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Musique

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MARIE CLAIRE

Ma vie est tout à fait fascinante, de Pénélope Bagieu

Mars
2008

Pénélope, illustratrice parisienne de 25 ans, a une vie « tout à fait fascinante » qui ressemble étrangement à la nôtre … Shopping, boulot, chéri, beauté, factures et autres problèmes dramatiques sont croqués avec justesse, humour troisième degré et un coup de crayon adorable. Dans la lignée des Carlotta et autres Soledad. « Ma vie est tout à fait fascinante » de Pénélope Bagieu (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 15 €), blog www.penelope-jolicoeur.com

 

MARIE CLAIRE

Les Filles de Riyad, de Rajaa Alsanea 

Février
2008

Cette jeune saoudienne a commis un crime : elle a osé parler d’amour. Dans « Les filles de Riyad », son roman-scandale devenu culte dans le monde arabe (et enfin édité en français), Rajaa Alsanea raconte en toute liberté les déboires sentimentaux de quatre jeunes filles aisées d’Arabie Saoudite, pays où l'hypocrite Cupidon porte le voile et obéit à la famille. Sadim, Kamra, Michelle et Lamis tombent amoureuses, croisent le fer, étouffent entre noces arrangées et traditions claniques, tout en surfant sur Internet ou en shoppant chez Vuitton. Un Sex & The City à la sauce orientale, écrit d’une plume incisive. Les filles de Riyad, éd. Plon, 18€.

MARIE CLAIRE

"Salaam London"

Roman

Août 2007



MARIE-CLAIRE

"Léo et ses scherrettes"

Trois romans féminins aux éditions Léo Scheer

Avril 2007



Léo Scheer sort de son chapeau un savoureux trio féminin. Outre leur éditeur, Céline Straniero, Chiara Zocchi et Natashka Moreau ont en commun leur âge (28 ans), une plume qui chante, et un talent certain pour raconter comment des jeunes femmes déboussolées peuvent finalement naître à elles-mêmes. De l'initiatique, mais avec humour et poésie. Si la première joue à se faire peur pour savoir qui elle est ("Petite joueuse"), la seconde nous fait visiter ses différents amours ("Volare") : le faux qui éloigne, le passionnel qui ravage, et le vrai qui apaise. Ici, le charme naît d'une écriture inventive et jolie comme un dessin. Last but not least, dans « Le Royaume minuscule », Natashka cherche sa place avec étonnement, que ce soit dans la vie de son homme, au cœur d’un pays neuf, ou du monde en général : là où les autres semblent évoluer avec aisance, comme si tout allait de soi, elle est pétrie d’interrogations, et d’autodérision … Il lui faudra construire son propre univers pour savoir qui elle est et s’accepter comme telle. Plus qu’un bon roman, envoûtant et délicieusement juste, ce minuscule royaume est une invitation à jouer le jeu de l’existence, à laquelle on répond plutôt trois fois qu’une.
« Petite joueuse », de Céline Straniero, « Volare », de Chiara Zocchi, traduit de l’italien par Laurent Lombard, « Le Royaume minuscule », de Natashka Moreau (éd. Léo Scheer, 17€, 17€ et 18€).

 MARIE CLAIRE

"A bout de couple"
"La mariée mise à nue"
"La fabrication d'un mensonge"

Romans

Mars 2007




CA FAIT RÉFLÉCHIR
On connaissait les livres coup de poing, Catherine Castro nous offre un livre coup de boule. Implacable, notre collaboratrice met le couple à poil avec objectivité, lui retirant ces paillettes médiatiques et publicitaires qui nous le vendent sans relâche comme l’ultime idéal social. Ce voeu d'exclusivité sexuelle est tellement considéré comme notre unique voie de salut, que le célibataire heureux de l'être est perçu comme un libertin, un taré ou un looser. Comme si le mariage ne charriait pas un lot invraisemblable d'aberrations et de souffrances, comme s’il était cohérent de s'accrocher quand le bonheur s'est fait la malle. Loin d'une froide démonstration, le cri de l’auteure part du coeur : si elle nourrit tant de rage envers cette figure sociale imposée, c'est parce qu’on y abîme ce qu'il existe de plus précieux au monde. Et que "le couple est à l'amour ce que le strass est au diamant : une contrefaçon". Violent, mais convaincant.
"A bout de couple", de Catherine Castro (éd. Denoël, 10 €).



POURQUOI IL FAUT LIRE LE NOUVEAU NIKKI GEMMEL

1 - Parce qu'il y a des choses qu'on ne
dit ni à ses copines, ni à son conjoint, et qui méritent d'être entendues. Nikki Gemmel propose une plongée en apnée dans les profondeurs du mariage, particulièrement dans les obscurs replis de sa chair.

2 - Parce que cette romancière australienne, tranquille mère de famille, a secoué le monde entier avec cette « vraie fausse autobiographie », lâchée d'abord sous anonymat afin d’éviter l'autocensure.

3 - Parce que dans ce journal intime écrit à la deuxième personne, elle raconte d'une plume toute nue comment une gentille épouse, amoureuse et trahie, décide soudain de partir à la recherche de son plaisir et de son ego. Qui deviendront sa came.
Mi-Ingénue libertine, mi-Desperate Housewife, elle s'étonne et s’égare, pour se trouver là où on ne l’attend jamais. 

4 - Parce que
La Mariée mise à nu, dédié « à tous les maris », se veut un manifeste du désir féminin, aussi brutalement honnête que rougissant de questions candides. Ce qu’une femme adore au lit. Ce qu’elle y déteste. Comment la maternité perturbe la sexualité. Et, surtout, la difficulté de dire clairement ce qu'elle veut à son partenaire.

5 - Parce qu'on referme ce délicat roman, qui réveille les sens avec bon sens, en se posant beaucoup de questions sur soi et sur l’autre. Il est temps de se mettre à table.
« La mariée mise à nu », de Nikki Gemmel, traduit de l’anglais par Alfred Boudry (éd. Diable Vauvert, 22€).


Dans son roman, Audrey Diwan, journaliste et écrivain, a mis trois livres. Détails.

Un livre de filles : L'amitié passionnelle d'une jeune femme effacée, timide et sans histoire, pour une petite star de quartier charismatique, grande gueule et fonceuse - on pourrait croire le thème usé jusqu'à la corde. L'auteur nous prouve le contraire avec éclat. Raphaëlle, bourgeoise de 25 ans trop gâtée (et cadrée) pour désirer quoique ce soit, rencontre Lola. Mère célibataire pleine d'expériences baroques, Lola trimballe effrontément ses galères et ses ruses, dotée d'un sex-appeal cheap assorti à son vernis à ongles écaillé. Et comme Raphaëlle, on la suit.

Une diatribe anti-mariage : Dans la miteuse boutique de robes de mariées où l'une travaille pour l'autre, Raphaëlle va être initiée à une révolution féministe luttant contre le mariage, cette "machine à bousiller les gens", "qui aurait dû disparaître en même temps que l'esclavage, la traite des Noirs et la peine de mort". La marche anti-nuptiale sonne juste, d'un ton qui ressemble à Lola - direct, coloré et efficace.

Un roman d'apprentissage : En traversant cette amitié-ouragan, Raphaëlle va surtout apprendre sa première leçon de vraie vie : comment fabriquer un bon gros mensonge existentiel, pour tenir le monde entier dans le creux de sa main. Une recette qui se mitonne comme une opération à coeur ouvert, délicate et vitale, dangereuse, inoubliable. Et un peu douloureuse aussi, forcément.

« La fabrication d'un mensonge », d'Audrey Diwan (éd. Flammarion, 15 €).


 

 
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