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Demolition Party : le récit

Juin 2008


People à la pelle, champagne à flot et décadence totale : la soirée du Royal Monceau a largement tenu ses promesses.


 
On attendait beaucoup de cette Partie de Démolition de l'hôtel Royal Monceau dont le buzz ravageait les conversations parisiennes. Des journalistes aux jeunes branchouilles en passant par les éternels addictés à la night, pas un qui n'ait essayé de choper un carton d'invitation, ô combien convoité sésame pour une nuit qui promettait de ne ressembler à aucune autre ... Carton ou pas, beaucoup sont restés sur le carreau, faisant la queue des heures dans la frénésie avant d'abandonner. On attendait 1500 personnes, près de 3000 ont tout de même réussi à entrer. Voilà ce qui attendait ces petits veinards :



- Une conf' de presse au lit :
Un peu longuette mais nécessaire (surtout pour les malins journalistes voulant éviter la queue à 23h), la conférence de presse présentant le futur hôtel - ultra luxe & trendy - s'est faite pour certains (comme votre serviteuse) allongés sur de grands lits moelleux garnis d'oreillers, face à des écrans plats, une coupe de champ' à la main dans une ambiance toute rose. Nous avons un métier difficile.


- Des oeuvres d'art contemporain barrées :
Dans chaque chambre du premier étage, les artistes invités avaient préparé leurs mises en scène. Scène de crime (les beautés assassinées de Philippe Perrin), baignoire qui avance grâce à un moteur de bateau plongé dans une poubelle d'eau (Wang Du), ravages d'une bombe fumigène, éclats de miroir répandus sur tout le sol, photos noir et blanc de people sur fond rose et bulles de savon, verres explosés par des petites masses automatiques (Sudershan Shetty) ... Le tout dans un hôtel déjà taggé, déchiré, décoré, défloré. Jolie mise en bouche pour la suite.



- Des people en cavale :
Personnellement, j'ai croisé de tout à cette soirée mais le plus drôle, c'était la proximité. Un peu comme une nuit bien garnie au Baron, mais en plus spectaculaire, la Demolition m'a permis de trinquer avec Gilles Lellouche (Gilles, je t'aime), me faire taxer une clope par Keziah Jones, rigoler avec Marie Gillain, taxer du feu à Guillaume Canet, me faire "regarder dans les yeux j'ai dit les yeux" par Jude Law (oui, un grand moment, mais bizarrement, aucune demande en mariage n'a suivi), écouter discrètement les histoires de Lou Doillon, dire à John Nollet qu'il était beau, admirer Mélanie Thierry en vrai, croiser Philippe Manoeuvre, Sainclair, Audrey Marnay, approuver les goûts artistiques de Christophe Dechavanne, sourire gaiement à Jack Lang, et surtout me faire tagger la veste en beauté par Jean-Charles de Castelbaljac et ses markers (merci !). On n'a pas vu, en revanche, les annoncés Sharon Stone, Vanessa Paradis et Johnny Depp, et je suis un peu déçue d'avoir raté Sébastien Tellier (mais où se cachait-il ?). On ne peut pas tout avoir.



- Une ambiance mi-colo, mi-fin du monde :
Entre les destructions, l'alcool répandu, les clopes et autres pétards écrasées sur la moquette, les VIP courant joyeusement au coude à coude avec les lambdas dans les couloirs sombres, les démarrages d'incendie, la "permission" de tout pulvériser sur notre passage (pardon aux lustres, dont je garde un pendeloque en souvenir), les cris, les danses et la sensation de vivre un moment unique, l'ambiance de la Demolition se situait directement entre une apocalypse totale et une bonne colonie de vacances à 8 ans et demi. Excitant, hystérisant, phénoménal et affreusement décadent. Bien sûr, il ne fallait pas penser aux gens qui crèvent de faim ou même ceux qui gagnent le smic : pour profiter de cette soirée, il était nécessaire de laisser son cerveau aux vestiaires, et d'être totalement superficialo-égoïsto-con pour une nuit. Et oui. Mais c'est bon.



- Des concerts aberrants :

Oubliez Bercy. A la Demolition, les heureux invités ont pu profiter des musicos dans des salles grandes comme votre chambre. Keziah Jones en duo avec Raphaël, Gossip, Thomas Dutronc, Benjamin de la nouvelle star, Revolver, et plein d'autres qui étaient programmés mais dont je ne sais pas s'ils sont passés puisque je ne les ai pas vus (il fallait bien varier les lieux et je n'ai pas encore le don d'ubiquité). Sur scène ou non, parfois avec juste une guitare, un piano perdu dans une petite chambre, le public sautant sur les matelas, se suspendant aux lustres, explosant les miroirs en rythme avec la musique ou tapant sur l'épaule du chanteur quand il passait à proximité ... Sympa.


Des dancefloors déjantés :
Evidemment, à toute cette folie s'ajoutait des pistes de danse au taquet. Pour ceux qui n'avaient pas pu accéder aux étages (à partir d'une certaine heure, il fallait pour cela patienter dans une dangereuse file d'attente), il restait la tente ronde et rose où le styliste Jean-Paul Lespagnard avait mis le feu avec ses mannequins et où il faisait bon danser sur les plots ; mais aussi la grande piste du hall rythmée par les 2 Many' DJ. Ou encore, cette fois au premier étage, la chambre-boite privée d'André (La Clique), protégée par deux videurs et une sélection serrée. Boite privée qui, apparemment, n'était pas terrible dedans - moins bien certainement que la suite de Nicolas Ullmann (ici en Marilyn Manson) où la mini-scène a vu défiler les meilleurs.


Bref, la Demolition Party fut exactement ce qu'elle annonçait : un pétage de plombs luxueux, un chaos total pétant dans la soie et baignant dans le champagne. Alexandre Allard, le business-man de 39 ans à la tête de cette "rebirth" du Royal Monceau, nous donne rendez vous pour la prochaine dans un an, à Sao Paulo. Pour le trajet, demandez donc à Jude de vous emmener dans un jet privé, il a adoré le concept.


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Tag(s) : #Société - Lifestyle

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