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MARIE CLAIRE


Sondage :
Jusqu'où iriez-vous pour sauver la planète ? 

     Juin 2009


Tri sélectif, doubles vitrages, douche plutôt que bain ... Jusque là ce n'était pas compliqué de protéger l'environnement. Mais aujourd'hui que les experts nous demandent d'aller plus loin, sommes-nous prêts à les suivre ? Un sondage exclusif, commenté par les deux manitous de l’écologie, Jean-Louis Borloo et Nicolas Hulot.


Depuis quelques années, le développement durable est partout : des publicités aux medias, de la vie quotidienne aux mesures gouvernementales, du bureau à la maison, et même dans les boîtes de nuit (voir notre article p.XX). Du coup, forcément, nous en avons plus ou moins intégré les grandes lignes. Pourtant, la partie est loin d’être gagnée. Et nos maigres efforts sont, selon les experts, encore largement insuffisants. Pour sauver la Terre, il va falloir aller plus loin. Vraiment plus loin. Oublier l’avion, arrêter la voiture, renoncer définitivement aux bains, se priver de viande … Aux grands maux, les grands remèdes. Les Français sont-ils prêts à relever le défi ? Et vous, jusqu'où iriez-vous pour préserver l'environnement ? Nous avons posé les questions qui tuent à nos internautes(1), et demandé à Jean-Louis Borloo et Nicolas Hulot de commenter les résultats. Résultats d’ailleurs très surprenants, car très engagés ! Mais attention : contrairement à un sondage « obligatoire », il faut savoir que ceux et celles qui ont participé sont a priori  des gens déjà sensibles à la cause environnementale, puisqu’ils ont délibérément choisi de cliquer pour répondre. Et que c’étaient principalement des femmes, réputées plus « vertes » que les hommes ... Mais cela n’enlève rien au message d’espoir et d’optimisme que nous envoient ces résultats, ni aux remises en question qu’ils soulèvent. Décryptage.

(1) Sondage réalisé sur le site marieclaire.fr du 20 janvier au 3 février 2009, avec participation de 1038 internautes.


1. DIRE ADIEU A LA VIANDE
Les faits : La production d’un kilo de bœuf engendre de 50 à 100 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre (l'équivalent de 60 km en voiture), et nécessite entre 20 et 50 fois plus d'eau potable que celle d’un kilo de blé, riz ou soja. De plus, les bovins émettent du méthane, gaz 23 fois plus "réchauffant" que le CO2. Et le corps humain n’a pas besoin de viande pour vivre en bonne santé … Ca fait réfléchir.
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous devenir végétarien pour le bien de la planète ?
Le résultat : Etonnant ! La majorité de nos internautes (58,7 %) se dit tout à fait prête à renoncer à la viande, tandis qu’un tiers d’entre eux serait d’accord pour en réduire la consommation (30,6 %). Mais certains (10,7 %) n’y renonceraient pour rien au monde.
L’avis de J-L Borloo : « L'équilibre alimentaire incluant la viande est tellement ancré dans l'imaginaire collectif, que je trouve ce résultat surprenant. Il est vrai que l'élevage est dur pour l'environnement. Mais si une évolution significative de sa consommation était réellement constatée, cela nécessiterait un soutien aux éleveurs de la part de l'Etat pour ne pas les pénaliser. Personnellement ? Je ne mange pas beaucoup de viande, mais j’en savoure avec plaisir de temps en temps ! »
L’avis de N. Hulot : « Restons lucides, l’essentiel est certainement de manger plus de protéines végétales, et moins de viande - mais de meilleure qualité, ce qui économiquement ne change rien. Tout est question d’équilibre, et entre y renoncer totalement ou en consommer moins et de meilleure qualité, la nuance est de taille. N’oublions pas qu’il est aussi question de l’avenir de la biodiversité, des terroirs, des paysages ... »


2. RENONCER A LA VOITURE EN AGGLOMERATION
Les faits : Une voiture moyenne qui parcourt 15.000 km/an émet 2,5 tonnes de CO2 par an : elle est donc 30 fois plus émettrice de gaz à effet de serre que le train ou le RER. De plus, la taille du véhicule compte : entre une petite voiture et un 4x4, la différence de consommation peut aller du simple au quintuple. Quant à la voiture hybride, elle peut faire économiser 30 à 50% de la consommation.
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous vous passer de voiture, ou en changer ?
Le résultat : Là encore, stupeur. Près de la moitié des internautes (46 %) n’a pas de voiture ou pourrait s’en passer. Un tiers d’entre eux (32 %) accepterait de l’utiliser moins souvent ou d’en changer pour une plus petite, d’autres (16 %) souhaitent acquérir une hybride, et quelques-uns (5,6 %) ne pourraient ni en changer, ni s’en passer.
L’avis de J-L Borloo : « Le système des bonus-malus (taxant les véhicules néfastes à l'environnement et accordant des primes à l'achat aux véhicules plus vertueux, NDLR) a permis une vraie sensibilisation à ce problème. Les ventes de modèles "sobres" ont augmenté de 45 % et celles de véhicules plus polluants ont baissé de 40 % ! Cependant, il ne faut pas oublier que selon leur métier, leur lieu d'habitat et leurs moyens, tous les Français ne peuvent pas changer de voiture ou s'en passer. Au Ministère, on roule en Cleanova, un prototype hybride. Quant à moi, je n'ai pas de voiture personnelle. »
L’avis de N. Hulot : « Renoncer à la voiture est un idéal, mais j’entends bien que la société n’a pas été conçue pour s’en priver brutalement. Là aussi, il existe un équilibre entre utiliser son véhicule à tout bout de champs et en user seulement quand il n’y a pas d’autre option possible. En revanche, au moment d’en changer, on peut choisir de mettre une fin définitive aux véhicules énergivores. »


3. ARRETER L'AVION
Les faits : Pour vous donner une idée, un avion équivaut à autant de petites voitures qu'il a de sièges passagers ... ! Un vol aller-retour Paris-Marseille émet 50 fois plus d'équivalent carbone qu’en train, et 3 allers-retours Paris-USA représentent l’émission d'équivalent carbone d’un Français en une année, tous domaines confondus.
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous cesser de voyager en avion ?
Le résultat : Nos internautes, là encore, sont très motivés. Plus d’un tiers (38,2 %) affirme vouloir arrêter l’avion, un autre tiers (30,4 %) accepterait de ne le prendre qu’un fois par an, tandis que d’autres pourraient réduire la fréquence de leurs trajets (19,6 %). Mais une frange d’irréductibles refuse de changer ses habitudes aériennes de travail ou de vacances (11,8 %).
L’avis de J-L Borloo : « C’est très positif. Même si la pratique est encore difficile à adopter systématiquement, les Français réalisent de mieux en mieux qu'un déplacement en train est plus respectueux de l'environnement qu’en avion. Au Ministère, nous faisons très attention à nos lieux de rendez-vous : d'abord en évitant au maximum l'avion, mais aussi, d'une manière générale, en renonçant à certains déplacements superflus. »
L’avis de N. Hulot : « Ces résultats m’interpellent, car ils entraînent à réviser totalement notre rapport au monde et à la mobilité. Là aussi, il faut préférer un autre mode de transport quand cela est possible. Quand ça ne l’est pas, ce qui est mon cas lors de mes voyages pour Ushuaia, on peut s’engager dans une démarche de sauvegarde de la nature (association, compensation carbone …). »


4. MANGER TOTAL BIO, LOCAL ET SAISONNIER
Les faits : Consommer des produits venus du bout du monde ou cultivés sous serre (fraises en hiver, mangues toute l’année), induit une quadruple dépense énergétique, dûe au transport, à la réfrigération et à l’emballage. De plus, contrairement à l’idée reçue, manger bio ou local ne coûte pas forcément plus cher … Pour preuves les AMAP ou certaines grandes chaînes à prix raisonnables (Biocoop, Carrefour). En fait, il faut surtout modifier son alimentation. Moins de viandes, moins de produits transformés, plus de légumes et de céréales : et hop, un budget équivalent pour une santé au top.
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous acheter bio et local ?
Le résultat : La moitié de nos internautes est partante (50,9 %), même si elle doit pour cela renoncer à certains produits ou augmenter son budget. L’autre moitié accepte de se nourrir bio dans une certaine mesure, mais pas de renoncer aux produits exotiques ou bon marché (46,5 %). Et seulement 2,6 % refusent de changer leur alimentation ou leur budget pour cause environnementale.
L’avis de J-L Borloo : « Le plus important, c’est la saisonnalité. Acheter des fruits qui ne sont pas de saison, c’est contribuer à des transports superflus et des méthodes de culture gourmandes en énergies. Regardez cette corbeille de fruits (dans son cabinet, NDLR) : avant, vous auriez pu y trouver des fraises en hiver, maintenant, ce sont des pommes de saison ! A la maison, c'est pareil. Concernant le bio, la différence de prix -  pas si grande qu'on le croit, d'ailleurs - s'explique par l'étroitesse du marché actuel (seulement 2 % de culture bio en France), qui rend le coût du circuit plus cher. Mais petit à petit, l'Etat crée un marché plus important grâce à la présence croissante du bio dans les cantines publiques (+ 20 % en 2012), et les aides fiscales aux agriculteurs pour leur reconversion bio. »
L’avis de N. Hulot : « Ces résultats montrent que les fondamentaux - qualité, proximité, saisonnalité - sont de plus en plus partagés. Avec l’opération « Des fraises au printemps », la Fondation souhaite informer les gens des enjeux qui se cachent derrière leur assiette. Il est important de favoriser les circuits courts, d’être intransigeant sur les produits de saison, de choisir les labels de qualité … Sachant que le surcoût du bio peut être compensé par le fait de manger moins de viande, ou de prendre des produits en vrac. »


5. S’HABILLER VERT
Les faits : Les fringues écolo et éthiques sont devenus légion, ne coûtent pas forcément un bras, et peuvent même suivre la mode. Avec des marques comme Les Fées du Bengale, Article 23, Edun, Leaf ou les catalogues de VPC (3 Suisses, Redoute), on peut trouver slims, jeans larges taille haute, basiques fashion et autres mignonneries hype à des prix normaux, pour un look parfait qui fait du bien à la planète.
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous renoncer à vos marques habituelles pour acheter de la mode écolo-éthique ?
Le résultat : Sur cette question, les internautes (des fashionistas ?) sont plus mesurés. Si près d’un tiers (29,9 %) a déjà commencé à faire des efforts dans ce sens, une bonne moitié (51,5 %) serait prête à s’y mettre, mais pas systématiquement. Et 18,6 % aiment trop certaines marques pour y renoncer.
L’avis de J-L Borloo : « Hum, pour cette question, je demande un joker ! (rires) »
L’avis de N. Hulot : "Si on en a l’occasion, c’est un pas de plus que d’opter pour des vêtements dont la fabrication est moins impactante pour la planète. Tout comme de donner une seconde vie à ses vêtements, en les réparant ou en faisant profiter d’autres personnes.  "


6. NE PLUS FAIRE COULER DE BAINS
Les faits : Prendre une douche (20 à 60 litres d’eau) plutôt qu’un bain (100 à 150 litres) économise de l'eau, mais aussi de l'énergie pour la chauffer. A noter, un chauffe-eau solaire permet d’économiser entre 40 et 70% de la consommation d’énergie pour l’eau chaude (et des primes à l'installation facilitent l’investissement).
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous renoncer à prendre des bains, voire changer votre installation pour économiser de l'énergie ?
Le résultat : Ici, 19 % des internautes avouent être accros aux bains, un bon tiers (35,8 %) accepte d’y renoncer sans changer d’installation, et près de la moitié (45,3 %) sont prêts à la changer.
L’avis de J-L Borloo : « Passer du bain à la douche est un point essentiel, basique, et plutôt bien passé dans les moeurs. En ce qui concerne l'équipement, tout le monde n'a pas les moyens d’en changer, mais avec les avantages fiscaux (jusqu'à 40 % remboursés sur l'achat de matériel), l'éco-prêt à taux zéro, et le crédit d'impôt cumulable, cela devient beaucoup plus accessible. Personnellement, je n'aime pas les bains, et chez moi, j'ai une douche, pas de baignoire ! »
L’avis de N. Hulot : "Il me semble que c’est assez facile de stopper les bains, sans pour autant changer d’installation. Réduire sa consommation d’eau présente un double bénéfice, tant pour la ressource elle-même que pour la consommation d’énergie nécessaire à son chauffage."


7. PLAQUER UN ANTI-ECOLO
Les faits : Dilemme sentimental. Vous êtes foncièrement écolo, faites de gros efforts environnementaux et prenez votre pied à devenir chaque jour un peu plus green, mais votre douce moitié est un conducteur de 4X4, dingue de viande, gros consommateur devant l’Eternel et absolument hermétique aux questions de changement climatique.
La question : Iriez-vous jusqu'à rompre avec l’Elu pour cette incompatibilité de vie ?
Le résultat : Sujet délicat … ! Les réponses indiquent que l’amour est plus fort que tout. Une bonne moitié de nos internautes (58,3 %) préfère faire des concessions et convaincre petit à petit leur partenaire de changer, tandis qu’un tiers (31,1 %) affirme que l’amour n'a rien à voir là-dedans, et ne va certainement pas changer de compagnon pour une raison pareille. Mais un internaute sur 10 (10,7 %) avoue y avoir déjà pensé, car cela pèse dans le couple et empêche d’imaginer un futur ensemble.
L’avis de J-L Borloo : « Ah, question épineuse ... Je crois que cela peut être un accélérateur à la brouille dans un couple qui va déjà mal, un peu comme la belle-mère ou la cigarette au lit ! (rires) »

L’avis de N. Hulot : "J’espère qu’on ne sera pas obligé d’en arriver là !"




8. CONSOMMER DEUX FOIS MOINS, TOUS DOMAINES CONFONDUS
Les faits : L'industrie (c'est-à-dire les produits manufacturés) et les services sont, en France, à l'origine de 50% des émissions de gaz à effet de serre. Vêtements, voyages, objets de décoration, livres, disques, électroménager, produits high tech ... Si on consommait moins, on polluerait moins. Ce qui ne ruinerait pas pour autant l’économie du pays : les priorités et les investissements changeraient, pour devenir plus « soutenables ».
La question : Maintenant que vous le savez, allez-vous acheter deux fois moins ?
Le résultat : Motivés, près de deux tiers des répondants (63,5 %) concèdent que si « deux fois moins » leur paraît exagéré, ils pourraient effectivement ralentir leur consommation. Un quart courageux (26,9 %) affirme pouvoir se passer de la moitié de ce que qu’ils consomment, tandis qu’une minorité (9,6 %) n’a pas le sentiment de trop consommer, et/ou ne pourrait pas le faire moins.
L’avis de J-L Borloo : « Je crois que la question n'est pas tellement de consommer moins (certains n'ont pas de quoi réduire, puisqu'ils n'ont déjà pas de quoi payer le superflu !), mais bien de consommer différemment. On peut voter pour la planète en choisissant soigneusement ce que l'on achète, selon la qualité et le respect de l'environnement que pratiquent les fabricants. En préférant un produit à un autre, chaque consommateur envoie un message à l'ensemble d'une chaîne de production. »
L’avis de N. Hulot : « Cette question appelle une nuance fondamentale entre le superflu et l’essentiel que vous avez d’ailleurs notée. Dans un monde qui ne s’étend pas au rythme de nos sollicitations, chacun peut comprendre que l’illusion de l’abondance pour tous est une imposture. Alors que l’essentiel n’est pas résolu pour la plupart des terriens, le superflu est sans limites pour quelques-uns. Nous sommes condamnés à partager, et pour ce faire, à économiser au sens noble du terme. »



BORLOO / HULOT, MÊME COMBAT ?


JEAN-LOUIS BORLOO, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

- Selon vous, les Français ont-ils réellement pris conscience des enjeux écologiques ?
Oui. Le Grenelle a clairement entraîné une prise de conscience qui fonctionne par effet domino : on réalise quelque chose à propos des voitures, qui entraîne une question sur le train et l'avion, puis on se demande comment économiser l'eau, puis les déchets ... Les Français commencent à comprendre beaucoup de choses, et votre enquête le montre de manière significative.

- Pensez-vous que les femmes y sont plus sensibles que les hommes ?
Les résultats de votre sondage, très engageants, le donnent à penser. D'une manière générale, les femmes me paraissent très attentives aux questions écologiques, surtout celles de 30 à 50 ans. J'imagine que c'est dû à la maternité, un instinct de protection pour leurs enfants.

- Qu’avez-vous pensé des déclarations de Jonathon Porrit*, affirmant qu’avoir plus de deux enfants est un acte irresponsable pour la planète, et que le contrôle de la surpopulation par la contraception et l'avortement doit être au coeur des politiques pour lutter contre le réchauffement climatique ?
C'est un sujet très compliqué. Le seuil de renouvellement, c'est-à-dire le nombre moyen d'enfants par femme auquel une population se maintient au même niveau, est d'environ 2,1 enfants par femme. Or, ce taux est rarement atteint en Europe ! Je ne vois donc pas bien l'intérêt de cette idée pour les pays développés. Mais de toutes façons, que ce soit pour l'équilibre général de la planète ou pour sa liberté personnelle, chaque femme dans le monde doit pouvoir choisir, et il est toujours nécessaire de le rappeler.
*Environnementaliste, à la tête de la commission pour le développement durable en Grande-Bretagne.


NICOLAS HULOT, reporter, écologiste et fondateur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme.

- Selon vous, les Français ont-ils réellement pris conscience des enjeux écologiques ?
Oui, je l’entends et le ressens. Grâce à de nombreuses mobilisations, l’écologie est sortie de son ghetto et la prise de conscience est réelle. Et si elle est parfois détournée de son but premier pour des raisons mercantiles, ne doutons pas de l’intelligence des gens : ils sauront vite faire la distinction. Rappelons à quel point les enjeux sont importants : ce n’est ni plus ni moins la survie même de l’humanité qui est en jeu. Dans la loi Grenelle 1, il y a une somme de mesures sans équivalent en France. Et si elle n’est pas l’alfa et l’omega, elle a le mérite de lancer une dynamique. Il y a clairement un "avant" et un "après".

- Pensez-vous que les femmes y sont plus sensibles que les hommes ?
En me basant sur mon ressenti car je n’ai pas d’étude qui corrobore mon propos, j’ai l’impression que la femme est plus sensible à l’avenir de la planète, qu’elle sait indissociable de celui de ses enfants. D’ailleurs, dans bien des civilisations, la Terre est assimilée à la femme ou à la mère - comme par exemple la déesse Pachamama (Terre-Mère) chez les Amérindiens d’Amérique du Sud. Mais je n’irais pas jusqu’à en faire une systématique.

- Vous aussi, vous progressez dans vos efforts « verts » ?
Passer chacun de ses actes par le filtre de sa conscience devient peu à peu une nouvelle logique d’esprit, presque un jeu. Pour ma part, j’évite d’imprimer, j’éteins les veilles de mes appareils électriques, je refuse les sacs plastiques, j’utilise le vélo et le train dès que possible, j’achète des produits de proximité, je trie mes déchets, j’ai limité ma consommation de viande, je fais du compost, je récupère l’eau de pluie, j’ai des ampoules basses consommation, je chauffe à 19° C seulement quand la maison est occupée, j’ai un scooter électrique, j’ai changé de voiture pour prendre la plus économe possible, je fais réparer les vêtements comme les appareils électroménagers ... et ainsi de suite essayant de trouver chaque jour une petite contribution supplémentaire. Mais l’idée, encore une fois, est de ne pas tomber dans l’austérité … !



Tag(s) : #Environnement

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