j'avoue être végétarienne, on me demande avec humour si je ne me nourris que de persil, mais on s'étonne si j'affirme ne pas manger de saumon. Les clichés
    circulant sur l'Homo Vegetariens désignent généralement un baba-cool moyennement propre, se sustentant exclusivement de racines crues, amoureux des bébés veaux qu'il considère comme ses frères.
    La réalité est, dieu merci, un peu plus simple. Pour faire court, être "VG", c'est tout simplement ne pas manger de chair animale. Et par "chair animale", il faut entendre boeuf, poulet, porc,
    mais aussi poisson et crustacés (et oui). On a donc droit aux fruits et légumes évidemment, mais aussi aux céréales, légumineuses, sacro-saint soja (et autres tofus aux saveurs variées), oeufs*,
    fromage, yaourts, lait, beurre ... En revanche, le végétalien, dit aussi "vegan", rejette tout produit issu des animaux. C'est-à-dire oeufs, laitages, mais aussi miel (rapport à "l'exploitation"
    des abeilles), et vêtements en fourrure, cuir ou cachemire. Chacun son truc.</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>CLICHÉ N°4 : LE VEGGIE EST ANTI-SEXY</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Pauvre végétarien. L'oeil éteint, le poil terne, un bout de salade coincé entre les dents, vêtu de chanvre tressé, il est forcément bizarre et anti-sensuel au
    possible. Le non-carnivore est même fortement soupçonné de ne pas aimer la vie, puisqu'il ne mord pas la chair à pleines dents - on en vient d’ailleurs à se demander s’il pratique le sexe, tant
    la viande le dégoûte. Et puis, forcément anémié (voir paragraphe suivant), à la limite de l'anorexie, il ne fait pas très envie. Hum. Pensons un instant à Madonna, Penelope Cruz, Joaquin Phoenix,
    Natalie Portman, Brad Pitt, Gwyneth Paltrow, David Duchovny, Nathalie Baye, Anthony Kiedis (le chanteur bombasse des Red Hot Chili Peppers), Reese Witherspoon ... Ce sont des végétariens
    convaincus, et "fade" ou "anti-sexy" ne sont pas exactement les termes qui les caractérisent le mieux. Peut-être parce que sans viande, le corps est sain, le mental au top, la peau claire et le
    poids allégé ? Voire, que le refus de chair animale implique au contraire une véritable passion pour la chair humaine, à dévorer goulûment lors de nuits agitées ? De là à penser que "veggie =
    super hot", il y a un pas subjectif que nous ne franchirons pas, bien sûr.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>CLICHÉ N°5 : LE VEGGIE EST ULTRA CARENCÉ, LE PAUVRE</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Voilà peut-être ce que le VG néophyte entend le plus lorsqu'il fait son coming-out : "Tu es fou, le corps humain a BESOIN de viande". Vraiment ? Pourtant, les
    professionnels de la santé sont formels : les régimes végétariens sont parfaitement équilibrés pour le corps humain. Mieux, le système digestif de l'homme, tout comme ses dents, sont plus
    naturellement adaptés à une alimentation herbivore que carnivore (... ça vous épate, hein ?). Et les veggies ont, selon différentes études, beaucoup moins de problèmes de cholestérol, maladies
    cardiovasculaires, cancers (merci aux graisses saturées) ou obésité, que leurs amis amateurs de viande rouge. Viande qui, au passage, accumule pesticides, métaux lourds et autres joyeusetés
    chimiques provenant des aliments destinés aux animaux. Et où les veggies se ravitaillent-ils en protéines, fer, calcium ? Heureusement, ces nutriments indispensables ne se trouvent pas que dans
    la bidoche, et il suffit de se renseigner un peu pour s'y retrouver et composer ses menus. Très vite, nos papilles nous guident direct sans GPS vers ce dont nous avons naturellement besoin.
    Alors, pas d’inquiétude, amis carnivores : en plus d’être sympathiques, sexy en diable, sociables et altruistes, nous autres végétariens ne manquons de rien. Sauf peut-être d’un peu de tolérance
    de votre part … Promis, on en fera de même pour vous. •</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>* De préférence bio, afin de favoriser de meilleures conditions d'élevage pour les poules pondeuses.</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong><img width="376" height="482" class="GcheTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/vegg3.jpg">ENCADRE 1 : QUESTIONS A ANDRE MERY, PRESIDENT DE L'ASSOCIATION VEGETARIENNE DE FRANCE(1)</strong></em></span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>1/ Le végétarisme progresse-t-il en France ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il y a indéniablement une sensibilité qui progresse, puisque l’information est de plus en plus diffusée, et que de plus en plus de gens adoptent des « tendances »
    végétariennes. Ainsi, une personne qui fait un repas sur deux sans viande ne sera pas comptée comme végétarienne ; pourtant, d’un point de vue logique, deux personnes comme elle sont bien
    équivalentes à un végétarien à plein temps, si l’on s’en tient à l’impact sur les animaux d’élevage et la planète !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>2/ Du point de vue de la santé, que disent les médecins du régime végétarien ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Aux États-Unis, cela fait plus de vingt ans que l’association américaine des diététiciens a officiellement déclaré que : « les régimes végétariens bien conçus sont
    bons pour la santé, adéquats au plan nutritionnel, et bénéfiques pour la prévention et le traitement de maladies spécifiques. » Bizarrement, la France retarde, mais ça commence à bouger. Nous
    avons même depuis peu une association(2) de médecins et diététiciens végétariens en France !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>3/ Quel est le but de votre association ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Notre but est d’informer, via le site web et une revue trimestrielle. D’abord sur la santé (textes officiels référencés et traduits, conseils pour l’équilibre …),
    mais aussi sur les conséquences désastreuses de l’alimentation carnée sur l’environnement, les relations internationales et la malnutrition dont souffrent encore plus de 800 millions de
    personnes. Nous oeuvrons également pour que l’animal soit reconnu comme un sujet de droits (à la vie, à la liberté, au bien-être et au respect).</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>4/ Quelles sont les principales motivations des végétariens ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Chacun se construit une motivation personnalisée, mais en gros, je dirais qu’on peut les compter sur les doigts d’une main : la santé, l’environnement, les humains,
    les animaux, l’âme (pour certains). Tout ceci aboutit à une belle cohérence : ça déborde de l’assiette, ça devient un projet de vie, une conception du monde… Aïe, ça vous fait peur ? Il ne faut
    pas. Tout l’intérêt du végétarisme est là : vous remplacez un steak par un tofu ? Que vous le vouliez ou non, vous soulagez l’atmosphère, libérez de la terre pour nourrir quelqu’un d’autre,
    diminuez les dépenses de santé, épargnez des animaux, économisez des céréales, gaspillez moins d’eau, etc. En définitive, que vous soyez plus motivés par un argument qu’un autre est secondaire :
    l’essentiel est de laisser parler sa sensibilité.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(1) www.vegetarisme.fr (2) www.alimentation-responsable.com</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>ENCADRE 2 : LE KIT DU VEGGIE DEBUTANT</strong></em></span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le trip VG vous tente ? Tous les trucs pour démarrer du bon pied.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">- La bible :</span> « Le végétarien sans peine » de Gabriel Bertaud (éd. Presses Du Châtelet). Clair, complet et ultra
    drôle, ce livre est absolument indispensable au veggie néophyte. Abordant tous les aspects de ce mode de vie avec une bonne dose d’humour, il se lit comme un roman et fait du bien sur tous les
    plans.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">- Le site :</span> Celui de l’Association Végétarienne de France. On y trouve toutes les infos possibles sur le sujet,
    ainsi que des forums, des recettes, des bonnes adresses et un « Kit des végétariens débutants ». www.vegetarisme.fr</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">- Les restos</span> : Le « Guide des restaurants et des tables d'hôtes et/ou végétariens de France », des éditions La
    Plage, est régulièrement mis à jour. Utile pour les sorties ! De bonnes adresses aussi sur www.mangez-vegetarien.com</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">- Les recettes</span> : Vous trouverez des milliers d’idées recettes sur Internet, et il existe pas mal de livres sur le
    sujet. On vous recommande surtout l’excellent « Ma cuisine végétarienne pour tous les jours », de Garance Leureux (éd. La Plage), testé et approuvé.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">- La musique</span> : Pour vous sentir veggie en chansons, rien de mieux qu’écouter les œuvres des musicos VG. Les
    Beatles, Leonard Cohen, Bob Dylan, Moby, PJ Harvey, Radiohead, Red Hot Chili Peppers, Coldplay … Apparemment, les non-carnivores font plutôt du bon son !</span><br></span><br>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Jul 2009 12:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b886725803464ddd2dac234e7946ec90</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-33547767-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ADIEU BLING BLING, Marie Claire, VII-09]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-33037066.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="color: #333399;"><span style="font-size: 14pt;"><b>MARIE CLAIRE</b></span></span><br>
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #333399;"><span style="font-size: 14pt;"><em><b>Adieu Bling-bling !<br>
    <br></b></em><b>Juillet 2009</b></span></span><br>
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 12pt;"><b>Fallait s’en douter, avec la crise, on allait faire plus simple, moins tape- à-l’œil. Un retour aux sources qui, du mojito à la
    déco, s’impose comme la valeur classe 2009. Pour vivre vrai, suivez les nouveaux codes.</b></span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Par Elise Gruson-Godet et Caroline Rochet, avec Christine Lerche et Virginie Seguin.</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-1-copie-2.jpg" class="CtreTexte" height="528" width="834"></em></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>L’AVIS DE L’EXPERT / DOMINIQUE LOREAU</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>«Vivre avec moins peut être une source de légèreté»</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Marie Claire: Pensez-vous que la surconsommation a fait son temps?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Dominique Loreau*: Je ne pense pas que les mentalités changent aussi radicalement. Les gens, malheureu-</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">sement, n’ont marre ni du bling-bling, ni de la surabondance. Ils sont tout simplement acculés à y renoncer.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Mais s’ils comprennent, par cette période de crise «imposée», que vivre avec moins peut être une source</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">de légèreté et une nouvelle forme d’esthétique née de la retenue et de la sobriété, la crise aura eu du bon.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Vous dites souvent que trier, c’est laisser plus de place à ce que l’on aime vraiment...</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Faire du tri, c’est faire des choix. Fréquenter moins de monde, avoir plus de temps pour tout simplement ne rien faire ou se «poser» afin de prendre conscience de
    la chance que nous avons de vivre, d’avoir des amis, de la nourriture, un toit... Il ne suffit pas d’avoir des plaisirs, il faut savoir les reconnaître! N’est-ce pas cela le bonheur?</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>A votre avis, ce phénomène va-t-il durer?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Je ne suis ni voyante ni engagée dans la politique. Je crois plutôt à la conscience personnelle. Plus</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">que la crise, c’est l’ampleur que la technologie prend dans nos vies qui m’effraie. Que deviendra-t-on lorsqu’on n’aura même plus à aller faire son marché pour
    se procurer des pommes? L’écolo- gie, ce n’est pas seulement protéger la planète. C’est aussi, et peut-être même surtout, veiller à ne pas perdre notre humanité, nos rêves, notre
    condition d’êtres infiniment plus intelligents et sensibles qu’un ordinateur ou un robot!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(*) Auteure de «L’art de la simplicité», best-seller mondial remettant en cause la société de consommation (éd. Marabout, 5,90€).</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-2-copie-2.jpg" class="CtreTexte" height="380" width="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>L’AVIS DE L’EXPERT / VINCENT GRÉGOIRE</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>«On cherche un nouveau zen, plus humain»</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Marie Claire: Quoi de neuf côté mode et déco?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Vincent Grégoire*:D’une manière générale, on se tourne vers des tonalités neutres: du</span> <span style="font-size: 10pt;">beige, du gris... Rien de radical:
    un canapé orange, un tail- leur rose pétard, c’est joli,</span> <span style="font-size: 10pt;">c’est marrant, ça «fait du bien»... mais on n’irait pas le mettre chez soi non plus. Il y a une
    certaine méfiance face à l’excès. On cherche un nouveau zen plus humain, avec</span> <span style="font-size: 10pt;">une grande qualité.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>La tendance est-elle à la non-conso?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Je ne dirais pas cela. Bien sûr, la crise a un impact sur les</span> <span style="font-size: 10pt;">gens: ils veulent consommer différemment et se posent
    davantage de questions («D’où</span> <span style="font-size: 10pt;">cet objet vient-il?» «En ai-je vraiment besoin?», etc.). Même les people se calment sur l’os-</span> <span style=
    "font-size: 10pt;">tentation. Mais attention: nous restons, quoi qu’il arrive, dans une société de consommation,</span> <span style="font-size: 10pt;">de consolation...</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Mais chez les riches, il y a quand même un ras-le-bol du bling-bling?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le bling-bling n’est pas parti, il a juste changé de visage. On voit l’émergence de deux tendances:</span> <span style="font-size: 10pt;">celle du «faux pauvre»,
    minimaliste, neutre, qui retourne aux</span> <span style="font-size: 10pt;">essentiels chics, aux matières brutes de grande qualité; et celle du dandy surréaliste, qui reste dans l’ostentation
    mais avec moins d’arrogance, dans un esprit drôle et décalé. Dans</span> <span style="font-size: 10pt;">l’un comme dans l’autre, il reste de l’excès, de la frime, du show. Il y en aura
    toujours.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Alors, au fond, la crise change quoi?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">A chaque crise, il y a un avant et un après, de nouvelles habitudes, de nouveaux réflexes</span> <span style="font-size: 10pt;">qui resteront. Economie,
    écologie, finances: on va de toute façon devoir tout remettre en question, et les gens l’ont compris. C’est une bonne chose!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(*) Directeur du département art de vivre de l’agence de style Nelly Rodi (www.nellyrodi.fr).</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On se pschitte à l’eau de source</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Chez les parfumeurs, on est tous d’accord: 2009 est l’année du retour en force des eaux fraîches et de la sacro-sainte Cologne! Simple, conviviale, tradi, l’eau
    sent-bon de nos grands-mères fait un come-back remarqué chez Dior (Escale à Pondichéry), Diptyque et, bien sûr, Prada avec son Infusion d’Iris qui cartonne depuis quelques mois. A adopter
    aussi: le dernier-né de Zadig &amp; Voltaire, «La Pureté», dont le design est une ode à l’anti-bling-bling.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On se branche nature</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Même l’hypissime «Technikart» s’est mis à l’heure du naturel, avec ce numéro spécial distribué lors de la dernière fashion week.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-3-copie-2.jpg" class="CtreTexte" height="389" width="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>L’AVIS DE L’EXPERT / CLEMENT CHOVIN</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>«Du régressif plein la pub»</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Marie Claire: Comment la crise a transformé la pub?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Clément Chovin*: D’abord par une économie de moyens... En période de crise, les marques évitent les</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">superproductions à trois millions d’euros tournées à l’autre bout du monde... Les mises en scène sont plus réalistes, on veut de l’humain à l’état brut.
    Côté discours, on se concentre non sur la marque mais sur son utilité. La Société Générale, par exemple, vient d’opter pour une stratégie rappelant sa fonction «service de proximité»:
    pour la dernière campagne, on est allé voir de vrais clients, prêts à raconter comment leur</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">banque les a aidés, et un photographe de reportage les a shootés sans stylisme ni maquillage. Ça change.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Quelles sont les valeurs qui marchent?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">En temps de crise, on cherche toujours des valeurs refuges, rassurantes, émotionnelles... Il y a un retour du régressif aussi –on pense au succès de Petit Bateau
    ou de Bonne Maman. Ces derniers mois, à New York, le secteur qui a le plus grimpé est celui de la petite confiserie et du chocolat! Enfin, bien sûr, tout ce qui est simple cartonne: Pepsi et
    son modèle «Raw» (brut), au design épuré et à la formule plus nature; American Apparel avec ses modèles basiques et ses pubs «girl next door»... Mais attention, si la publicité a longtemps
    fait des promesses galvaudées sur le «goût des choses simples» (comme Herta et ses saucisses industrielles sous vide), aujourd’hui le consommateur n’est plus dupe: il attend des faits, des
    preuves. A nous de les lui donner.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(*) Directeur général adjoint de l’agence Saatchi &amp; Saatchi.</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On épure comme Beyoncé</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Avant, la diva à paillettes ne sortait jamais sans sa quincaillerie porta-</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">tive.Et maintenant, fraîche et virginale, miss Knowles a intégré les nouveaux codes fashion. Attention, quelques strass sont restées collées sur ses
    stilettos...</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On invite sans chichis</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Déco</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2008 - Concours de vaisselle hype, coupes en cristal et sautoirs de perlouses dorées sur 8km enroulés-jetés sur la table, le salon était sobre comme un sa-
    pin de Noël américain.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2009 - Dîner dans la cuisine, sur des sets et dans de la vaisselle en plastique.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Sur la table ou le bar, un bouquet de fleurs du jardin dans un pichet flashy.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Ambiance</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2008 - On accueillait les copains avec Amy Winehouse (grand exemple de so-</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">briété). Puis, une fois sous vodka-trip, on sautillait sur Rihanna et Beyoncé, dont les tenues et les bijoux braillaient plus fort que leurs
    choristes.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2009 - On privilégie des chanteurs «frais»,comme l’adorable Québécoise</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cœur de Pirate puis, une fois la soirée lancée, on balance «Ça m’énerve» d’Helmut Fritz, qui fustige la passion du luxe avec un certain à-propos.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Apéro</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2008 - On ruinait chez le traiteur, parce que c’était trop bon (et qu’on n’avait pas le temps de les faire nous-mêmes). Quant au rosé, on le choisissait à
    bulles, pour faire plus classe.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2009 - On oublie les bulles (c’est sur- fait), because vive le vin bio. Et on ne jure plus que par les produits bruts, d’une qualité de psychopathe étoilé:
    saucisson Conquet, burrata de la Coopérative Ita-</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">lienne, Mont-d’Or Hervé Mons... Résultat: ça coûte encore plus cher qu’avant, mais «ça fait vivre les petits producteurs».</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Dîner</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2008 - On pensait que plus notre plat était compliqué, plus on aurait assuré grave dans un «Vis ma vie» avec le chef Eric Fréchon.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eté 2009 - On préfère le plat ultra-simple mais bien fait, comme un bœuf-carottes de compèt, autrement plus classieux qu’un plat cosmique nécessitant GPS et
    dico. D’ailleurs, Michelle Obama a récemment déclaré que les frites étaient son plat préféré.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On refait l’amour!</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">La crise,un retour aux vraies valeurs? Oui,et au lit</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">aussi! Depuis la fin de l’année dernière,les Français font plus l’amour (1),les Anglais citent le sexe</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">comme passe-temps favori (2), et les ventes de préservatifs et de sex-toys cartonnent.Allez hop, on pose tout de suite ce magazine et on suit la tendance.Un
    plaisir qui ne coûte rien.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>1. Sondage Flagrants Délices. 2. Sondage YouGov.</em></span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-4-copie-2.jpg" class="CtreTexte" height="395" width="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On frime avec une anti-Rolex</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">«Si à 50 ans,on n’a pas une Rolex,c’est quand même qu’on a raté sa vie.» La phrase de Jacques Séguéla</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">a fait couler beaucoup d’encre,et l’intéressé lui-même a reconnu «avoir dit une immense connerie».Pas bégueule,le collectif Sauvons les Riches* lui a offert une
    montre Casio premier prix.Une idée à piquer: son look eighties et anti-bling la rend absolument cultissime.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(*) http://sauvonslesriches.fr.</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>L’AVIS DE L’EXPERT / ALEXANDRE CAMMAS</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>«La bouffe revit Mai 1968»</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Marie Claire: Le retour aux basiques, une mode française ou générale?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Alexandre Cammas*: Générale! En ce moment, le maître</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">mot, c’est «frugality». Le monde change, on effectue tous un retour aux sens, au nécessaire, à l’utile. C’est fini l’époque «empire romain» où il fallait douze
    cuistots pour fabriquer un entremets... Idem pour la cuisine «labo» et les plats si compliqués qu’ils deviennent illisibles dans l’assiette. A Brooklyn, il y a un nouveau mouvement alimentaire
    très fort, une sorte de Mai 68 de la bouffe: marchés verts, restaurants bio et authentiques...</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Qu’en pense le Fooding?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">On est ravis! Rendre enfin leurs lettres de noblesse à des produits simples, bruts mais délicieux, c’est justement l’idée de base du Fooding. Il vaut mieux une
    bonne boîte qu’un mauvais cuisinier, et on teste aussi bien le meilleur chef de Paris que la meilleure pizza à domicile (plat récemment redevenu «noble»). On aime qu’un cuisinier fasse du
    très bon avec n’importe quelle matière première.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Et chez les grands chefs?</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il existe un mouvement de chefs malins, qui utilisent des ingrédients basiques et «cheap» (comme le chou) afin de pouvoir proposer des plats sublimes et créatifs
    sans ruiner les</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">clients. Il n’y a pas que la truffe dans la bonne gastronomie!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(*) Cofondateur du mouvement Fooding (www.lefooding.com).</em></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>On paie le juste prix</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Payer le prix qu’on estime juste pour un bouquin, un CD, un resto ou une nuit d’hôtel? C’est possible.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Lancé en 2007 par le groupe britannique Radiohead, le concept d’acheter un album sur Internet au prix que l’on veut a fait des petits. Un hôtel (Singapour), des
    restaurants (Londres, Montréal, Marseille...), un éditeur (Faber &amp; Faber), et même un site de ventes privées (BrandAlley), certains se sont rués sur cet intelligent levier marketing,
    d’ailleurs rentable: l’offre étant alléchante, elle attire beaucoup plus de clients qu’un prix «normal». Clients qui, plutôt que de profiter de la situation, semblent donner des sommes très
    correctes. Peut-être parce qu’après des années de grand n’importe quoi, où les prix n’avaient plus aucun sens, on se ré- approprie enfin l’acte d’achat? Jouer en vrai au «Juste prix», ça
    fait prendre conscience de la valeur des cho-</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">ses et nous redonne le pouvoir d’acteurs responsables dans le système</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">économique. A méditer.</span><br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Jun 2009 11:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">615a343699db44ca03aa797263e942ad</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.carolinerochet.com/article-33037066-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BASTA LA CRISE, Marie Claire, V-09]]></title>
        <link>http://www.carolinerochet.com/article-30612386.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="color: #942828;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: arial;"><span style="color: #3544c9;"><a onclick="window.open(this.href); return false;"
    href="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-1-copie-9.png"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-1-copie-9.png" class="GcheTexte" height="262" width=
    "412"></a></span><span style="color: #3544c9;"><br>
    <br>
    MARIE CLAIRE</span></span></span></span><span style="color: #3544c9;"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">Basta la crise</span></em></span><br>
    <br>
    &nbsp; <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">Mai 2009</span></span></span><br>
  </div><span style="color: #942828;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: arial;"><br></span></span></span><b>L<span style="font-size: 10pt;"><span style=
  "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">a résistance s'organise. Bons plans, ristournes, troc, on multiplie les astuces pour consommer mieux en dépensant moins. La radinerie serait-elle devenue
  tendance ? Analyse d'un phénomène et bonnes combines.</span></span></b><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>"RADIN, -INE, adj. Fam., pop. Qui lésine sur la dépense, avare."</em> Autrefois péjoratif, voilà un terme
    qui pourrait bien gagner quelques lettres de noblesse. Crise financière oblige, les mentalités changent, les habitudes aussi. On a connu une époque bling-bling, toute d'or et de billets verts
    vêtue, où traquer le luxe était le nec plus ultra de la classe. Aujourd'hui, le vent a tourné. Ecoeurés par l'ostentation, fatigués par l'hyperconsommation, acculés par la baisse de leur fameux
    pouvoir d'achat, les Français changent leur fusil d'épaule. Et rivalisent d'imagination pour dépenser moins, avec plaisir.</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">EN QUOI C'EST NOUVEAU ?</span></span></b><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'Avare de Molière ne faisait pas envie. Aigri, calculateur, rigide, il accumulait des richesses pour en
    jouir dans son coin, sans même les dépenser. L’économe du XXI° siècle, enfant de la crise mais aussi de la surconsommation, a un tout autre profil : hédoniste, positif, il jouit de ses dépenses
    tant qu'elles sont intelligentes. Paradoxal ? « Le consommateur est un être humain qui a toujours besoin de plaisir, explique Danielle Rapoport, psychosociologue spécialisée dans les évolutions
    des modes de vie et de la consommation(2). Il arbitre ses choix en fonction de ses besoins, mais aussi de ses désirs, qui correspondent aujourd’hui à des achats astucieux, débrouillards, où il ne
    subit pas mais agit. » A noter, ce « radin 2009 » appartient à presque toutes les couches de la société (extrêmes exceptées). Les moins riches, qui ont toujours fait attention au porte-monnaie,
    se voient rejoints par les classe moyennes, alertées, et parfois même les plus nantis, devenus méfiants : dans la danse de la débrouille, tous les salaires valsent en choeur. Et si avant, être
    grippe-sou malgré un revenu confortable était assez mal vu, aujourd'hui, c'est naturel, voire valorisé. Ou comment Picsou est devenu un génie. "Le radin-rat, qui ne dépense jamais rien, et le
    radin-crétin, qui achète n'importe quoi sous prétexte que c'est en promo, laissent place au radin-malin, qui sait séparer le bon grain de l'ivraie, prend le contrôle de son porte-monnaie et
    augmente son pouvoir d'achat en dépensant mieux", explique Michel Droulhiole, journaliste et auteur du "Dico-Guide du Radin Malin"(1).</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">LOW-CONSOMMATEURS : DÉPENSER MOINS EN CONSOMMANT MIEUX</span></span></b><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais attention, si l’économie est devenu un sport universel, tous les néoconsommateurs ne poursuivent pas le
    même but. Parmi les résistants à la récession, deux grandes familles se distinguent : ceux qui consomment moins, et ceux qui consomment rusé. Chez les premiers, il existe souvent une prise de
    conscience environnementale, qui colle très bien aux nouvelles habitudes du porte-monnaie. Locavores (adeptes des produits locaux), décroissants dits aussi "downshifters" (partisans d'une
    consommation moindre), créatifs culturels (prônant la faible dépendance aux modes de consommation industrialisés, soucieux de l'environnement et centrés sur l'humain), défenseurs du recyclage,
    des doubles-vitrages ou du covoiturage ... Dans la tribu des "low-consommateurs", économie et écologie vont souvent bien ensemble. « Aujourd’hui, épargner rentre dans la logique du développement
    durable, et la chasse au gaspillage n’a pas seulement une valeur matérielle », ajoute Danielle Rapoport. La planète souffre, nos finances aussi, et en aidant l'une, on soulage les
    autres.</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">RECESSIONISTAS : DÉPENSER MOINS EN CONSOMMANT AUTANT</span></span></b><a onclick=
    "window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-2-copie-8.png"><img src="http://idata.over-blog.com/0/59/66/08/ttttt/Image-2-copie-8.png" class=
    "DrteTexte" height="395" width="321"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La deuxième tribu des nouveaux acheteurs, moins portée sur la sauvegarde de la planète, n'a pas renoncé à
    l'achat et ne rejette pas la société de consommation. Au contraire. Faisant de la chasse aux bonnes affaires une religion, cette frange de la population est à l'affût du moindre bon plan pour
    garder ses habitudes malgré la crise. C'est le cas des fameuses "recessionistas", les fashionistas de la débrouille qui défraient la chronique dans les pays anglo-saxons. En France, elles
    cartonnent aussi : des ventes privées sur Internet aux trocs entre copines, des customisations aux marques cheap mais chic, ces dingues de mode économique jubilent quand le vintage redevient à la
    mode ou que Michelle Obama s'affiche en H&amp;M (voir nos bons plans, encadré 1). Et la hype du low-cost s'étend à tous les domaines. Téléphone, alimentation, automobile, musique, décoration,
    vacances (nos astuces en encadré 2), tous les moyens sont bons pour se faire plaisir malgré la morosité financière ambiante, et garder un train de vie riche en plaisirs divers. Bien sûr, pour
    traquer les bons plans, le web a pignon sur rue (voir encadré 3).</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">LE RÈGNE DU NOUVEAU RADIN VA-T-IL DURER ?</span></span></b><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le livre de Michel Droulhiole est paru en septembre 2008, soit juste avant la crise. Le mouvement de la
    nouvelle radinerie serait-il né avant le fameux krach ? "C'est une tendance que l'on sentait déjà venir depuis quelques années, confirme l’auteur. En 1968, on était dans le refus de la société,
    et de la consommation. Aujourd'hui, c'est l'inverse : chacun veut devenir un bon petit gestionnaire. La France, qui a toujours eu un problème avec l'argent (quand on n'en gagne pas, ça ne va pas,
    quand on en gagne beaucoup, ça ne va pas non plus), est en train de le réapprivoiser." Quant à la pérennisation du mouvement, elle dépendra, bien sûr, de ce que l'économie mondiale nous réserve.
    Mais pas seulement ! La conscience écologique, qui ne risque pas de s'éteindre dans les années à venir, ainsi que le développement du web, ont tous deux leur rôle à jouer. "La toile, qui&nbsp;
    offre aussi bien des produits à vendre, et des possibilités de réduction, que des blogs ou forums de consommateurs avec des échanges permanents et fouillés, laisse penser que la tendance du
    radin-malin va perdurer", ajoute Michel Droulhiole.</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L’UNION FAIT LA FORCE</span></span></b><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ce qui donne un autre aspect plutôt positif aux économes de l'an 9 : la sociabilité. « La crise a favorisé un
    fort retour du facteur humain, précise Danielle Rapoport. D’abord en rendant la paupérisation visible, ce qui entraîne de la compassion envers ceux qui vont plus mal que nous. Ensuite en
    rassemblant ceux qui souhaitent s’en sortir, et s’échangent des tuyaux via des espaces consommateurs sur Internet, par exemple. Aux Etats-Unis, la récession a même un effet de rapprochement
    intergénérationnel, avec le retour des seniors appauvris dans la maison de leurs enfants ou petits-enfants. » Troc de fringues entre bloggeuses, conseils-débats sur les forums du web, ou encore
    rapprochement entre citadins et ruraux grâce aux réseaux de type AMAP(3) : la débrouille semble en effet passer d’abord par la communication avec l'autre. ou Qu'on se le dise, le nouveau radin
    est un bon copain.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(1) Ed. Leduc.s, 9 € 90 (2) www.rapoportconseil.com (3)Associations pour le Maintien d'une Agriculture
    Paysanne, mettant en rapport des agriculteurs avec des citadins pour des paniers de fruits et légumes en direct, rens. http://alliancepec.free.fr</span></em></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span><br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">ENCADRÉ : BONS PLANS SUR LE WEB</span></span></b></span><br>
    <em><b><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Envie de surfer sur la vague des économies fûtées ? Internet regorge d'astuces en pagaille. Notre
    sélection.</span></span></b></em><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Voiture</b> : On n'hésite plus à covoiturer, et pas seulement en temps de grève (www.123envoiture.com,
    www.covoiturage.fr, www.envoituresimone.com), voire à partager sa place de parking en alternance (www.monsieurparking.com). Une idée maline en plus : faire transporter un colis, même encombrant,
    à un particulier en voiture, plutôt que d'utiliser la Poste. Moins cher pour l'expéditeur, avantageux pour le transporteur (www.colis-voiturage.fr). Pour connaître le prix de l'essence près de
    chez soi et trouver la station la plus économe, on fonce sur www.prix-carburants.gouv.fr. Enfin, pour contester un PV, il y a www.aaallopv.com.</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Téléphone</b> : Bien sûr, on ne se lasse pas de Skype, qui permet de téléphoner via Internet partout
    dans le monde sans dépenser un sou (www.skype.com).</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Musique</b> : Désormais, plus besoin d'acheter un album entier lorsqu'une seule chanson nous plaît,
    grâce à l'achat à l'unité de l'iTunes Store (logiciel à télécharger gratuitement sur www.apple.com/fr/itunes/download, puis 1 € la chanson environ). Pour ne rien payer du tout, on peut écouter
    tout ce qu'on veut sur Deezer, gratuit, efficace et légal (www.deezer.com).</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Meubles, objets divers</b> : Pour trouver un canapé ou une lampe à l'oeil, on cherche sur les sites de
    don, sortes d'eBay gratuits (www.recupe.net, http://donnons.org).</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Sport</b> : Les clubs Moving, dans la France entière, offrent 8 jours d'abonnement gratuit pour tester
    leurs salles (www.moving.fr) !</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Supermarchés</b> : Pour connaître les promos des hypers, rendez-vous sur www.promoconso.net. Les
    promotions y sont classées par enseignes et par types de produits.</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- <b>Papeterie</b> : Un grand classique des cartes de visite, tampons-encreurs et autres blocs notes
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        <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 09:22:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f642ac26451e35b835a3415f5114032f</guid>
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