Connecting people

Abonnement RSS

  • Flux RSS des articles

Je travaille pour eux

Recommander

Rechercher



  Journaliste exaltée à géométrie variable, je travaille pour
le magazine Marie Claire.

Mon talent étant assez improbable en matière de mode et de beauté, je signe surtout des papiers tendances, culture (plus précisément musique et livres), environnement et Paris.

Parce que des forces obscures m'obligent à sortir après le coucher du soleil, je tiens également un blog sur Say Who, le site de la nuit parisienne et des gens qui la font.

Il est possible aussi que j'aie écrit un livre sur les Parisiens,
paru le 9 février 2010 : "Comment (ne pas) devenir Parisien".
Plus de détails ici et quelques extraits .



Ce site est mon book, mon CV, ma vitrine, mon catalogue, mes mémoires, que dis-je, c'est une péninsule. Il permet la consultation online de mes articles.
Il offre donc - avec une générosité admirable, mais un design assez tragique, j'avoue - une source de lecture instructive et néanmoins distrayante à qui n'aurait rien à lire, là tout de suite.

Pour accéder aux papiers, il vous suffit de faire votre choix à gauche : ils y sont triés par catégories de sujets (c'est très bien fait). Si vous êtes plutôt du genre à foncer vers l'essentiel comme un foufou, voyez plutôt le best-of (en quelque sorte mes best sellers, sauf que je ne les vends pas, c'est ballot).

Si, pour une raison mystérieuse et inexplicable, vous devenez fan de ces papiers (ou que vous êtes de ma famille), vous pouvez être prévenus chaque fois qu'un nouvel article est mis en ligne, grâce à l'inscription à la newsletter ou au flux RSS. Vous pouvez aussi m'écrire pour à peu près n'importe quelle raison valable, sympathique ou intelligente. Enfin, si l'envie vous prend de pousser la chansonnette pour vous détendre un peu, un karaoké défile justement en haut de l'écran à cet effet.

Sur ce, bonne lecture, merci d'être passé et permettez-moi de conclure sur ce sage dicton :
qui ne tente rien, ne tente rien.



MARIE CLAIRE.FR


GUSH

Juin 2009


Ils bouclent à peine leur premier album et sont déjà cultes on stage. Pop, rock, funk, mais surtout blindé d'une énergie ahurissante, Gush* est le nouveau groupe à aimer tout de suite. Rencontre avec quatre garçons dans le vent.



Attention, claque musicale en vue. Si vous aimez le rock qui envoie, la pop qui dance, le funk qui wawaw, les textes qui cachent quelque chose et les voix qui jouent avec vos tripes, vous allez être servis. Cousins et frères français, mêlés d'origines suisse, anglaise et vénézuélienne, la famille Gush (alias Xavier, Vincent, Mathieu et Yan) excelle autant dans la démesure scénique - batterie enragée et guitares possédées - que la douceur mélodique - claps des doigts et subtiles vocalises a capella. Ils ont grandi en écoutant les Beatles, AC/DC, les Beastie Boys, Gainsbourg, Dylan, Marley ou Daft Punk, mais ont forgé et ciselé leur propre style : un son bien à eux, pulsant, vrillé et envoûtant. Gush (qui veut dire "jaillissement" en anglais), c'est un trip. Un look et une attitude, aussi. Comme en plus, ils sont assez beaux (et oui, c'est énervant), nous les avons rencontrés après leur show du Café de la Danse, et vous les présentons avant qu'ils n'enflamment Rock en Seine cet été. Profitez-en.


*Pour les écouter : www.myspace.com/wearegush

EPs "Rocking for my children" et "B-sides" disponibles à la Fnac, Virgin, iTunes Store et autres distributeurs.

Prochaines dates : le 1er juillet au Festival Soirs d'été (Paris), le 28 août au Festival Rock en Seine (St Cloud), plusieurs scènes en automne à voir sur leur site.




LEUR NOM, LEUR STYLE

Pourquoi ce nom, "Gush" ?
Il y a différentes lectures, chacun trouve la sienne ... Nous, on les mêle un peu toutes. Parfois ce qui "jaillit" c'est de l'énervement, parfois de l'excitation ... En tous cas, ça sort !

Vous chantez uniquement en anglais ?
Oui, parce qu'on a vraiment du staïle ... ! (rires) La vérité, c'est qu'on est évidemment très influencés par la musique anglophone, qu'on écoute depuis qu'on est tout petits, beaucoup plus que la musique francophone. On s'est donc naturellement dirigés vers ça. L'idée, c'est aussi de toucher un maximum de gens, l'anglais étant le langage universel du moment. Mais on a aussi envie de chanter en français un jour, en espagnol, en hébreu ... Pourquoi pas en latin ! Il y a beaucoup de langues avec une belle sonorité. Mais peut-être que si on n'avait pas commencé en anglais, on ne ferait pas la même musique non plus.

Votre marque de fabrique, c'est de tout faire à quatre : les chants, les instruments, il n'y a pas de rôle défini. Comment ça se gère ?

Ce n'est pas toujours facile, on doit se mettre en place, faire des essais ... Il n'y a pas de leader qui dirige les opérations, donc ça peut parfois devenir compliqué. Mais la plupart du temps, c'est simple : l'un de nous arrive avec une idée, il la joue, puis les autres se greffent dessus et ça se passe très bien. En plus, c'est cool, créatif, ça permet de changer de version en inversant les rôles sur scène, donner différentes interprétations.


LA SCÈNE

Vous allez faire Rock en Seine cet été, avec Oasis, MGMT et Faith No More entre autres. Ca représente quoi pour vous ?

C'est énorme ! Une scène pareille, le public, un vrai son ... En concert, ce qui est bon, c'est quand les gens sont pris par le son, qu'ils dansent, qu'il y a une vraie dynamique dans la salle. On aime le volume, et on aime la scène. On a de très bons souvenirs à la Flèche d'Or, au Café de la Danse, aux premières parties de la chanteuse Rose. C'est encore plus fort quand les gens sont venus et ont payé pour le concert, et non pas une intervention gratos dans un club branchouille à Paris : ils sont là pour bouffer de la musique, prendre ce qu'il y a à prendre, et nous, on donne !

La scène, c’est meilleur que le studio ?
Les deux sont géniaux, c'est indissociable, l'un vit avec l'autre. Il y a des moments magiques en studio qui durent toute la nuit, on joue sans fin, on écoute, on boit du vin, on cherche la bonne prise ... Les live peuvent être magiques aussi, c'est un instant super excitant, immédiat. On a besoin de ces deux univers pour s'épanouir.

Vous avez aussi accompagné Adanowsky* durant sa tournée à l'étranger. C'était comment ?
Super, ça s'est très bien passé. On remercie totalement Adan pour ça. Ca a créé un petit public, on doit bien avoir une trentaine de fans à Santiago du Chili maintenant ... (rires)


* www.myspace.com/adanowsky


LEUR ALBUM

Votre album sort bientôt ?
Il est déjà enregistré, il est prêt, mais pour des questions de mise en place il ne sortira pas avant janvier prochain. On est évidemment super impatients. On aimerait bien en sortir un tous les six mois ! Déjà, on est contents d'avoir signé avec une maison de disques qui nous plaise (NDLR : le label Cinq 7, celui des Naive New Beaters, The Do ...). On avait eu des propositions ailleurs mais on préfèrait prendre notre temps avant de faire confiance à quelqu'un. Là, on a un bon producteur, Loïc Barrouk, et une maison de disques dont le style nous correspond. Bref, on a de la chance.

Et dans cet album, on retrouve des titres déjà connus en singles ou ce ne sont que des nouveautés ?
Ce ne sont que des nouveaux morceaux, à part Favorite Song, et Back Home qu'on a retravaillée de façon plus acoustique.

On y retrouve votre style, ou bien il a évolué ?
C'est toujours sauvageon mais différent, plus brut, plus tribal. Beaucoup de piano, quasiment que des guitares acoustiques, moins d'électriques ... C'est plus nous, en fait. Avant, on sentait quand même bien nos influences diverses dans certains morceaux ; maintenant, on a trouvé un son plus personnel, vraiment nous. C'est plus Gush !

Quand vous composez, ce sont les mots qui viennent en premier, ou la mélodie ?
Il n'y a pas vraiment de règles. Cela dit, c'est plus souvent la musique qui vient en premier, on a un air dans la tête, et on part de là. Mais parfois, on a l'idée d'un texte, et après, on se dit que ce serait bien de le mettre en musique ...

En tant que jeune groupe, vous pensez quoi du téléchargement illégal et du streaming ?
C'est un fait, ça existe, et il ne sert à rien d'aller contre. A l'époque des CD, certains ont aussi râlé parce qu'on pouvait les graver ... Or, les téléchargements, ça permet quand même une certaine diffusion, des buzz. Il faut juste être malin. Les groupes qui sont contre, on pense qu'il faut qu'ils se dépoussièrent : il faut vivre avec son temps. Nous, MySpace nous a aidés, même si ça n'a pas été non plus une explosion. Le clip de "I Just" a été pas mal visionné, ça a créé du buzz ... Peut-être qu'il faut trouver une nouvelle solution pour ce problème de téléchargement illégal : des forfaits, des abonnements, ce serait un début.
 

LES FEMMES, LES CHEVEUX, L'AVENIR

Dans votre présentation, vous dites que vous êtes prêts à "conquérir le monde et faire l’amour à des milliers de femmes". Comment ça se passe de ce côté-là ?

(rires) Pas très bien en fait ! Sur les quatre, on est déjà trois a être en couple ... Du coup, on a changé d'objectif : on préfère faire l'amour à une seule femme, mais bien, très bien, et des milliers de fois !

C'est quoi votre rêve ? Vous vous voyez où dans dix ans ?
Dans dix ans, on aimerait avoir une belle discographie ... C'est difficile aujourd'hui de sortir beaucoup de disques, c'est lent, contrairement à une autre époque où les artistes pouvaient sortir des albums plus souvent. Dans dix ans, on aimerait avoir joué dans tous les villages et patelins du monde, fait une tournée en Afrique, et être dans une belle santé spirituelle, ouverte, pas aigrie, en paix ... Et aussi, avoir réussi à bien vivre ce mode de vie : on voit trop de groupes fatigués par les tournées, abîmés par le temps. Bref, notre rêve, c’est de faire plein d'albums et d’être au top dans nos têtes !

Il y a un vrai phénomène capillaire chez vous. Il faut avoir les cheveux longs, bruns et bizarrement coiffés pour vous écouter ?
C'est en tous cas un critère pour intégrer le groupe, on avait fait cette demande au casting, il n'y avait que des chevelus (rires). C'est un moyen de profiter de notre jeunesse, de notre capital capillaire ... Mais pour nous écouter, pas de restriction : on peut être chauve ou albinos, aucun problème.

Est-ce qu'il y a une question qu'on ne vous a jamais posée en interview et que vous aimeriez qu'on vous pose ?
Quel est l'âge du capitaine ? Ou bien, si la journaliste est une femme, comme toi, oui, il y a bien une question qui nous ferait plaisir ... Par exemple, dans cette salle intime (leur studio d'enregistrement, NDLR), on pourrait nous proposer qu'il se passe quelque chose, un gush sexuel ... ! Non, plus sérieusement, on ne nous a jamais posé de questions sur le sens de la vie, le but de nos existences, un truc un peu loin de la musique. On répondrait qu'il faut travailler sur soi, apprendre à se connaître, vraiment en profondeur ... Et puis aimer et être aimé. Oui, chez les Gush, on aime bien les phrases toutes faites !

Un petit mot de la fin pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Vincent : Gush crush !
Mathieu : Gush touch !
Yan : J'adore les couvs de Marie Claire !
Xavier : Même si on n'est pas là, t'inquiète on sera toujours là !

Et pour vos fans ?
Yan : Viens !
Mathieu : Come to my house !


L'article sur le site web de Marie Claire à lire ici.

Crédits photos :
www.lachambreblanche.com et www.maho-photos.com





MARIE CLAIRE


La Nouvelle Night Fever

   Juin 2009





Finies les vieilles boites de nuit et leurs boules à facettes. Happenings créatifs, spectacles décalés, discos écolos ou cosy ... la nuit change de peau. Malgré ma gueule de bois, je vous raconte.
(Photos Fabrice Guyot)


Si pour vous, une boîte de nuit est un sous-sol mal décoré, résonnant de tubes disco ringards ou de techno inaudible, où l'on raque un million de dollars pour siffler une bouteille de mauvais gin entourés de sauterelles prépubères draguées par des vieux beaux, il est temps de ressortir. Car figurez-vous que tels des gremlins après minuit, les boites sont en train de muter. "Après les années Palace, la nuit semblait s'être endormie, formatée ... Mais depuis un an, ça bouge énormément : des lieux ouvrent ou changent de main sans cesse, de nouveaux concepts apparaissent, et les noctambules sont devenus très exigeants, nous poussant à nous dépasser. Ca fait du bien ! " Ainsi parle Cyril Bodin, Dj, rockeur et organisateur de soirées depuis presque 20 ans. Après avoir démarré au Palace, il a fait les belles années de l'Elysée Marboeuf, collaboré avec les rois de la French Touch, et sévit actuellement au Globo(1), qui a repris ses lettres de noblesse grâce à ses soirées « Folk You ». Un avis partagé par Nicolas Ullmann, comédien et incontournable maître des fiestas qui cartonnent(2) : "Cette révolution des nuits ressemble à celle du cinéma lors de la Nouvelle Vague : un jour, on en a eu marre des soirées industrialisées par des businessmen. Des petits artistes ont lancé des concepts moins formatés, plus proches du public, et ça a marché !" Ce que confirme Lionel Bensemoun, pape de la nuit parisienne (Le Baron(3), le Paris Paris, le nouveau Régine(4) ... c'est lui) : "Les gens ont envie d'autre chose que de la simple musique sur une piste de danse, ils nous réclament de l'inédit. Les tendances viennent surtout de Londres et de Berlin, et explosent enfin en France". Les tendances, mais quelles tendances ? A part une piste, quelques banquettes, un bar et un Dj, qu'est-ce qu'on peut bien demander à une discothèque ? Spectaculaire, écolo, plus démocratique et même pantouflarde, découvrez les visages de la nuit 2009.


LA NUIT FAIT SON SHOW
Le vent est d'abord venu de la scène. Retour du rock oblige, les concerts se sont multipliés, réhabilitant ainsi les performances live en boîte de nuit. Puis, sur sa lancée, le "show" a repris ses lettres de noblesse au-delà des simples concerts : danse contemporaine, strips burlesques et spectacles décalés règnent chez Régine, tandis que les soirées du Bonheur des Dames(5) proposent des strips teases masculins. Le tout anti ringard, et avec participation du public. "On sent une envie d'évènements très visuels, et surtout collectifs. Chez Régine, notre styliste Maroussia a mis un vestiaire de costumes et d'accessoires à disposition des clients, pour qu'ils soient en phase avec les animations. Et chez Moune, ce sont les Dj qui se déguisent", explique Lionel Bensemoun. "Avant, je m'ennuyais en soirée, où il n'y avait "que" de la musique et des gens qui venaient draguer - ça ressemblait à des rallyes géants », raconte Nicolas Ullmann, le transformer fou. « Pour vraiment m'amuser et me déguiser, j'étais obligé d'aller dans les boites gays - alors que je suis hétéro ! Mais finalement, les gens ont eu besoin d'une nouvelle énergie, de happenings, d'interactivité, et aujourd'hui, le show s'est généralisé". Exit donc le Paris branché vêtu de sombre, air blasé et coincé à la clef : les nouveaux fêtards se lâchent, et la night est redevenue une diva rigolarde en habit de lumière. Ca fait plaisir.


LA NUIT SAUVE LA PLANÈTE
Autre tendance des nouvelles boites, la vague écolo ! Après avoir envahi nos maisons et nos bureaux, le bio s'attaque aussi à nos nuits. Deux villes européennes ont lancé le mouvement du clubbing vert en 2008 : le Watt(8) à Rotterdam (appuyé du label "Sustainable Dance Club"), et le Surya(9) à Londres, dit aussi "Club 4 Climate". Le principe ? Des nightclubs où l'énergie des danseurs, captée par un dancefloor intelligent, alimente les ampoules - c'est magique, et ça s'appelle la piézo-électricité. Mais on y trouve aussi des boissons (bios ou non) servies dans des gobelets recyclables, une déco en récup' (notamment des baignoires coupées dans la longueur pour donner d'adorables canapés), des toilettes à aspiration d'air (économisant près de 300 litres d'eau par jour) ou à eau de pluie récupérée, des vidéos éducatives sur l'environnement... Et ça marche. Au Surya, on peut notamment croiser ColdPlay, Leonardo di Caprio ou Jade Jagger. Bien sûr, les clubbers y vont d'abord pour la programmation musicale, mais comme l'explique Vera Verkooijen, du Sustainable Dance Club : "Le côté vert est un vrai bonus". Lors de leurs ouvertures, les deux boîtes de nuit ont reçu des coups de fil du monde entier, surtout d’Europe et des Etats-Unis. Et à Paris ? Thierry Reboul, fondateur de Wehaveadream.com, prépare un projet gigantesque, baptisé « Human Power ». Au son des Dj, 70.000 fêtards utiliseront dance-floor piézo-électrique, vélos fixes et même roues de hamster géantes (!) pour produire durant la journée l’énergie nécessaire à un concert géant le soir. Soit 24 heures de teuf verte et totalement déjantée, complétée par des éoliennes et des panneaux solaires. « Aujourd’hui, la fête parfaite ne peut qu’être respectueuse de l’environnement, explique Thierry Reboul. A cette soirée, on pourra claquer de l’énergie en masse sans culpabiliser ! » La même envie d’écologie joyeuse et décomplexée anime le créateur du Surya, Andrew Charalambous, surnommé "Dr Earth". "L'écologie ne doit pas être déprimante, agressive ou prêchi-prêcha ... Pour intéresser les gens, on peut aussi la rendre fun !", proclame cet homme d'affaires britannique, également fondateur de la « Campagne pour le Climat » du parti conservateur. Fun certes, mais altruiste aussi : "La boite produit sa propre énergie avec des éoliennes et des panneaux solaires sur le toit. Comme notre production est supérieure à nos besoins, nous donnons gratuitement l'excès aux maisons voisines". Sympa, le clubbing de demain.


LA NUIT SE DÉMOCRATISE
Troisième caractéristique de la nouvelle nuit, son (relatif) assouplissement. Avant, pour entrer en boîte, il fallait traquer les flyers papier pour être informé des bonne soirées, payer son entrée 20 €, et pleurer pour approcher le carré VIP. Aujourd'hui, tout a changé : avec le web, n'importe qui peut se tenir au courant des nights les plus select, voire copiner avec ses organisateurs. "Internet a révolutionné l'organisation de soirées, créant une communication qui n'était pas possible auparavant. Du coup, ça a aussi fait marcher la concurrence, car plus les gens ont le choix, plus ils sont exigeants : je passe parfois 70 heures par semaine à bosser sur Facebook !" explique Cyril Bodin. Autre évolution qui fait du bien aux fêtards : une entrée en boîte gratuite. Comme on ne paye que ses consommations, on se sent moins floué, et si on change d’avis, on repart rapidement sans avoir l'impression d'avoir gâché ses sous. Quant au fameux carré VIP, il n'existe plus : "Ringardissime !", crient en choeur les rois de la night. Moins snob, la nuit 2009 ? Pas tout à fait : les physios font toujours leur travail, et un bon look ou de bonnes relations aident à rentrer dans les lieux les plus hype. Mais une certaine démocratisation s'est faite : quand un Sean Penn se fait virer du Baron pour mauvaise conduite, un parfait inconnu, bon style et bon esprit, peut y entrer à sa place. Non mais.


LA NUIT EST CASANIÈRE
Dernier trait commun des noctambules 2009, leur côté pantouflard, qui les fait raffoler des clubs ressemblant à ... des appartements ! Au Chacha(6), Julien Labrousse s'est inspiré de son propre logis pour concevoir une boite-resto avec salon de musique, chambre secrète et salle de bains : "J'aime l'idée d'une grande maison où se retrouver, et je pense qu’après une période déco très design, un peu froide, on retourne logiquement à une ambiance cosy". Idée que les créateurs du Derrière(7) ont poussé encore plus loin : dans ce restaurant hypissime, on trouve un petit salon avec rétro-projo, une table de ping-pong, un frigo, une chambre avec dressing (privatisable), et une bibliothèque-fumoir très british dont la porte se cache derrière une armoire normande. Pour parfaire l’illusion « maison », on voit aussi revenir en club l’ambiance familiale : "Le Bonheur des Dames(4), c’est l'annexe de votre appart’ ! Chez nous, les fêtards sont chez eux, avec accueil personnalisé, cadeaux, convivialité, et surtout ... pas beaucoup d'interdits !" rigolent Anne-Sophie Baillet et Boris Kelevra, organisateurs de ces soirées pas comme les autres. Bref, que vous soyez plutôt charentaises, stilettos ou baskets bios, réjouissez-vous : 2009 est définitivement l’année de la bonne teuf.


ENCADRÉ :  BONS PLANS, BONNES ADRESSES

Vous voulez tester ces lieux de folie ? Notre fiche pratique pour vous y retrouver et connaître les programmations, avant de foncer sur le dancefloor. Bonne soirée !
◊ (1) Le Globo : Soirées « Folk You », « Democracy » et concerts inédits, tous les vendredis. 8, Boulevard de Strasbourg (Paris X), rens. www.myspace.com/globoclub et groupe Facebook « Le GLOBO ».
◊ (2) Nicolas Ullmann : cabarocks, kararockés et hommages aux groupes qui ont marqué l’histoire. Rens. www.myspace.com/ullmanncabarock et contact Nicolas Ullmann sur Facebook (à demander en « friend » pour recevoir  tous ses programmes !).
◊ (3) Le Baron : Concerts et Dj sets dans la boite la plus courue de Paris. 6 avenue Marceau (Paris VIII), rens. www.clublebaron.com
◊ (4) Chez Régine : Spectacles et Dj sets variés dans le nouvel écrin de la mythique discothèque. 49 rue de Ponthieu (Paris VIII), rens. www.leregine.com et le groupe Facebook « Le Régine ».
◊ (5) Le Bonheur des Dames : Réservées aux filles entre 21h30 et 23h, puis ouvertes aux garçons, ces soirées offrent buffet, animations et clubbing effréné jusqu’au matin. 40 rue du Colisée (Paris VIII), rens. www.bonheur-des-dames.com et le groupe Facebook « Au Bonheur des Dames ».
◊ (6) Le Chacha Club : Ambiance chic, feutrée et déjantée dans le nouveau lieu incontournable de la capitale. On adore ses Dj, ses idées de soirées et sa déco. 47 rue Berger (Paris I), rens. www.chachaclub.fr et groupe Facebook « Chacha Club Paris ».
◊ (7) Le Derrière : Ici point de dancefloor mais un restaurant délicieux, où l’on étire les heures pour boire un verre version « sweet home », regarder un match dans le salon ou fumer tranquille dans la jolie bibliothèque. 69 rue des Gravilliers (Paris III), tél 01 44 61 91 95.
◊ (8) Le Club Watt : La boite écolo de Rotterdam, labellisée Sustainable Dance Club. A tester lors d’une virée aux Pays Bas ! West - Kruiskade 26-28 (Rotterdam), www.watt-rotterdam.nl  et www.sustainabledanceclub.com.
◊ (9) Le Surya (Club 4 Climate) : La version londonienne des boites écolo, avec bar au rez-de-chaussée et discothèque au sous-sol. Ambiance musicale R’n B et population brassée, anti branchouille (ça repose !). 156 Pentonville Road (à deux pas de la gare Eurostar St Pancrace), www.club4climate.com




MARIE CLAIRE


  A Paris :
Les nouvelles chambres d'hôtes

  Juin 2009




Pour un plan love dans la capitale, osez le B&B.
Photos Fabrice Guyot.



COUP DE COEUR : UN RIAD A MONTMARTRE
Envie de voyager ? Rendez-vous au Sourire de Montmartre, le mini-riad de l'adorable Ilhame. On apérote et petit-déjeune dans la chaleureuse pièce commune, dernier étage de ce triplex à l'orientale, avec ses poutres apparentes et sa cheminée qui flambe. Côté chambres, on voyage en Asie avec la chambre Zen, au Maroc avec la chambre Marrakech (murs en tadelakt et loupiotes "mille et une nuits"), ou dans le temps avec l'antique chambre Joséphine (meubles d'époque et baignoire en fonte au milieu de la pièce), toutes avec salle de bains privatives. Un petit régal.
64 rue du Mont Cenis (18e), 06 64 64 72 86, www.sourire-de-montmartre.com, de 110 à 120 €.


APPARTEMENT DE FOLIE
Pascal et Pascal (ça ne s'invente pas) aiment recevoir. Dans ce charmant et spacieux appartement de deux chambres (jusqu'à 6 personnes) totalement indépendant du leur, on s'installe à la Folie Méricourt dans un décor coloré et tout confort. Balcon fleuri, baignoire, cuisine équipée, on se sent chez soi tout en profitant des conseils avisés des hôtes, qui adorent aider les touristes ou bavarder avec ceux qui occupent les lieux. Ca marche tellement bien qu'ils viennent d'ouvrir deux nouveaux apparts, à République et Oberkampf. Le détail qui tue ? Les confitures maison, mitonnées avec amour par l'un des deux Pascals. Et si on restait un peu ?
20 rue de la Folie Méricourt (11e), 06 62 52 12 05, www.appartements-hotes-folie-paris.com, à partir de 95 €.


UNE PÉNICHE COSY
Pour décrocher vraiment du quotidien, cap sur la jolie péniche qu'Alain et Rita habitent depuis trente ans. Bateau à l'extérieur, véritable petite maison à l'intérieur, leur havre de paix flottant allie confort, accueil chaleureux et dépaysement. En plein coeur de Paris (pont de la Concorde), la chambre située à la proue possède sa propre salle de bains (avec baignoire et ... vue sur l'Assemblée Nationale), et le copieux petit déjeuner se fait dans le salon l'hiver, sur le pont l'été. Unique.
Bateau Pytheas Vivas
, Port des Champs-Elysées (8°), http://pagesperso-orange.fr/chambredhote.paris, 150 €.


POUR UNE OCCASION TRÈS SPÉCIALE ...
Si vous avez des sous et une occasion très spéciale à fêter, on vous recommande chaudement le One By The Five. Entre nid d'amour luxueux et paradis du kitch, cette suite-appartement proposée par l'hôtel le Five offre tous les ingrédients pour une nuit love et ultra hot. Immense lit suspendu dans les airs (avec son plafond "ciel étoilé", son écran plat et ... sa webcam), salles de bains multiples, "piste de danse", patio romantique, kitchenette proposant une "recette de l'amour" (à base de fruits et champagne), éclairages tamisés ... Vous l'aurez compris, malgré le douillet confort du lit géant, vous ne dormirez peut-être pas beaucoup. Mais aurez certainement une pêche de dingue le lendemain.
3 rue Flatters (5e), 01 43 31 52 31, www.onebythefive.com, 960 €



MARIE CLAIRE

  A Paris :
Bons plans nocturnes

  Juin 2009



Hormis le classique resto-bar-boite, que peut-on faire la nuit dans la capitale ? Suivez nos pistes.
Photos Fabrice Guyot.


◊ BULLER AU HAMMAM
Une soirée à presque Marrakech, ça vous tente ? Dans le plus beau hammam de Paris, profitez des nocturnes mixtes pour la jouer Mille et Une Nuits avec votre chéri, vos copines ou en solo. Hammam, sauna, piscine, gommage au savon noir, divin massage à l'huile d'argan (demander Clotilde, une fée !), thé à la menthe ou dîner aux chandelles ... C'est beau, zen, et à des lieues du stress parisien : un remède imparable en cas de pétage de plombs.
"Les Cent Ciels", 45 bis av. Edouard Vaillant (Boulogne-Billancourt), 01 46 20 07 01, www.hammam-lescentciels.com, ouvert jusqu'à 23h les lundi, jeudi et deux dimanches par mois.


◊ BOUQUINER À L'ANGLAISE
Murs tapissés de livres, poèmes et photos, antiques volumes reliés de cuir, ambiance cosy ... L'incroyable bookstore de la rue de la Bûcherie, où les plus grands écrivains anglo-américains sont passés, semble suspendu hors du temps. Dans cette librairie aux allures de maisonnette british, on peut bien sûr acheter des bouquins, mais aussi assister à des lectures (le lundi), ou consulter des ouvrages blotti au creux d'un fauteuil, dans un canapé et même ... sur un lit ! Pour une soirée à part, délicieusement studieuse, et en V.O, please.
Shakespeare and Co, 37 rue de la Bûcherie (5°), 01 43 25 40 93, ouvert tous les jours jusqu'à 23h.

◊ SE FAIRE UNE COUPE AU CLAIR DE LUNE
Connaissez-vous cette vieille croyance ? Les cheveux coupés les nuits de pleine lune repousseraient plus vite et plus forts, surtout si le travail s’effectue en plein air. Depuis 25 ans, Djelani et Skander Maachi, formels quant à la véracité de la légende,  ouvrent leur salon jusqu’au bout de la nuit quand la lune est pleine, avec finitions dehors sur la place des Victoires. Et leurs clients, qui n’hésitent pas à prendre rendez-vous à 2 heures du matin, confirment : ça marche. Y a plus qu’à essayer !
40 rue Coquillère (1°), 01 42 33 57 47, 40 € la coupe.


◊ SE GAVER DE MACARONS
Comme nos amis new-yorkais, on peut choisir de dîner sucré pour une soirée d'exception entre copines. Par exemple au nouveau bar Ladurée, à la déco totale féérique ... Au menu : cocktails-macarons (notamment Rose et Réglisse), desserts traditionnels de la maison revus en verrines par Philippe Andrieu (Ispahan, Mont-Blanc), et, of course, les assortiments de macarons (dont celui de la saison : mangue-jasmin). Attention : si les délices sont sucrés, l'addition, elle, est plutôt salée ...
Bar Ladurée, 13 Rue Lincoln (8e), 01.40.75.08.75, ouvert tous les jours jusqu'à 23H30, vendredi et samedi jusqu'à 0h30. Le Chef Michel Lerouet propose aussi toute une carte salée.





MARIE CLAIRE


  A Paris :
Belles fripes et super vintage


  Juin 2009




Marre d'être fashion-clonées ? Pour arborer un look rien qu'à soi, l'idéal, c'est le vintage.
Photos Fabrice Guyot.


LA PLUS CHIC : IGLAÏNE
Coup de coeur absolu pour ce petit temple du luxe d'antan, à la douce atmosphère surannée. Pièces de créateurs haut de gamme, vintage couture, rééditions de vêtements anciens, préparez-vous à craquer complètement au fil des portants. Dominique, amoureuse de son métier, vous fait naviguer de foulard en soie non griffé (20 €) en robe Courrèges (700 €), en passant par robes de toutes les époques (de 70 € à 300 €), lunettes de soleil sixties, escarpins Chanel et pulls en cachemire (70 €). THE adresse pour une grande occasion. I
glaïne, 12 rue de la Grande Truanderie (1°), 01 42 36 19 91, du lundi au samedi de 11h à 19h.



LA PLUS PIN-UP : MAMZELLE SWING
Bienvenue au paradis des filles rétros ! Passionnée des années 30/40/50, Bérénice chine avec amour des pièces féminines et ultra pointues : nuisettes et dessous des années 30 (40 €), petits hauts colorés (20 €), robes variées des années 40 (de 75 € à 140 €), foulards en soie (10 €), sacs (de 40 € à 80 €) mais aussi quelques vêtements des années 20 et du vintage pour enfants dans sa seconde boutique. Le petit plus ? L'indication de l'époque sur les étiquettes, "pour celles qui seraient un peu perdues" ... So cute.
Mamzelle Swing, 35 bis rue du Roi de Sicile (4°), 01 48 87 04 06, du lundi au samedi de 14 heures à 19 heures.



LA PLUS TENDANCE : VINTAGE DESIRE
Ultra connue mais incontournable, cette petite friperie a le double avantage d'être plutôt bon marché et de suivre la mode de près dans le choix de ses lots. Chapeaux (5 €), vestes (de 10 € à 50 €), chemises et jupes écossaises (5 €), sacs (de 5 à 10 €), bottes (35 €) ... C'est l'eden des jeunesses branchées rock et des étrangers tendance de passage à Paris. Attention : à éviter le week-end, il y a foule. Arrivages quotidiens.
Vintage Desire, 32 rue des Rosiers (4°), 01 40 27 04 98, ouvert tous les jours de 11h à 21h.



LA PLUS CLASSIQUE : FRIPES STAR
Un des temples de la friperie à Paris, version grande époque des puces Clignancourt. Armée de patience, on fouille dans ces deux cavernes d'Ali Baba pour y dénicher des trésors : robes des années 60/70/80 (de 10 à 20 €), manteaux de fourrure et vestes en cuir (de 50 à 80 €), vestes militaires (5 €), sacs en cuir (10 €), bottes (de 10 à 30 €), pulls (de 3 à 10 €) ... Un conseil : y aller le lundi ou le mardi, jours des arrivages.
Fripes Star, 61 rue de la Verrerie et 8 rue Ste Croix de la Bretonnerie (4°), 01 42 76 03 72 et 01 42 78 00 76, du lundi au samedi de 11h à 21h et le dimanche de 14h à 21h.
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés