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Publié par Caroline Rochet

J'ai testé le Mondial du tatouage, marieclaire.fr

J'AI TESTÉ LE MONDIAL DU TATOUAGE 2015

Pour lire l'article en diaporama sur marieclaire.fr, cliquez ici

Du 6 au 8 mars derniers à la Grande halle de la Villette à Paris, c’était le Mondial du tatouage. Soit 22 000 m2 d'encre, d'aiguilles et de talent maniés par 340 artistes venus du monde entier. Il est loin le temps où l’on pensait (à tort évidemment) que le tatouage était réservé soit aux Polynésiens, soit aux bikers : désormais, dans notre pays où plus de 4 000 professionnels manient le dermographe, 1 Français sur 10 serait tatoué. Précision importante : les femmes tout autant que les hommes... Dans ce temple géant de l’art sur peau, où, en plus des artistes, on pouvait découvrir expos (Fender), concerts, Dj sets et concours, notre journaliste Caroline Rochet (tatouée, elle aussi) s’est bien régalée. Reportage.

Une grosse fiesta

Le Mondial du tatouage, plus qu’un salon conventionnel, c’est avant tout une sacrée fête : du monde, de la musique, des looks, des gueules, des rires. C’est aussi l’un des plus grands évènements au monde consacrés au tatouage : l’année dernière, avec plus de 27 000 visiteurs venus du monde entier, l’événement a battu à la fois le record d’affluence de la Grande halle et celui du nombre d’entrées au niveau mondial. Cette année, on était 30 000. Un conseil pour l’année prochaine : si vous voulez du calme, allez-y le vendredi - le week-end, c’est blindé !

Tin-Tin, le pape du tattoo

On tombe sur lui à chaque coin d’allée : Tin-Tin, le dieu français du tatouage. Si le grand public le connaît parce qu’il encre des people (de Jean Paul Gaultier à Julien Doré en passant par Florent Pagny), il est d’abord reconnu par ses pairs pour son talent, mais aussi pour ses initiatives : c’est le cofondateur du Mondial et le président du Syndicat national des artistes tatoueurs, qui défend les professionnels et fait reconnaître le « tatouage artistique et créatif en France ». C’est aussi une machine à jeux de mots et à réponses fantaisistes aux journalistes. Un mythe.

Pour le suivre : www.tin-tin-tattoos.com et @tin_tin_tatouages sur Instagram.

Des tatoueuses en pagaille

Bonne nouvelle : aujourd’hui, le nombre de femmes tatoueuses progresse. Tin-Tin lui-même nous confirme la féminisation progressive du métier de tatoueur. Cette année au Mondial, on en compte désormais une quarantaine sur les 340 artistes présents. Celles qui nous ont tapé dans l’oeil ? Jo Harrison (Shrewsbury), Amanda Toy (Milan), Laura Satana (Paris), India Amara (Toronto), Vero (Montréal), Noa Yanni (Pietrasanta) … Un signe fort : c’est une femme qui a réalisé l’affiche de l’édition 2015, Alix Gé, star française du métier. Joli symbole pour un évènement qui se clôturait le 8 mars !

Pour les suivre sur Instagram : @alixge, @joharrisontattoo, @amandatoy, @laurasatana, @indiaamara, @verotattoomania, @noayanni

Maud Dardeau, notre tatoueuse préférée

Elle fait partie des pointures et j’en suis totalement fan : Maud Dardeau, peintre et tatoueuse française, a évidemment son stand au Mondial. Son style ? La gravure, la trame, inspirées de de Gustave Doré ou Albrecht Dürer. Des animaux mythiques, des anges vengeurs, des crânes profonds et des roses à couper le souffle. Elle est une des artistes qui prouvent au grand public à quel point le taouage a évolué depuis les tribaux en aplat. Évidemment, ses rendez-vous se bookent plusieurs mois à l’avance (chez Tin-Tin Tatouages). Ce qu’elle préfère ? Les grandes pièces, comme les dos, qui ressemblent à des tableaux. Mon mec a déjà la chance d’avoir une de ses oeuvres sur la peau, et moi, j’espère pouvoir dire de même bientôt.

Pour la suivre : “MaudDardeauTinTinTatouages” sur Facebook et @mauddardeau sur Instagram.

Gunther Love pour l’ambiance

Entre deux stands, on bouge son corps en cadence : aux platines, Gunther Love, alias Sylvain Quimène. Comédien, Dj, membre des Airnadettes, producteur, champion du monde de Air Guitare et créateur de l'évènement musical "Secours Pop Rocks" au profit du Secours populaire français, le caméléon (évidemment sévèrement tatoué lui aussi) transforme la Halle de la Villette en Baron géant. De quoi avoir envie de danser dès 14h, et être gentiment distrait pendant qu’on passe sous l’aiguille ...

Pour le suivre : www.guntherlove.com et @Sylvain_Quimene sur Twitter. www.secourspoprocks.org

Juste après Kanye West

Le Mondial du tatouage, c’est quand même avant tout l’occasion de se faire tatouer par des pointures du monde entier. Comme Jondix (Londres), Diego Moraes (Sanary-sur-Mer, et oui), Maxime Büchi (de Sang Bleu, à Londres)… Soit en prenant rendez-vous à l’avance, soit en optant pour un flash, petit modèle unique à se faire encrer au débotté. Pour ma part, je tente de réserver un créneau avec Nathan Kostechko, de Los Angeles, pour une petite rose sur l’avant-bras, mais le beau Californien est débordé. Mon chéri, lui, réussit à choper un flash avec Maxime, l’homme qui a tatoué Kanye West la semaine dernière. Joie.

Pour les suivre sur Instagram : @nathan_kostechko @jondix, @diegomoraestattoo, @mxmttt.

À coups de marteau

Âmes sensibles s’abstenir ! Le dermographe vous fait peur ? Alors évitez le stand des artistes polynésiens : ici, on tatoue au marteau, à l’ancienne. Celui qui testait n’avait pas tant l’air de souffrir, cela dit… Mais les gens qui regardaient, eux, un peu.

La photo perso

Avant de partir, je passe faire un coucou à Pierroked, jeune tatoueur prometteur, qui m’a fait, pas plus tard qu’il y a un mois, une sublime couronne dans le haut du dos (chez Tin-Tin Tatouages). Allez hop, une selfie à l’envers. Je vous le recommande !

Pour le suivre : sur Instagram @pierroked, sur Facebook www.facebook.com/pierroked.

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