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MARIE CLAIRE

"Nous sommes toutes des Miss Planète"

Dossier environnement avec introduction sur la décroissance, les 7 commandements de l'écocitoyenne, 3 témoignages de femmes résolument écolos, et une sélection de bonnes adresses.

Octobre 2006


Vous voulez rire un peu ? Facile. Dans un dîner, déclarez : « Moi, je suis pour la décroissance ». Normalement, la plupart des gens ricaneront comme des hyènes, vous lanceront une bougie et une peau de bête, voire appelleront un exorciste. Pourtant, la décroissance ne propose pas un retour à l’âge de pierre - malgré la connotation négative de son nom, que nous remplacerons par le néologisme « altercroissance ». Car l’idée, c’est bien de « croître » autrement.

Revenons une seconde à l’école : la croissance économique est par définition l’augmentation de notre divine boussole, le PIB (Produit Intérieur Brut, revenu annuel de la production d’un pays). Baromètre quantitatif, donc, et non qualitatif … Ce bon vieux PIB se fout bien des écosystèmes, de la qualité de vie, des relations sociales ou des réserves qui disparaissent des flancs de la planète épuisée. La « croissance » se moque aussi éperdument du fait que les 25% les plus riches de la planète consomment 80% des ressources disponibles. Bref, il serait bon de revoir nos critères, et de nous demander si le progrès, c’est le Plus, ou bien le Mieux ... ?
Ces questions ne sont pas nées d’aujourd’hui, bien sûr. Alors pourquoi en parler maintenant ? Simple : parce que maintenant, on est tous dans le même bateau, PIB superstar ou PIB faiblard. Parce qu’aujourd’hui, la Terre est claquée et menace de lâcher, pile au moment où les pays en développement veulent nous rejoindre. Il va donc falloir « décroître » de notre côté pour les laisser s’épanouir : impossible en effet de garder notre rythme actuel, ni de l’adopter à l’échelle planétaire. Car si tout le monde vivait comme un Français, il faudrait deux planètes de plus pour subvenir aux besoins de l’humanité … Un exemple ? Chez nous, on consomme 150 litres d’eau par jour et par personne, contre 5 à 20 en Ouganda, sachant que le minimum vital est de 50 litres (source : Office Internationale de l’Eau). Or, selon l’Institut des Ressources Mondiales, organisme dépendant de l’ONU, les réserves s’épuisent et les besoins en eau dans le monde seront l’un des problèmes les plus critique de ce siècle. Ce type d’inégalités concerne un paquet de domaines – citons par exemple les émissions de CO2, venant pour 25% des Etats-Unis, qui représentent pourtant moins de 5% de la population mondiale (chiffres cités à Kyoto). Abstraits, les chiffres ? Point besoin d’être Einstein pour comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche ! Et qu’il serait bon de freiner notre appétit de consommation, drogué à la publicité, afin de laisser respirer la Terre. Et de permettre aux autres de vivre décemment.

Petit à petit, les choses bougent : Marche pour la Décroissance, Journée Mondiale Sans Achat, couverture du très conservateur Newsweek dédiée à l’environnement (juillet 2006), ou encore multiplication des projets écolos. Et, il y a quelques années déjà, un article dans la presse, qui posait la seule vraie question : « A quoi sert la croissance si elle ne rend pas heureux ? » C’était dans le très sérieux Financial Times, sous la plume de Richard Tomkins, élu journaliste économique 2003 par le World Leadership Forum. Alors si même la bible des mondialistes assoiffés d’or s’interroge, on peut crier au miracle et tiens, soyons fous, allumer une seconde bougie pour fêter ça.


LES 7 COMMANDEMENTS DE L'ECOCITOYENNE

Vous aussi, vous pouvez être écolo. Et même garder vos amis, en prime.

La décroissance va évidemment de paire avec l’écologisme. Or il n’y a pas si longtemps, être écolo signifiait ressembler à l’enfant illégitime de José Bové et Brigitte Bardot, hurler comme un possédé à la vue d’un moteur, le tout en agitant une pancarte dans l’indifférence la plus totale. Mais les temps ont changé, la planète a crié et l’environnement est au cœur de toutes les préoccupations. C’est une très bonne chose, mais nous, on fait comment pour être éco-citoyen sans devenir soudainement infréquentable ? Marie-Claire vous offre la Déclaration Universelle des Droits de l’Ecologiste.



Article 1 : Utiliser son cerveau

Ne pas enfoncer son mégot dans le sable, acheter équitable ou éviter le sac plastique : les premiers réflexes écolos ne sont pas des notions étranges venues d’ailleurs, ils viennent tout naturellement si fait preuve de bon sens, voire d’éducation. D’autres gestes, en revanche, s’apprennent : mettre une bouteille dans la chasse d’eau pour réduire le volume, préférer les emballages en verre, renoncer aux lingettes ... Pour vous y mettre, procurez-vous le Petit Livre Vert de la Fondation Nicolas Hulot (www.fondation-nicolas-hulot.org), très bien fait, et découvrez un geste par jour. Avec ça, même Georges W. deviendrait le nouveau Mamère américain (ça va, on peut plaisanter).

Article 2 : S’informer
Se tenir au courant, c’est éviter de se planter, et profiter des meilleurs plans. Pour tout savoir de manière compréhensible et intéressante, vous avez le choix : des newsletters  bien faites (comme celle du site actu-environnement.com), des livres malins (« Climat et météo pour les nuls », de Jean Poitou et John D.Cox, Ed. First), et, côté presse, EKWO : un magazine écocitoyen coloré qui fuit les grandes théories pour privilégier enquêtes concrètes, news pratiques et conseils astucieux.

Article 3 : Profiter
Scoop : être écolo ne signifie pas aligner des sacrifices dignes de la Passion du Christ. Mais plutôt, profiter de la vie - héhé. Pensez au goût divin des aliments bios (et leurs restos), à une belle peau nourrie aux soins naturels, aux muscles de vos fessiers quand vous préférez la marche à la voiture … Ou encore, au bonheur des vacances au bord de la mer – dans la mesure où plus on cultive son amour de la nature, plus on est motivées pour la protéger. Oui, très sympathique, l’article 3.

Article 4 : Assumer ses faiblesses
Une dure réalité s’impose : personne n’est parfait. Il arrive à Hubert Reeves de toucher au plastique et à Nicolas Hulot de prendre l’avion – leur action pour la planète n’en perd pas sa valeur pour autant. Vous, c’est pareil : il y a des habitudes que vous ne pourrez pas changer. Assumez ! Par exemple, certains ne pourront jamais renoncer à la viande, pourtant pas super copine avec l’environnement (l’énergie nécessaire à la production d’un kilo de veau émet autant de gaz à effet de serre que 200 bornes en voiture ! source JM Jancovici, expert et consultant climatique). D’autres sont fous de leur véhicule, ou adorent les bains. Si vous avez un péché mignon lourd d’impact environnemental, mettez les bouchées doubles sur le reste, ce sera déjà très bien.


Article 5 : Être ultra-tendance
Être écolo est aujourd’hui au top de la branchitude : profitez-en pour porter des fringues équitables super fashion, ou vous faire pomponner en institut de beauté bio, comme le très couru DouxMe (voir notre guide). Si en plus vous devenez végétarienne ou que vous vous engagez dans une assoc, comme le font les trois quarts des people, vous serez la parfaite créature de rêve du XXI siècle : à la fois superficielle et profonde. Diantre, vous êtes fascinante.

Article 6 : Hurler de rire
Parfois, être écolo entraine à des situations cocasses. Comme se retrouver la tête la première dans la poubelle jaune, cherchant frénétiquement un pot de yaourt tombé là par inadvertance – ils vont dans la verte. Ou se tartiner le visage d’avocat et faire peur à ses enfants. N’oubliez pas de prendre un peu de recul et pratiquez l’autodérision – il y a de quoi, et c’est bien.

Article 7 : La fermer
Dernier conseil, peut-être le plus difficile : ne pas la ramener. Rien de pire que l’écolo facho qui abrutit son entourage de leçons en tous genres. Savoir se taire à l’occasion, distiller doucement l’info, c’est parfois mieux pour faire passer un message. Même chose pour les actions commandos, comme rayer la peinture d’un 4X4 avec sa clef : un petit mot n’aura pas moins d’impact. Bref, soyez un peu indulgente : vous étiez comment, vous, avant ?


Encadré : les AMAP
Marre des carottes en plastique et des tomates au polystyrène ? Découvrez les AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) ! Partenariat direct entre consommateurs et fermiers, ce système est bon pour tout le monde : pour nous, des fruits et légumes frais, de saison, n'ayant pas fait le tour du monde avant d'atterrir dans notre frigo. Pour les agriculteurs, un revenu garanti puisqu'on paye à l'avance, avec partage des risques et des bénéfices de la récolte. Et pour tout le monde, un contact, un partage, un lien. Plus de renseignements sur http://alliancepec.free.fr/Webamap/



ECOLOS & FREQUENTABLES : TROIS FILLES A SUIVRE
L’écologisme et la décroissance s’entendent généralement très bien avec la féminité et l’intelligence : la preuve par trois.


Elodie, l’écolo-esthète
Pour Elodie, douce Parisienne, la nature est une priorité depuis cinq ans. Végétarienne par respect envers les animaux, elle pratique tous ces petits gestes qui soulagent la Terre : refus des sacs plastiques, nourriture certifiée AB, recyclage … Mais aussi d’autres plus rares, qu’elle confie en souriant : « Pour acheter un plat à emporter chez le traiteur chinois, je prends mon tupperware ! ». Elodie s’habille aussi en coton bio. Mais il faut dire que côté tissus, c’est une spécialiste : designer textile, elle est fascinée par les matières naturelles et exotiques. Ses créations, nées de ses mains sur le métier à tisser, sont des merveilles aériennes aux teintures végétales, mêlant fibre d’ananas sans pesticide et soie non traitée. Tout est produit aux Philippines dans le cadre d’une association respectant le bien-être social : « Ce n’est pas toujours livré à l’heure, ni parfait, mais c’est le jeu ». Militante, Elodie ? Pas du tout. « Chacun fait ce qu’il veut, il faut sentir les choses … Je ne jugerai jamais quelqu’un qui mange de la viande, par exemple. Moi, mes tissus viennent bien par avion ! Je crois cependant que si chacun y met du sien, la montagne ne sera pas impossible à soulever.» Bien vu.


Catherine, l’écolo-saine
Installée à Marseille depuis deux ans, Catherine est tombée dans l’environnement quand elle était petite : « Ma mère était déjà à fond sur les produits bios, ce qui n’était pas courant à l’époque, limite baba ! » Logique, elle se soucie de la nature, mais aussi de sa santé : pour elle, une bonne alimentation, de bons produits cosmétiques, c’est crucial. Quasi médical. Alors, au delà des gestes écolos classiques, elle porte une attention particulière à son panier de courses : viande, œufs, produits laitiers, fruits et légumes sont bios. Côté salle de bains, elle préfère les produits d’entretien écologiques, le savon plutôt que le gel douche (« c’est plus sain  et ça évite le plastique »), ainsi que les cosmétiques bios depuis qu’elle a découvert la liste Vigitox de Greenpeace. Mais son petit luxe perso, c’est d’avoir un jardin : ici, poivrons, tomates, plantes aromatiques et framboises poussent à la sauvage, sans insecticide. « On a parfois des pucerons mais bon, on les arrose et ça part … ». Quand on lui parle des non-écolos, elle sourit, elle s’en fout : « Chacun fait comme il le sent, il ne faut pas être fermé. Moi, je préfère faire attention, c’est tout. »


Natacha, l’écolo-engagée
Agent du patrimoine dans une médiathèque, Natacha s’est intéressée à la protection de la nature en lisant les journaux : de scandales révoltants en nouvelles alarmantes, la nécessité de faire quelque chose a fini par s’imposer à elle. « On détruit la planète au nom du profit et de la consommation … Contre ça, on a tous un rôle à jouer ! » Connaissant les gestes utiles et les marques bios sur le bout des doigts, Natacha aime l’idée que ces réflexes, en plus d’aider la Terre, rendent le quotidien plus agréable - contrairement à ce qu’en pensent les sceptiques. Un exemple ? Son panier de fruits commandé aux AMAP (réseau permettant d’acheter directement ses produits à un agriculteur) : « Non seulement je donne mes sous à un fermier qui en a vraiment besoin, mais en plus j’ai redécouvert le goût des fraises ! » Elle est heureuse de voir que son entourage, d’abord dubitatif, commence à s’y mettre. Comme Elodie et Catherine, Natacha avoue ses failles : « J’adore le lait de coco et les bananes, qui viennent par avion … ». De même, elle refuse d’être sectaire : pour elle, « l’idée n’est pas d’être au top tout le temps, mais de devenir de plus en plus responsable ». Engagée, mais tolérante : en voilà un bon équilibre.




NOS BONNES ADRESSES BIOS

Afin de toutes décroître en chœur, voici une petite sélection des meilleures adresses pour se faire du bien en faisant du bien. Le best-of du bio 2006, visite guidée.


RESTAURANTS
BIOART (Paris) : Notre coup de cœur ! Seul restaurant 100% bio de France, dans un bâtiment écologique décoré Feng Shui, avec toit ouvrant, vue sur la Seine et cuisine purement délicieuse. Un OVNI créé par un passionné, à ne surtout pas rater. Propose aussi des cours de cuisine bio. Environ 20€.
1 quai François Mauriac (13°) Tel. 01 45 85 66 88
ROSE BAKERY (Paris) : La bonne petite adresse gourmande où déguster douceurs salées et sucrées en sirotant un thé.
46 r Martyrs (9°) Tel. 01 42 82 12 80
L’ILE VERTE (Nantes) : Quand une fan des légumes de qualité joue avec les saveurs et les couleurs … Environ 15€.
3 r Siméon Foucault  Tel. 02 40 48 01 26
LE SCARABEE (Rennes) : Un buffet entièrement bio, des plats variés, une cheminée : simple et parfait. Formule entrée-plat-dessert à 11€.
7 bd Voltaire Tel. 02 99 67 38 63
LE CROQ’BIO (Bordeaux) : Cuisine traditionnelle exclusivement bio, avec des soupes particulièrement remarquables et des glaces originales. Miam. Environ 10€.
44, Rue des 3 Conils Tel. 05 56 52 18 18

ET MOI ? → Pour trouver un restaurant bio près de chez vous, consultez le site des éditions La Plage (www.laplage.fr), ou celui de Planète Ecologie (www.planetecologie.org).


INSTITUTS DE BEAUTÉ

DOUXME (Paris) : On ne présente plus THE institut de référence, 100% bio, 100% hype et 100% cocooning. L’incontournable qui ne déçoit jamais, désormais associé à Romain, spécialiste des colorations naturelles.
37 rue Rousselet (7°) Tel. 01 42 73 50 26
MADININA (Quimper) : En plus des produits Hauschka, l’institut crée sa propre marque (certifiée Ecocert) et propose des soins orientaux version bio. Mérite le détour.
1, rue général de Gaulle Briec de l’Odet Tel. 02 98 57 74 13

ET MOI ? → Il existe forcément un institut bio près de chez vous. Une valeur sûre : les produits Phyt’s, utilisés par de nombreuses esthéticiennes (www.phyts.com).


COSMÉTIQUES

Dr Hauschka : La marque adulée des peoples ... et des autres !  La boutique est dans le Marais à Paris, mais on peut aussi faire ses courses sur le site. A choisir pour le maquillage. www.drhauschka.com
Melvita : Avec 1500 points de vente en France, c’est l’éternelle cosmétique bio des écolos. Douce, agréable et efficace, une référence pour tous ses produits. En vente dans les magasins spécialisés. www.melvitacosm.com 04 75 37 19 76
Phyt’s : Incontournable, très utilisé en institut, un autre pilier de la cosmétique bio.

ET MOI ? → Pour trouver vos produits par internet, précipitez-vous sur l’excellent site Formazur (www.formazur.fr) : LE site qui réunit les meilleures marques de la cosmétique bio certifiée, avec un esprit totalement vert (produits livrés dans des cartons recyclés, avec chips de calage bios et scotch sans solvant organique). Unique et indispensable.
A noter : le site Vigitox de Greenpeace vous informe sur le degré de pollution chimique des cosmétiques, marque par marque : http://www.greenpeace.fr/vigitox


SUPERMARCHES

Naturalia (Paris & Banlieue) : On ne les présente plus ! Proposant produits d’alimentation, d’entretien,  et de beauté, le réseau se développe de plus en plus. Un incontournable. www.naturalia.fr
 Les Nouveaux Robinsons (Banlieue) : Même genre d’enseigne, avec en plus de la papeterie et des jeux pour enfants. A noter, leur « Panier Robinson » : une gamme complète de produits de base à prix réduits, pour permettre à tous l’accès au bio. www.nouveauxrobinsons.fr
Biocoop : Pionnier du bio et de l’équitable né en 1986, le réseau recense 300 magasins à travers la France. Leur site web, avec adresses et informations générales, est très bien fait. www.biocoop.fr

ET MOI ? → Si vous n’avez pas l’un de ces magasins près de chez vous, vous pouvez faire vos courses sur le site Biodoo (www.biodoo.com) : beaucoup de références en cosmétique, épicerie, boissons, produits d’entretiens, compléments alimentaires … Un classique. Egalement intéressant, le Portail Bio (www.leportailbio.com) : un bon repère pour l’alimentation, les produits d’entretien et les produits pour bébé.


MARCHES

Paris : Boulevard Raspail, le dimanche de 8h30 à 13h30. Boulevard des Batignolles : le samedi de 9h à 14h.
Boulogne-Billancourt : Route de la Reine, les 1er et 3ème samedi de chaque mois.
Perpignan : place Rigaud, le mercredi  et le samedi de 7h à 12h.
Quimper : Halles StFrançois, le mercredi et le samedi matin.
Aix-en-Provence : Place Romée de Villeneuve, le jeudi matin.

ET MOI ? → Pour trouver les marchés bios de votre région, consultez le site de Planète Ecologie, très complet (www.planetecologie.org).


BOULANGERIES

Bread & Roses : Attention, vous allez tomber amoureuse. Dans un adorable salon de thé près du Luxembourg, pains, fougasses et brioches 100% bios sont travaillés avec amour et qualité : un pur délice.
62 r Madame (6°) Tel. 01 42 22 06 06

Le Pain Quotidien : Cette enseigne, qui propose une bonne sélection de pains bios savoureux, a plusieurs adresses dans toute la France et à l’étranger.
www.lepainquotidien.com/fr


PETIT LUXE …

Le champagne bio : Pour parfaire votre shopping bio et fêter votre nouveau mode de vie, offrez-vous une coupe de champagne Fleury, LA référence de champagne bio bardée de médailles depuis des années dans le monde entier.
Lafayette Gourmet, magasins bios, Biocoop.


*** Photos : Christophe Boulze et Stéphanie Solinas

Tag(s) : #Environnement

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