Journaliste exaltée à géométrie variable, je travaille pour
le magazine MARIE CLAIRE.
Mon talent étant assez improbable en matière de mode et de beauté, je signe surtout des papiers société, tendances, high tech, environnement et Paris.
Si vous voulez vraiment savoir à qui vous avez affaire, vous trouverez mon pedigree complet en cliquant ici.
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| Photo credit -"Le Parisien" : ©Julien Bousquet |
And now, on to our main event -- the first JNSQ PARIS PROUST
FILES INTERVIEW WITH:
Le buzz du mois : Google TV
Après la révolution de la musique par les mp3 et celle de la presse par l'iPad, voici venu le temps de révolutionner la télévision. Vous en rêviez ? Google TV va le faire. Parce que nous sommes de plus en plus accros à Youtube, aux séries en streaming ou à la VOD (video à la demande), parce que regarder des séries sur un petit écran d'ordi n'est pas très pratique, et que la télévision traditionnelle est de plus en plus compliquée à gérer (trop de chaînes, aucune flexibilité d'horaires), le géant du web annonce en partenariat avec Sony le lancement d'une plate-forme unique pour la rentrée. L'idée ? Un moteur de recherche intégré à votre télévision, permettant de trouver directement un film en location, l'horaire d'une émission, programmer un enregistrement, utiliser Youtube, obtenir des sous-titres ou une traduction ... Bref, le parfait mariage du web et de la télé, en toute simplicité. www.google.com/tv
Les sites du mois
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- Pour shopper : Shoes Of Prey ***
Encore peu connu en France, le site australien Shoes of Prey a déjà conquis les fashionistas anglosaxonnes. Solution divine pour créer soi-même la paire de chaussures de ses rêves, il propose de choisir la forme (de la ballerine à l'ankle-boot), le talon, le bout (rond, ouvert ...), la matière (cuir, daim, soie ...), les décos et les couleurs, pour obtenir au final nos escarpins de princesse customisée ! Frais de port raisonnables (15€), prix dans les 150€, et possibilité de retourner le colis si le résultat ne nous plaît pas. A tester.
- Pour se cultiver : MadeInPresse **
Pour les
petites veinardes qui se sont offert l'iPad, ou les nombreuses utilisatrices d'iPhone, le site MadeInPresse est une pépite : regroupant un max de magazines variés (dont Marie Claire, bien sûr),
il permet d'acheter des numéros en kiosque, consulter gratuitement les anciens, parcourir les parutions de la semaine et lire sur son écran tous ces mags de A à Z. Pratique, on peut même entrer
un mot-clef et compulser la liste de tous les articles traitant du sujet cherché. Bluffant.
www.madeinpresse.fr (depuis l'appli Safari des iPhone et iPad)
- Pour sourire : Le Petit Echo Malade
**
Pour
se moquer avec finesse des blogueuses de mode, deux garçons (Lorenzo Papace et Vincent Pianina) ont eu l'idée de se mettre en scène en parodiant les photos des filles les plus pointues à leur
propre sauce. Le résultat ? Indescriptible et fabuleux ! Punky B, Garance Doré ou Pandora sont caricaturées par ces messieurs avec moult créativité et humour décalé. Un pur régal !
http://lepetitechomalade.com/
eShopping
1- Inspiré des lunettes du même nom, le casque "Aviator" de Skullcandy est né d'une collaboration avec le rappeur
Jay-Z. Sexy, stylé et parfaitement dans le ton de la rentrée, c'est l'accessoire qu'on attendait pour reprendre en rythme le chemin du bureau.150€, skullcandy.com
2- On est tous un peu amoureux des vinyls ... Le designer estonien Pavel Sidorenko a su les customiser avec talent pour en
faire de magnifiques horloges murales. En forme de parapluie, animaux, théière ou revolver, le cadeau idéal à faire à son salon. 30 € sur www.pavel-sidorenko.com
3- La high-tech est partout, même près du moule à gâteau ! Pratique, simple à utiliser et vite indispensable, Qooq, c'est THE
livre de cuisine du 21e siècle : sous son écran tactile, il propose 2700 recettes, 200 techniques, 800 fiches ingrédients et vins, et des vidéos de chefs expliquant leurs secrets. Miam. 349
€ www.qooq.com
Hier soir à Bercy, c'était la fête aux nouveaux Guns. Aujourd'hui, chez les journalistes
et les fans (voyez les statuts Facebook de vos copains), c'est la consternation, les jets de tomates et les larmes de douleur effarouchée. A base de : "Han, il a
mal vieilli", "Tain, sans Slash, c'est vraiment pourri", ou "Pfioulala, c'était mieux avant, et puisque c'est ça je vais me pendre avec le t-shirt que j'ai quand même acheté au POPB".
Certes, ce pauvre Axl a vieilli. Et vue la saine vie qu'il a mené, en paie aujourd'hui les pots cassés. Non, sa voix
n'a pas le même grain ni la même puissance qu'avant, il a mis un peu de temps à la chauffer comme un diesel, et quand il saute "lestement" sur les amplis ou tente une petite choré en jetant un
pied de micro, on a un peu peur qu'il se pète une hanche. Pire pour les donzelles qui fantasmaient sur lui à sa période cycliste + bandana + torse poil bien gaulé, il ressemble désormais à un
Stacy Keach roux et botoxé qui aurait kiffé sur un styliste texan. Dur.
Côté musique, avouons aussi, quelques inévitables déceptions : après une heure et demie de retard, le spectacle a
bien mis une demi-heure à nous exciter, d'étranges longueurs nous ont vu ronfler (sympa, ce solo de piano interminable, ou les prestations scéniques de James Bond et la Panthère Rose). La palme
de la flippe, je pense, revient à l'ambiance slow-ringue accompagnant certaines ballades, avec en clou de spectacle les vidéos dignes de clips de karaokés sur l'écran géant. Dans la série
improbable, un des roadies a fait le ménage pendant Rocket Queen (wouhou, ambiance trop gueudin chez ces coquins de hardeurs !). Et on s'est tous demandés pourquoi DJ Ashba prenait des poses à la Slash, un look et un chapeau à la Slash, alors que justement, on a tous bien les boules qu'il ne soit pas ... ah ben, Slash,
tiens.
MAIS.
Mais mais mais.
Les gars, nous ne sommes plus en 1986 (ou 92). Évidemment qu'il fallait y aller blindé d'avance de déception possible. Ces
cris de révolte m'étonnent. A quoi vous attendiez-vous ...? On dira ce qu'on voudra, c'est tout de même une immense jouissance de voir (pour la dernière fois ?) Axl se démener
sur scène. Le respect pour le mythe n'est pas mort. Et les musiciens, bien qu'inconnus au bataillon des accros au groupe initial, et un peu portés sur la branlette de solos, savent ce
qu'ils font.
Alors que le concert de Dublin a pris fin au bout de 4 chansons (environ 20 minutes donc), le public parisien a eu droit à
2h30 de show, truffé de ces madeleines proustiennes chères à nos coeurs d'adulescents : Welcome to the jungle, Live and let die, You could be mine, Sweet child of
mine, November rain, Knockin' on Heaven's door, Night train, Paradise city ... Plus The Wall des Pink Floyd et Whole lotta Rosie d'AC/DC.
Ma conclusion est donc : DE QUOI SE PLAINT-ON EXACTEMENT ? Qu'Axl prenne de l'âge (ce traître) ? Qu'un groupe à la
réputation sulfureuse ait l'audace de nous faire poireauter (whou les vilains) ? Qu'ils nous aient infligés quelques titres de Chinese Democracy (leur album, qu'on le veuille ou non) ?
Que les solos des musiciens puent le m'as-tu-vu (ce sont des musiciens, ça leur prend parfois) ? Que Slash, Steven et Izzy soient partis ? Que le feu ne prenne plus pareil ?
Come on ... Ce qui nous fait surtout mal, c'est de ne plus être dans les nineties et que le temps passe, les gens changent,
la vie est une chienne et ce concert NE POUVAIT DE TOUTES FACONS pas être le même qu'il y a 20 ans. Selon moi, ça n'empêche pas de prendre son pied à un live de groupe culte. Surtout
quand Axl, bizarrement, a l'air content d'être là.
Allez, arrêtez de bouder et faisons nous mal avec une vieillerie à laquelle nous n'assisterons jamais plus :
Live Paris / You could be mine
http://www.youtube.com/watch?v=KCyQMmttcxE
PS : pour ceux que ça intéresserait encore, il paraîtrait qu'ils feraient un petit boeuf ce soir à l'Arc.