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Divers et d'été

MARIE CLAIRE

"Ma Fiesta"

Page spéciale à l'occasion de la fête nationale espagnole

Octobre 2006



Le 12 octobre, c’est le Jour de l’Hispanité, fête nationale espagnole : l’occasion de faire la fiesta, mujer !


LA FETE LA-BAS
COMMENT CA SE PASSE ?
Tout comme chez nous, la fête nationale est pour les Espagnols un jour férié avec défilé militaire et parade politique, pas sur les Champs mais sur la Plaza Colòn de Madrid. Puis, grosse fête un peu partout, du très chic Barrio de Salamanca – notre XVI° - à la festive Chueca, quartier branchouille et « gai » qui n’est pas sans évoquer notre Marais national.

OU DÎNER  A MADRID?
A la célèbre Bardemcilla, tenue par la famille Bardem (stars du ciné espagnol). Une adresse colorée et vivante, nickel pour un repas madrilène avec vins du pays et décor bohème - le tout, à la Chueca.
47 Augusto Figueroa, Tel. 00 34 915 214 256 www.labardemcilla.com/

OU DORMIR A BARCELONE ?
A l’hotel Camper (oui, la marque de chaussures!), situé en plein cœur de la ville, tout près des Ramblas. 25 chambres au design impeccable, à l’ambiance lounge tout confort et au calme étudié. De 175 à 210E la nuit, 11 carrer Elisabets, Tel. 00 34 933 426 280


LE FESTIVAL D’AUTOMNE DE MADRID
Du 11 octobre au 9 novembre, c’est le Festival d’Automne à Madrid : tous les soirs, faites votre choix parmi un florilège d’évènements dans toute la ville (théâtre, concerts, spectacles de danse, expositions …). Une overdose de culture ibérique à s’injecter sans vergogne.
http://www.madrid.org/clas_artes/fo06/index.html
Merci au Consorcio Turistico de Madrid.

COMMENT Y ALLER ?
Bien sûr, pour un week-end en Espagne, moult low-cost aériens vous tendent les bras. Mais le top, c’est d’y aller en train-hôtel : Elipsos, compagnie ferroviaire née de l’union de la SNCF et de la RENFE, propose des départs depuis 6 villes françaises pour 8 villes espagnoles. Quatre classes selon le  budget, des fauteuils super-inclinables (type business-class aérienne) aux cabines tout confort avec lit, douche, WC et téléphone. Le mythe du train de nuit version XXIème siècle. A/R Paris/Madrid de 178€ à 652€, A/R Paris/Barcelone de 172€ à 578€  Rens. www.elipsos.com


LA FIESTA A PARIS

AU RESTO
C’est drôle, cette idée reçue comme quoi les « vraies bonnes tapas » ne se trouvent que dans les tavernes hispanisantes kitchs et cracras. Chez Cristina, l’élégance du décor rouge et blanc aux murs de pierre brute n’empêche pas une cuisine « comme à la casa » : tortilla espagnole, aubergines à l’ail, queso manchego, sardinillas, chorizo … On les déguste toutes, posées sur les classiques tranches de pain tomaté et arrosées d’un bon vin de pays : béatitude. Et on ne parle même pas de la chaleur de l’accueil. Viva Espana ! Environ 30€.
Cristina Tapas, 18 rue Duphot (1°) Tel. 01 42 97 53 04

CHEZ VOUS
 Si vous décidez de fêter l’Espagne à la maison, voici LE parfait CD d’ambiance : Mujeres, dernier album d’Estrella Morente. Prodige du cante flamenco, épouse de torero et … play-back de Penelope Cruz dans Volver (oui, c’est dans l’album), elle nous aligne de purs petits bijoux de flamencos et de tangos argentins. Mettez une robe noire, des talons, et essayez de résister ne serait-ce qu’une seconde à frapper dans vos mains. Mujeres, Estrella Morente, EMI, 13€.


JAMAIS SANS PEDRO
Evidemment, qui dit Espagne, dit Almodovar … Si, malheureuse, vous avez raté l’expo de la cinémathèque cet été, bénéficiez de la séance de rattrapage avec le livre : photos, anecdotes, trésors et souvenirs, voyage au pays d’un cinéaste de génie. Olé.
Almodovar : Exhibition ! de Serge Toubiana, Ed. du Panama, 59€.

LE CHIGNON ESPAGNOL SELON ALEXANDRE ZOUARI
Une longue raie au milieu, les cheveux lisses ultra plaqués, un énorme chignon sur la nuque et une belle fleur dessus : dans le genre bombe hispanique, voilà de quoi mettre Penelope au chômage technique.

FLAMENCO
Peignes à piquer, Menkes, X euros.





Vacances Pratiques

"Dans la jungle de Borneo"

Tourisme au Sarawak

Novembre 2006







Une île mythique, la forêt vierge, des grands singes et les chasseurs de tête : Bornéo, loin du tourisme de masse, invite à un voyage pas comme les autres.



Lorsqu’on atterrit au Sarawak, état malaisien du nord-ouest de Bornéo, c’est d’abord l’humidité qui frappe. Une chaleur étouffante qui peut se transformer en pluie violente : avec un tel climat, on comprend mieux pourquoi cette région, recouverte par la plus ancienne forêt primaire du monde, abrite une vie animale et végétale exubérante. La jungle, la vraie, telle qu’on la fantasme depuis l’enfance … Nous avons une semaine pour en explorer les richesses, à partir de la ville de Kuching, capitale du Sarawak et point de départ idéal des voyageurs.


LE PARC NATIONAL DE BAKO
Parallèlement à une déforestation effrénée (le Sarawak fournit près de 30% des exportations mondiales de bois de charpente), la Malaisie développe un solide réseau de parcs nationaux. Cette prise de conscience écologique est possible grâce à la bonne santé économique du pays. Nous avons choisi de visiter le parc de Bako, qui est le plus ancien. A moins de deux heures de Kuching, cet espace protégé se rejoint par bateau depuis Kampung Bako (80RM* aller-retour pour 6 personnes, +10RM l’entrée du parc). Sur le trajet, on admire la mangrove et son rideau de palétuviers qui protège le rivage, les plages de sable blanc, et les falaises sculptées par le temps – comme cette tête de serpent géante jaillie de l’eau. 

Une fois sur la rive, le trek commence : sous les assauts des moustiques (prévoir un bon répulsif), nous progressons silencieusement dans la jungle dense et verte. Et enfin, nous les voyons : les nasiques, des singes au nez concombresque vivant uniquement sur Bornéo. C’est un mâle et son harem qui passent d’arbre en arbre sous nos yeux médusés – personne n’ose bouger, et nous n’entendons que le bruit de scierie des cigales locales. Le parc propose 17 sentiers de randonnée, bien indiqués, et celui que nous avons choisi grimpe tout en haut d’un point de vue exceptionnel sur la côte et la mer de Chine – ça valait le coup. Sur le chemin du retour, pas de calao rhinocéros (oiseau emblématique du Sarawak à énorme bec rouge et jaune), mais des macaques peu farouches (et voleurs !), des lézards géants, et des fleurs carnivores pansues, les nepenthes. Bon à savoir, le parc a une cafétéria (où nous mangeons pour 6RM), un centre d’information et des chalets où passer la nuit (de 50 à 300RM).


SEMENGGOH : LE PARADIS DES ORANGS-OUTANS
Etape suivante, la réserve naturelle de Semenggoh. Au cœur de cette forêt classée, à une demi-heure de bus de Kuching, se trouve le Centre de Réhabilitation des orangs-outans. Ceux-ci, qu’on ne trouve qu’à Bornéo et Sumatra (Indonésie), ont vu leur nombre diminuer de façon dramatique en raison de la déforestation galopante et du braconnage. Il n’en reste même pas 2000.

Quand un singe est sauvé, il est amené au centre. On commence par le soigner afin de le rendre à la forêt en parfaite possession de ses moyens, tout en évitant qu’il s’habitue trop à l’homme. Pendant un temps, bien que lâchés dans la jungle environnante, ils viennent s’alimenter ici. Pour les voir, nous marchons à travers la forêt jusqu’à nous trouver à une vingtaine de mètres de la plate-forme où les « hommes de la forêt » (orangs-outans en malais) vont venir déjeuner. Dominic, un des employés, dispose sur l’estrade bananes, œufs, papayes et noix de coco, que certains des primates, avec leurs petits, attrapent déjà. Soudain, un murmure parcourt l’assistance : au loin, les arbres immenses se ploient comme des roseaux, et une énorme masse rousse s’approche. C’est Ritchie, mâle de 100 kilos, star du centre, qui s’installe tranquillement en promenant sur nous des yeux blasés. Saisissant. Le regard d’un orang-outan n’est pas le même que celui d’un autre animal. L’émotion est étrange, très forte.

De retour à la clinique, nous discutons avec Abdul Rahman, le manager, qui travaille ici depuis trente ans. Passionné, à la limite de la colère, il nous parle du trafic d’orangs-outans et ses motivations plus glauques les unes que les autres : cirques, pubs, combats, mais aussi la mode des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), hobbie pathétique de certains VIP – le plus célèbre étant Mickaël Jackson. On paie un million de ringitts (environ 215.000€) pour un bébé orang-outan, sachant que pour attraper le petit il faut tuer la mère, voire d’autres singes venus en renfort … Pour Abdul Rahman, la victoire, c’est quand le primate soigné ne met plus un orteil au centre. Ca signifie que la mission est accomplie, dit-il en souriant enfin.


SEJOUR CHEZ LES COUPEURS DE TÊTE
Le Sarawak offre aussi une autre aventure : la rencontre avec les ethnies locales, qui constituent plus de la moitié de la population du pays. Nous nous rendons dans un village Iban, atteint après quatre heures de route cahoteuse et une demi-heure de pirogue sur la rivière Lemanak (images sublimes). Accueillis en musique, nous montons les étroites marches du tronc encoché : nous voici à l’intérieur de la longhouse, maison communautaire en bois de 200 mètres de long qui abrite une vingtaine de familles sous le même toit. La longue véranda où nous nous trouvons est le ruai, l’espace commun, et les portes alignées le long du mur ouvrent sur les logements de chaque famille. A l’extérieur, des planches branlantes constituent une sorte de terrasse parallèle, où traînent la volaille et quelques chiens. Respectant l’étiquette, nous enlevons nos chaussures et buvons le rituel verre de tuak (alcool de riz) offert à l’arrivée. Puis, assis par terre autour d’un thé, nous rencontrons quelques familles, et le chef du village, Kanyah, répond à nos questions : la culture iban, leur artisanat, leur mode de vie, leurs tatouages … Notamment, la tortue qu’arborent certains hommes sur le cou, et qui indique leur bravoure - rappel discret de leur tradition de chasseurs de tête (malgré l’interdiction légale, la pratique subsiste). Soit ! Il est temps d’aller se laver à la rivière (en sarong), puis de manger, à même le sol. Durant le succulent repas que nous prenons chez l’une des familles (fin, épicé et copieux), nous voyons les voisins défiler pour grignoter ou papoter, les portes ne cessant de s’ouvrir. Ce sera la même chose au petit-déjeuner ! Puis, lors de la cérémonie traditionnelle avec danses en costume, nous offrons nos cadeaux (papeterie, thé, café), et recevons en échange un nouveau verre de tuak. La soirée finit en discussions animées à la lueur des lampes à pétrole.

La nuit est courte sous les moustiquaires, les coqs réveillant les hommes dès 4h du matin pour leur départ aux champs – et nous avec ! Après un petit-déjeuner gargantuesque (riz, oeufs, café et beignets de banane), nous avons droit à une démonstration de sarbacane, puis nous traînons dans le ruai pour nous imprégner de la vie des habitants. Si les animations sont programmées pour chaque groupe de touristes (ici quelques personnes deux fois par semaine), et malgré le problème de la langue, il reste des instants spontanés où nous communiquons sur un regard, un geste ou un rire. La bêtise faite par un enfant, les aléas du temps ou le goût d’un plat font parfois s’évanouir les barrières linguistiques et culturelles. Une expérience à vivre.

*Ringgits malaisiens. 5RM = 1€.



L’HISTOIRE DU BON ET DU MAUVAIS TOURISTE


Lors d’un voyage comme celui-ci, le sort des Amérindiens ou d’autres ethnies (comme les Padawng en Thaïlande) clignote dans notre esprit : le tourisme est-il une bonne chose ? La réponse des locaux est affirmative : les Iban ont besoin de cette nouvelle source de revenus, pour éviter les exils en ville - leur économie étant ruinée par la déforestation et la mondialisation. Les parcs nationaux aussi, pour continuer leur programme de protection. Et le pays entier bénéficie des apports étrangers. Mais il faut toujours penser à faire les choses de manière correcte. Car nous voyons encore trop de touristes mépriser les coutumes locales (et heurter les habitants), jeter leurs déchets n’importe où, utiliser le flash pour photographier les orangs-outans (les rendant aveugles) … la liste est longue. Les gouvernements locaux ne sont pas seuls responsables de la préservation de la jungle et de ses habitants : c’est aussi notre rôle, en visant un échange culturel enrichissant et respectueux. Le monde change inexorablement, mais nous pouvons peut-être orienter ce changement dans le bon sens. Et ce, avec plaisir !




•    Formalités : Pas besoin de visa pour un séjour inférieur à trois mois, ni de vaccin spécifique. Le passeport doit être valide six mois après la date de retour.

•    Deux agences pour organiser vos expéditions :
-    Lotus Asia, à Kuala Lumpur
D-5-4 Megan Phileo Promenade, 189 Jalan Tun Razak
Tel. 03-2161-7075 Email: malaysia@lotusasiatours.com
-    Borneo Transverse Tours & Travels, à Kuching.
No. 15, Ground Floor, Jalan Green Hill
Tel. 6082- 257 784  Email: bntv@po.jaring.my


www.vacancespratiques.com



MARIE CLAIRE

"Mon boulot"

Actu & shopping pour la vie professionnelle

Décembre 2006




Nous passons le tiers de notre vie au travail : tant mieux, on y prend tellement de bon temps ...




ARRÊT SUR MON IMAGE
On peut toujours peaufiner nos discours à la virgule près : en matière de communication, c'est surtout l'image qui compte. En effet, 93% du message passe par la voix, les gestes et l'apparence … Pour apprendre à mettre en valeur sa boite et/ou sa personnalité, Aude Roy a créé l'AFIPP, Association Française de l'Image Personnelle et Professionnelle, premier organisme français de coaching image - qui n'a rien à voir avec ses homonymes sportif ou management. En une dizaine d'heures, on effectue un travail comportemental et visuel à l'aide de discussions, questionnaires et exercices vidéo – plus un passage par les cases stylisme et coiffeur. On apprend à parler en public, bouger sans être crispé, bien regarder les gens et créer son propre look, afin de construire une image perso et positive, celle qui nous ressemble et envoie les bons messages. Bref, on devient soi-même, et ça paye. Cabinet à Paris et en province, renseignements sur www.afipp.fr


BAD BOSS OR NOT BAD BOSS ?
Votre patron est si taré que vous avez envie d’écrire « Le diable s’habille en Damart » (il n’est pas très modeux) ? Pour vous remonter le moral, surfez sur Working America, site lancé par une organisation syndicale des US qui a élu le pire boss de tous les temps : plus de 2500 témoignages (anonymes) racontent l’histoire du chef assis dans son 4X4 donnant ses instructions à un employé debout sous la pluie, ou du patron de magasin obligeant ses vendeurs fautifs à porter un gros poulet en plastique autour du cou en guise de punition. Savoureux aussi, la boss illuminée qui accueille ses employés en réunion à coups de revolver. Un bon bougre, finalement, ce vieux Damart. http://www.workingamerica.org/badboss

LA FEE USB
Bonne nouvelle, les prises USB de nos ordis deviennent polyvalentes : en plus d’accueillir les clefs du même nom, elles peuvent aussi servir à dégeler nos mains dans des mitaines chauffantes (Mitaines USB, 24€95), garder notre cannette de soda au frais (Coolit Chiller, 39€90), ou notre tasse de café au chaud (Chauffe Mug USB, 18€50). Trop high-tech, la fille. www.mageekstore.com

RETROS DE BUREAU
Comme ils sont joliment design, on va faire croire que ces rétroviseurs d’ordis ne sont là que pour la déco. Alors qu’en fait, c’est pour faire semblant de travailler quand Big Boss arrive dans notre dos, ou pour mater notre nouveau collègue beau gosse de manière subreptice et indétectable. Luca Trazzi, 7,99$, www.perpetualkid.com

LE STYLO DE MISS BOND
Parce que face à un gadget marrant, on a tous 5 ans, voici le stylo qui fait tuner FM, enregistreur vocal, clé USB  pour stocker des données (jusqu’à 1G) ou encore lecteur MP3. Il est petit, léger, classe, et on peut même écrire avec. Stylo USB, de 48$ à 68$, sur http://usb.brando.com.hk

EN LIGNE, LE CV DESIGN
On peut être la pire des taches en informatique et néanmoins impressionner ses futurs employeurs avec un site perso, tout dédié à notre gloire professionnelle : Site-CV permet de se créer un CV en ligne de haute qualité graphique, en étant guidé de A à Z (merci la petite vidéo spécial nullasses). On choisit un modèle qui nous ressemble, on donne toutes les infos nécessaires, on ajoute photos ou vidéos si besoin, et au final, on envoie directement le lien de notre page aux employeurs potentiels – tandis qu’un espion nous informe des visites reçues. L’intérêt, c’est de se distinguer via la personnalisation du curriculum, en y ajoutant un caractère très pro. Le genre de détail qui peut faire la différence parmi les postulants. www.site-cv.com, 14€90 l’année.

*** Illustration : Lucille Prache


 
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